mercredi 31 janvier 2018

Nirvana - The man who sold the world (MTV unplugged) (1994)

Bon, si on excepte le gilet en poils de culs de Kurt et le tee-shirt a col roulé de Dave, on est proche de la perfection, non ?


Motörhead - Ace of spades (1980)

1974, Couilly Pont Aux Dames, Elsa Chubirier, 12 ans, entend le groupe Abba à la radio. C'est une révélation dans sa vie, elle entrevoit son futur, sa destinée.
Dès lors elle n'a plus qu'un seul but écrire le titre Ace Of Spades du groupe Motörhead.
Très vite elle se rend compte que la tâche va être ardue, car premièrement elle n'est pas Lemmy, deuxièmement elle n'y connait rien à la musique, elle ne sait même pas à quoi une basse ressemble et en plus il ne lui reste plus que 6 ans pour y arriver.
Bref c'est mal barré !
Mais Elsa n'est pas du genre à baisser les bras, elle décide tout d'abord de se laisser pousser la barbe et la moustache, elle va ensuite consulter un dermatologue pour se faire rajouter une verrue géante sur la joue, tout cela en moins d'un an. Ensuite elle apprend la musique durant 2 ans et devient une compositrice aguerrie et jalousée de tous dans son petit village.
Reste le problème principal devenir Lemmy, c'est là que son génie s'exprime pleinement: elle invente une machine à remonter le temps, se projette le 24 décembre 1945 et se substitue au jeune Lemmy qui allait naitre. Les parents du bébé n'y voient que du feu, bien qu'un peu surpris par la pilosité et la taille de leur nourrisson.
Il ne reste plus à Elsa qu'à attendre 1980 pour composer Ace of Spades et réaliser son destin.
Elle y arrivera, sa ténacité a finalement payé ...


mardi 30 janvier 2018

Lieu Noir - P​.​R​.​O​.​F​.​I​.​T ฿ (2018)

Finalement ça a mal tourné, on s'est fait ratatiner, dézinguer, exterminer comme des grosses merdes par les Predators.
Un désastre d'un point de vue humain.
Mais on s'est vengé, on les a pervertis ...
Regardez-les, ils sont pathétiques, défoncés au Purple drank et au Xanax, bedonnants à force de bouffer trop gras, trop sucré et trop salé, n'arrivant même plus à bander tellement leurs artères pleines de plaques d'athérome. Désœuvrés ils passent leurs soirée à glander dans des clubs de strip-tease glauques à mater des Predatrices à moitié obèses tenter d'aussi lascives que grotesques poses aguicheuses. Ils terminent leurs soirées déchirés, la gueule pleine de vomi, vautrés dans un tas de détritus.
De ce club s'échappe une musique indolente, répétitive, un peu triste, un peu vaine, ils s'y complaisent.
En pleine déliquescence et pathétiques ces bestioles belliqueuses ...



lundi 29 janvier 2018

Jérôme Minière - Défilés clandestins (1998)

L'heure n'est plus au grandes manifestations publiques, plus personne n'y vient !
Non il faut faire ça de manière plus subreptice, plus insidieuse, saboter de l'intérieur, l'air de rien.
Il faut montrer son désaccord, son refus plus radicalement et plus discrètement sans rien laisser paraitre.
À titre personnel, je manifeste seul, sans banderole, ni slogan, je marche dans la rue, l'air renfrogné et déterminé.
Bien entendu je ne demande aucune permission, je m'arroge le droit de protester, partout, tout le temps, contre tout.
C'est ça un défilé clandestin !
La grande question est de savoir si c'est efficace ?
Peut-être si ça se trouve nous sommes des millions chaque jour à montrer en toute discrétion, dans l'anonymat le plus total, notre opposition, ça finira par porter ses fruits ...


samedi 27 janvier 2018

vendredi 26 janvier 2018

Pessimist - Bloom (2017)

Ode à la lenteur, à la pesanteur, au poisseux, au morbide et au glauque.
En même temps le gars s'appelle Pessimist ...
Un bon week-end en perspective ...


jeudi 25 janvier 2018

The Fall - Pay your rates (1980)

"Affreux, sale et méchant", mais aussi atrabilaire et dipsomaniaque, Mark E Smith est néanmoins mort et c'est quand même dommage.


mercredi 24 janvier 2018

Shogun - Together (1996)

Un voyage inter-stellaire à la vitesse de la lumière, une exploration des galaxies lointaines, succomber à la beauté de la nébuleuse d'Orion, voir imploser une supernova, se perdre dans les confins de la voie lactée.
Tous ces voyages semblent possibles à l'écoute de Together.
Puis la rêverie impossible, s'estompe, le réel reprend ses droits, hélas ...


