Accéder au contenu principal

Kamasi Washington - Truth (2017)

"Let's take a trip together"

Une épopée musicale, où l'intime, le flamboyant, le grandiloquent, l'universel, le simple se côtoient, se chevauchent, s’entremêlent.

C'est quasiment un orchestre symphonique, pour ne pas dire une armée (y a quand même 30 gus), prêt à déferler dans vos oreilles.

Un début calme, avec quelques accords de piano, une basse et un batteur, une guitare subtile s'adjoint pour le cool, chacun sur son motif.

Un vibraphone se joint au groupe, une seconde batterie entre en scène sur la droite, puis une trompette, dans un calme un peu moins serein.

Viennent les cordes, puis les chœurs, et cela commence à monter en tension et en intensité, crescendo. 

Le drame se noue petit à petit.

C'est à présent un boléro fiévreux, empli de cuivres et vent divers, de batteurs qui sulfatent, d'un saxo qui lance des plaintes lancinantes ...

Et puis arrive ce petit break en haut de la montée, on se dit: "ça y est c'est plié, on a passé le plus haut, ça va dérouler pépère ..."

Effectivement Kamasi arrive et lance son solo, sauf que les batteurs, ce sont maintenant deux moissonneuses batteuses furibardes qui défoncent tout sur leur passage et que Kamasi il s'est fait greffer quelques paires de poumons et qu'il enchaine, un véritable cycliste sous EPO qui fait les tous les cols ...

Finalement un repos de cordes, mérité, permet de se remettre de cette montée, mais on suspecte que ce n'est pas encore terminé (logique il reste plus de 8 minutes). 

Bien évidemment, pas de déception, un final feu d'artifice se met en place et claque.

Alors qu'est-ce que Truth, un mélange entre une quête de spiritualité à la Coltrane, un mysticisme spatial à la Sun Ra, le tout saupoudré de motifs simples, répétitifs et entrelacés de Reich.

On se laisse embarquer avec plaisir ...

Je veux ce disque !

 



 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

No Suicide Act - No Suicide Act (2023)

Bru(i)t X Noir Une arrivée, un retour aussi inattendu que bruitiste et engagé. L'association de FranXoa la voix des Bérus et de Madsaxx le saxo, d'entre-autres, Ukandanz pour un Ep constitué de 2 nouveaux titres et de 3 reprises des Bérurier Noir. La voix de FranXoa n'a pas changé, toujours aussi écorchée, enragée posée et forte. Le sax de Madsaxx est lui maltraité, trituré, déformé pour devenir un soufflement électronique saturé menaçant. Forcement une boite à rythmes vient assurer les beats. Au programme 4 reprises des Bérus, ou plutôt 4 relectures avec actualisation des paroles afin de rester dans l'air du temps et un nouveau track.  Un Nada 2024 inaugural qui ne lâche rien aux préoccupations de l'instant les milichiens sont toujours là mais le contrôle est facial et social, la NSA n'est pas loin ...  Suit le peu connu En Pensant , plus posé musicalement mais très tourmenté dans ses thématiques.  Arrive l'inédit Death Life Blues sorte d'hommag...

High Tone - Ekphrön (2014)

High Tone revient avec un album, bonne nouvelle ? Le groupe continue d'expérimenter, il fait évoluer les choses partant de là où ils les avaient laissées avec Outback. Moins de basses dub, des sonorités orientales moins marquées, plus de titres mid-tempo, plus de basses et de rythmiques dubstep, peu être une ambiance plus "rock" ( Until the last drop ). Bilan: mitigé; une intro loupée avec l'insipide Basis et au final un album deçà de leur précédent opus et de leur second volet des Dub Invaders, dans le dubstep ce ne sont ni les plus extrêmes ni les plus novateurs,  trop de titres mid-tempo qui malgré une approche "agressive" se révèlent mous ( A fistful of yen , Wahqam saba ...); par contre toujours cette volonté de ne pas se répéter, d'évoluer.

Carl Craig - Televised green smoke (1997)

La nuit était tombée depuis quelques heures quand une fumée verte se répandit partout, diffusée par la télévision. Ce ne fut fatal pour personne, mais il n'y eu seulement plus d'images dans le poste. Au début les gens furent inquiets, puis ils se rendirent compte qu'en fait la télévision ne diffusait que de la merde. C'était un début et c'était bien ...