samedi 28 juillet 2018

Pharcyde - Runnin' (1995)

La prod' chaloupée et indolente de Jay Dee, les flows cools des Pharcyde, que demander de plus ?
Pas grand chose, un p'tit peu de sax et des scratchs.
Souhaits exhaussés ...
Bon, ben, y a plus qu'à se poser tranquillement sur sa serviette de plage, contempler la mer et bronzer béatement.
Pourquoi courir ?


lundi 23 juillet 2018

Earl Zinger - Only the ridiculous survive (2004)

Dans un monde de plus en plus dur, où l'on joue son avenir à chaque instant, les plus ridicules, les plus grotesques ont leur chance.
Moqués, vilipendés, méprisés ou ignorés par la masse, ils réussissent à passer au travers des gouttes, à se frayer un chemin, à survivre.
J'ai peut-être mes chances dans ce monde ...


jeudi 19 juillet 2018

The Blaze - Territory (2017)

Un retour après une séparation aussi douloureuse que subie.
La joie, le partage, les peines, les regrets.
Prendre conscience de ce qu'on a manqué, du temps perdu, tenter de le rattraper, vainement, profiter pleinement du moment présent.


mercredi 18 juillet 2018

Rhys Celeste Microlith - Untitled 72 (2017)

Un moment de félicité en apesanteur, intemporel, serein, à peine teinté de tristesse, de nostalgie et d'un peu de tourment.
Et juste cette envie qu'il se renouvelle sans cesse ...


mardi 17 juillet 2018

Lee Perry & Diggory Kenrick - The anti-snake (2018)

Les serpents sont une plaie.
C'est incontestable !
Ils ne font rien qu'à se planquer dans des endroits où on ne les voit pas, de telle sorte qu'on marche dessus quand on se ballade l'été.
Bref ils sont fourbes.
Et en plus ils sont susceptibles, douillets et revanchards et ils mordent après s'être fait marcher dessus, voire dans le pire des cas ils injectent leur venin pouvant provoquer la mort.
De mauvais coucheurs !
Aussi rien de tel qu'avoir avec soi un repoussoir à serpent.
Le mien c'est Lee Perry, il fait du dub et les serpents n'ont pas l'air d'aimer et décampent fissa, permettant au promeneur estival de déambuler en toute quiétude.
Facile, non ?


lundi 16 juillet 2018

Boy Harsher - Morphine (2016)

Une nuit particulièrement sombre, dans un hôpital abandonné délabré, une femme erre, les pieds nus sur le sol jonché de débris.
Son histoire, la raison de sa présence, rien ne sera explicité.
Seule sa voix est magnétique, sorte de souffle sensuel mêlé à râle rauque, délivre quelques brides succinctes et parcellaires.
Elle raconte l'absence, le désir, l'indécision, le besoin, la résignation, le mouvement, le sexe.
"She's like morphine on my mind ... I'm in heaven ..."



dimanche 15 juillet 2018

Nuyorican Soul - It's alright I feel it (1997)

L'efficacité pour mettre la patate: les Masters At Work et leur potes zicos.
Groove torride, entrainant qui fait oublier la chaleur pesante mais rappelle qu'il fait beau ...


vendredi 13 juillet 2018

The Gnostic Trio/John Zorn - Kotlenu (2014)

Rafraichissant comme une averse estivale quand l'air est lourd et poussiéreux.
Doux comme le tintement hypnotique des gouttes de pluie sur une verrière.
Prélude à des rêves suaves ...


Henri Salvador - Faire des ronds dans l'eau (2000)

Se la couler douce, ne pas faire grand chose si ce n'est une sieste et peut-être, si l'envie vient soudainement, des ronds dans l'eau.
L'art de savoir ne rien faire ...


jeudi 12 juillet 2018

Front 242 - Geography I (1982/2016)

La géographie selon Front 242 est étrange, martiale, charriant guerre, destruction, révolte, mort, sang, douleur.
Heureusement il y a la drogue ...


mardi 10 juillet 2018

Alan Fitzpatrick - Hold the ripper (2018)

C'est l'été, c'est de la techno, c'est fou comme les deux vont bien ensemble ...


lundi 9 juillet 2018

Nàresh Ran - Martyris bukkake (2018)

Le martyr du bukkake.
Alors pour résumer c'est un peu comme si la Passion du Christ et le martyr de Jésus avaient été revus et corrigés par Jacquie et Michel.
Et à chacune des 14 stations du chemin de croix, au lieu de devoir porter sa croix, justement, Jésus se prendrait une éjaculation faciale.
Le Nouveau Testament version YouPorn ...

Musicalement, c'est lent, douloureux, profond, solennel, souterrain et sombre. Du martyr Nàresh Ran n'a gardé que la mise au tombeau ...

Ne pas oublier le magnifique travail effectué par Teschio Dischi, qui avec son édition limitée de 33 exemplaires délivre un superbe objet.


dimanche 8 juillet 2018

Beat Pharmacy - High tide (2018)

Une vague de dub, puissante et inlassable de celles qui emportent tout sur leur passage.
Et pourtant après ce n'est pas la désolation qui règne mais l'apaisement ...


vendredi 6 juillet 2018

Cypress Hill - Illusions (1995)

Les illusions, les perdre, en avoir ...
En tout cas avec Cypress Hill elles sont nimbées d'un épais nuage de fumée et d'un peu de paranoïa ...


jeudi 5 juillet 2018

Burnt Friedman & The Nu Dub Players - It's thunder (2000)

Une histoire de tonnerre, de tempête, l'impression d'une chevauchée dans la tourmente, mais en version pacifiée.
Puis cette rythmique qui s'insinue, qui chemine et qui rappelle quelque chose de déjà entendu ...
Et puis d'un coup, bon sang la révélation, c'est un peu le "Riders on the storm" des Doors dont on aurait ralenti, coupé et mis en boucle la basse et gardé les cymbales et le coup de caisse claire, juste avant que Jim ne dise son premier "riders" (d'ailleurs à 35" ne jurerait-on pas entendre un riders soufflé d'une voix d'outre-tombe).
Non pas un plagiat, ni une relecture, mais plutôt une inspiration, une citation à partir de laquelle Burnt Friedman et ses acolytes inventent une nouvelle histoire où douceur, grésillements, mélodie envoutante et rythmique hypnotique se mêlent pour narrer un orage en devenir ...


mardi 3 juillet 2018

Aquaserge - Si tu t'en vas (2018)

Une légèreté insouciante dans la voix, une tristesse résignée dans les paroles.
La musique à la fois surannée et sautillante, mais aussi mélancolique et futile.
Léo qui observe narquois ...


lundi 2 juillet 2018

Money Mark - Sunday Gardena blvd (1995)

Une déambulation lente et paisible, un soir de début d'été le long d'une avenue de bord de mer quand il n'y pas encore trop d'animation.
L'air tiédi par une légère brise marine, on chemine sans but réel si ce n'est de se promener tranquillement et de profiter de l'instant avec simplicité et gourmandise.


dimanche 1 juillet 2018

Clark - Petroleum tinged (2014)

Nager dans le liquide visqueux et dense d'une nappe de pétrole, y plonger pour tenter d'en toucher le fond (une tentative aussi insensée que stupide), se perdre dans cette masse, suffoquer.
Puis, désorienté, parvenir toutefois à en ressortir la tête et le corps ensuite.
S'échouer sur la rive le corps assombri par ce liquide bitumeux, se sentir gluant, sale, harassé mais vivant.
Rire ...