Stereolab - L'enfer des formes (1994)

Ayez confiance, votre gouvernement travaille pour votre bien-être, dormez tranquille.
Bon parfois votre sommeil est un peu agité, les cauchemars se succèdent.
Puis vous vous réveillez, ce n'était pas un cauchemar ...


mardi 23 janvier 2018

Dr John - I Walk On Guilded Splinters (1968)

Une marche, lancinante, hypnotique, peuplée de créatures étranges.
Pourquoi cette errance, ce cheminement ?
Une célébration religieuse, un pèlerinage dévotionnel, un rituel mystique.
Peut-être un dessein plus macabre, l'ombre du vaudou, inquiétante ...


lundi 22 janvier 2018

Rodolphe Burger - Je tourne (2008)

La chaleur bancale d'une sorte de blues philosophique et giratoire, teinté de délires mathématiques.
Cela me fais au moins un point commun avec Rodolphe Burger: cette propension à vouloir faire des suites de nombre.
Bon moi généralement c'est quand je suis malade, accablé par la fièvre et que je délire à moitié.
J'en viens à tenter, inutilement et sans fin, de résoudre des opérations mathématiques qui bien entendu me semblent d'une importance vitale.
Forcement, il y a toujours une erreur et je recommence mon labeur, tel un Sisyphe du nombre. À cela il faut ajouter l'impression de choir dans une sorte de spirale rougeoyante pleine de phosphènes, une sensation oppression et de chaleur et la certitude d'une fin imminente, bref moi aussi "je tourne, je perds le contact (...) je suis dans une suite de nombres.
Heureusement, arrivé à ce point je me réveille, je bois de l'eau et prends un antipyrétique; puis cela va mieux.
Enfin pour quelques temps ...


dimanche 21 janvier 2018

CoH - Red square (2011)

Une intro douce, une quasi espagnolade.
Puis un riff métallique, désincarné, mutant, trafiqué, empli de violence et de rudesse, primal, nerveux et tendu, monolithique mais cependant évolutif car contre balancé d'électronique.
En même temps très brut et très élaboré.
Vif et acéré tel un félin, sinueux et serpentant tel un reptile, puissant et posé comme un ours, un véritable bestiaire à lui tout seul.
La quintessence de la colère froide et de l'agression gratuite ...


vendredi 19 janvier 2018

Swell - Is that important ? (1994)


Une question primordiale, existentielle presque: is that important ?
En fait surement pas et c'est même vraisemblablement futile, mais bon, peut-être sait-on jamais ...


jeudi 18 janvier 2018

Pépe - Lemon Fanta (2017)

Voilà qui me ferait presque aimer le Fanta citron (c'est quand même assez ignoble il faut l'admettre).
Simple, entrainant et un peu triste, le cocktail parfait.


mercredi 17 janvier 2018

Arthur H - La boxeuse amoureuse (2018)

Un piano étrangement calme égraine ses notes apaisées et se mêle à une stridence voilée d'un instrument à corde.
S'ajoute la voix grave, profonde, légèrement éraillée et voilée, à la puissance contenue d'Arthur H, puis cette voix s'envole avec élégance dans les aigus, un peu par surprise mais avec douceur.
Cette voix plane, survole, virevolte, gire, dessine des arabesques fantasques nimbée dans un écrin musical de grâce et de sérénité.
Elle raconte avec émotion et sensibilité l'histoire d'une femme qui combat, qui lutte, qui résiste, qui aime, qui s'obstine, qui vit ...


mardi 16 janvier 2018

Terekke - Tack (2017)

Planer entouré de nuages, se sentir enveloppé, en sécurité dans un cocon cotonneux et parfois pouvoir regarder défiler en bas le paysage miniature, distant.
Juste cette impression de liberté, de détachement et de quiétude en apesanteur ...


lundi 15 janvier 2018

Patricia - Josephine (2013)

Une berceuse viciée, qui au lieu de préparer à un sommeil apaisé, serait plutôt le prélude à une nuit tourmentée voire cauchemardesque.
Un semblant de calme, s'installe puis des grains de sable parasites viennent gripper la machine à rêves et entrainent l'auditeur vers une léthargie plus incertaine et tumultueuse ...


dimanche 14 janvier 2018

Piero Umiliani - Open space (1970/1973)

De l'insouciance, de la légèreté, un brin de folie et une once de surprise.
C'est quitter Rome à bord d'une Alfa Romeo Spider au milieu de la nuit, cheveux au vent, bien accompagné, des bouteilles de Champagne pour tenir la distance.
Direction la mer, puis longer la côte, glisser jusqu'au petit matin.
La musique à fond jusqu'à ce que ivre d'alcool, de vitesse, de liberté et de fatigue il faille s'arrêter, surtout à cause d'une panne d'essence.
Une belle folie, qui en valait la peine ...


samedi 13 janvier 2018

Jimi Tenor - Atlantis (1997)

Une histoire d'ambiance ...
Du swing, de la classe, une pointe de suavité et lenteur pour un résultat à la limite du grandiloquent mais flirtant surtout avec le grandiose et le classieux.
Une douceur pour les oreilles à la recherche des cités englouties ...


vendredi 12 janvier 2018

Detboi - Secret venom (2017)

Detboi  ne pouvait pas faire de la musique joyeuse, pas après ce qu'il avait vécu.
Une enfance chaotique passer à élever des morpions sur ses parties génitales. Des études de nettoyeur de lisier ratées après qu'il ait failli se noyer dans la cuve de décantation. Une première expérience professionnelle de testeur de thermomètres rectaux qui a mal tourné suite à une pénurie de lubrifiant. Bref une suite de ratages aussi risibles que pathétiques.
Il trouvera finalement son salut dans une jungle sombre, sèche, martiale, digne héritière des Source Direct, J Majik, Dilinja et consorts.


jeudi 11 janvier 2018

Sonic Youth - Shadow of a doubt (1986)

Pas de doute, elle plane l'ombre d'Alfred, une rencontre, un train, un échange ...
Rêve, réalité, elle subsiste l'ombre du doute ...
Un baiser sur un mal-entendu, a-t-il eu lieu, des dénégations, un fantasme, elle revient, l'ombre d'un doute ...


mercredi 10 janvier 2018

Dale Cooper Quartet & The Dictaphones - Pemp Ajour Imposte (2017)

Où il est question d'amour et d'élongation vaporeuse du temps sur fond de jazz alangui et de voix parcimonieuse de crooner, mais aussi de soupirs ...
Toujours une musique de nuit par gens non pressés ...


mardi 9 janvier 2018

Identified Patient & Sophie Du Palais - Peaceful panic (2017)

Une histoire de contraste, de tension et d'interdit à braver ...
De l'électro froide, cinglante et mécanique derrière laquelle une voix féminine vénéneuse, voilée et presque irréelle se glisse ...
Une invitation à un voyage initiatique vers de nouveaux mystères ...


dimanche 7 janvier 2018

Ganja Kru - Species (1999)

Le Ganja Kru groupe d'artificiers émérites de la jungle se laisse aller au ralentissement de tempo.
Le rythme reste lourd, les basses vrombissantes mais en plus lent, l'impression de respirer dans un nuage de protoxyde d'azote et d'avoir ses perceptions modifiées.
A cela il faut ajouter un discours fortement engagé sur les conséquence du darwinisme et la prédominance préjudiciable d'une espèce sur les autres ainsi qu'un fond sonore légèrement anxiogène.
Agréable mais déroutant ...


samedi 6 janvier 2018

Von Magnet - Light thread (2008)

Une hésitation, le temps d'un souffle, entre ombre et lumière.
Entre calme et fureur.
Un moment de doute durant lequel tout peu basculer.
Une tension qui subtilement, s'installe, s'instille, se diffuse et finalement l'emporte, un peu, pas très longtemps.
Puis le calme se réinstalle, momentanément, jusqu'à la prochaine tentative ...


Soul Coughing - Screenwriter's blues (1994)

Chronique poétique bancale du désastre.
Une ville anarchique, aux routes tentaculaires enchevêtrées, des studios de cinémas bâtis en réaction aux "femmes malédiction", la voix de Los Angeles qui parle.
Une belle nuit, le rock and roll, des enfants sauvages, violents - Burrough qui rentre par effraction en quelque sorte (mais son cut-up était déjà présent).
Baiser des mannequins paumées de l'Ohio à Reseda, y mourir comme tout le monde.
Les espoirs de gloire écrits en grandes lettres, ceux de l'amour espérés; le voile trouble de la pollution englobant la ville dès le petit matin.

Vision distanciée, fantasmée et tellement vraisemblable pourtant de Los Angeles cité aimant se nourrissant des appétits de gloire, de réussite, de reconnaissance de tout à chacun.
Au cœur de la ville est tapie son âme, sa voix, celle qui lance des appels, celle qui contrôle tout, celle qui jouit sans entrave et tout le temps, cette voix qui se répand par les ondes attirant, telle une Sirène moderne, les apprentis Ulysse qui se rêvent un destin extraordinaire pour mieux les dévorer, aspirer leur âme. Pas de place pour leurs faiblesses, leur naïveté, leur candeur, il faut nourrir la machine, engraisser la bête pour qu'elle puisse continuer à s'étendre, à se répandre.
Il est 5 heures du mat', la nuit se termine, bientôt le soleil et la brume vont poindre.
C'est l'heure d'oublier, de mourir à Reseda par exemple ...


jeudi 4 janvier 2018

Minnie Riperton - Inside my love (1975/2001)

Ça sent le sexe à plein nez !
Mais avec parfois une pointe de tristesse, voire de regret.
Un délice ...


mercredi 3 janvier 2018

Swans - Frankie M (2016)

Requiem en deux parties.
Tout d'abord un premier mouvement lent, incantatoire, sépulcral, traversé par des spectres diaphanes, des fantômes vocaux.
Inquiétant et paisible, il convoque les esprits défunts, invoque leur souvenir.
Quand ces derniers arrivent ils sont fureur et bruit; impérieux et majestueux, comme pour accentuer la théâtralité de leur entrée en scène.
Vient le second mouvement, le chant funèbre à proprement parler.
La musique est un peu comme une succession de vagues, revenant à la charge sans cesse, inlassablement sans férir.
La voix de Gira narre la fin de Frankie M, junkie envolé, transformé en papillon lors d'un ultime shoot.
Cette ultime et fatale défonce se ressent musicalement. C'est une seringue qui se plante dans la peau, aspire un peu de sang, puis y propulse son héroïne.
Elle provoque une euphorie puissante, puis une rage encore plus dévastatrice.
Enfin dans un ultime soubresaut chaotique - durant lequel les neurones crament, les synapses fondent - le cœur s'emballe, trop vite, trop fort et puis d'un coup plus rien !
Frankie M n'est plus ...


mardi 2 janvier 2018

Luomo - Tessio (2000)

Alors que gris, denses, opaques et nombreux ces salopards de nuages ne font rien qu'à encombrer le ciel, il fallait réagir.
On ne peut pas laisser tout passer, il y a des limites !
Et bin dans ta face, Tessio de Luomo !
On fait moins les marioles les nuages d'un coup ...
Si face à ce déluge de douceur, de chaleur et de sensualité presque estivale vous pouviez mettre les voiles et aller assombrir d'autres contrées ce serait pas mal.
En vrai je sais que les nuages n'en ont rien à faire de Tessio, déjà parce qu'un nuage ça n'a pas d'oreille donc c'est plutôt sourd, de plus même si ça pouvait entendre, vu que ça n'a pas de cerveau ce n'est pas dit que ça puisse transcrire les sons et apprécier la musique.
C'est con un nuage, ça ne sert pas à grand chose à part à pleuvoir, à cacher le soleil et à faire chier l'héliophile ...
Je crois que je vais devoir prendre mon mal en patience et attendre que ces nuages décident d'aller voir si ils ne peuvent pas aller embêter quelqu'un d'autre.
Aller je me replonge avec une nostalgie estivale dans Tessio ...