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Affichage des articles associés au libellé World

Sababa 5 feat Yurika - Crossroad Of Love (愛の交差点 / Ai no Kousaten) (2019)

Grand écart entre le moyen orient, Tel-Aviv et l’Asie, Tokyo. Du groove moyen oriental aux synthés trop chargés en sucre mais chamarré à souhait chanté de manière un peu incongrue en Japonais. Étrange mais envoutant et rafraichissant ! Crossroad Of Love - Single by Sababa 5 (feat. Yurika)

Rachid Taha - Ecoute moi camarade (2006)

Une histoire d'oiseau ... Une reprise, réussie, de plus avec de la vraie nostalgie dedans, des bouts de tristesse, un saupoudrage d'émotion. La classe quoi ! RIP Rachid Taha ...

Jah Wobble's Invaders Of The Heart - Whiskey priests (1994)

"Una canción de sacerdotes del whisky (...) de las mujeres de la noche, (...) una canción de redención y de amor correspondido" Une chanson de contrebandiers du son, de maraudeurs de la mélodie, de bandits du rythme. Un chemin étroit à flanc de montagne le long d'un précipice abrupt et profond, un trajet pénible, sec, poussiéreux, risqué, entre chien et loup, amenant vers les mystères oubliés, vers les richesses anciennes, sages et enfouies.  La redécouverte improbable des rituels des prêtres du whisky et la rédemption qui en résulte ...

"Od grube do svilene" a mixtape for those who disappear (2016)

Jon Hassell & Brian Eno - Charm (Over Burundi Cloud) (1980)

Musique lente et immersive pour transe chamanique moderne ... L'alliance d'un mystique transcendé et de la modernité technologique dévoyée, pour une flottaison intemporelle portée par une voix/trompette irréelle, soutenue par des percussions aussi discrètes qu'aquatiques et renforcée par des drones synthétiques profonds.

Anouar Brahem - Barzakh (1991)

Quand la beauté du calme contemplatif, la parcimonie des moyens mis en œuvre et l'art de la respiration entre les notes confinent à l'intemporalité voire à l'atemporalité et amènent au "repos en soi". Profite camarade !

Tlahoun Gèssèssè - Lantchi biyé (1970-71)

Sans doute ne connaissez-vous pas "The Voice" ? Non je ne parle pas de l'émission proposée par la chaine qui vend votre temps de cerveau disponible à Coca Cola (Coca se fait quand même grandement arnaquer dans l'histoire, ils achètent du vide) et dont les chanteurs au le charisme dépassant rarement celui de l'huitre et aux performances vocales ne concurrençant même pas le brame du cerf enroué. Non je parle de  Tlahoun Gèssèssè, La Voix en Éthiopie, de son groove velouté, subtilement vénéneux et insidieusement rampant (aidé en cela par Mulatu Astatké). Bon si après cela vous préférez toujours les Staracadémiteux et les rots sonores des Céline Fion ... P.S: remercions la collection Ethiopiques de  nous permettre d'écouter ces joyaux.

Akosh S Unit - Elettér (1999)

Sombre et joyeux, gai et mélancolique, enlevé et lent. Un album de contrastes, mêlant free jazz sauvage, musiques d'Europe l'est et de plus à l'est et au sud encore (en vrac et en gros klezmer, rom, hongroise, bordeloise, relents turcs ...), expérimentations bruitistes, jazz "classique" (ou du moins calme et sage), cris et fureur et autres objets servant à faire, entre autre, du bruit quand on tape dessus, souffle dedans, les caresse, les frotte. Si un vieux sourd mort ne monopolisait déjà le titre il faudrait nommer cet album "Hymne à la joie" et à la folie.

Speedy J - In-formation (1997)

Speedy J pourrait, de prime abord, faire penser à un nom de producteur de trance/hardhouse hollandaise putassière et peu finaude. Le fait que son véritable nom soit Jochem Paap pourrait conforter les soupçons, le bougre est bien hollandais ! Les voyants d'alerte album bac à soldes clignotent, une sirène d'alarme retentit. Faut-il lâcher immédiatement ce disque ? Non ! Il vaut mieux que ça (bien que je l'ai véritablement trouvé dans un bac à solde de compiles techno), d'ailleurs ne voir qu'un album de techno est réducteur. Ce serait plutôt de l'ambient word industrial. Revenez ce n'est pas de la soupe pour autant, je suis d'accord ambient et world acoquinés peuvent laisser présager du pire (du genre groupe de musique amazonienne avec des vrais morceaux d'ougandais et une sauce voix bulgares le tout mâtiné de dégueulis synthétiques ...) et bien nenni. Ici c'est plutôt une darbouka électronique saturée subtilement rehaussée par un rythme m...

Leon Parker - Ray of light (1996)

Un peu de douceur et de lumière pour un matin (mais ça le fait aussi bien le soir). Après un début caribéen, très vite, Leon nous plonge dans la frénésie d'une fête percussive africaine agrémentée d'une piano, qui souligne le rythme, et de cuivres qui ne font qu'amplifier la dynamique, le paroxysme est atteint avec une voix pas plaintive mais presque. Et puis retour au calme.

Doug Wimbish - Bedwood (1999)

Est-il encore besoin de présenter Doug Wimbish ? Ce bassiste a un  CV long comme un album d'André Rieu (Sugar Hill Gang, Living Colour, Takeahead, Mark Steward and Maffia, le label On-U Sound ...) et pourtant il reste peu connu. Du dub ambient world, voilà qui pourrait définir son style. Certes, cela peut au premier abord effrayer un peu, la crainte d'une soupe insipide digne des pires compiles lounge et autres ramassis de titres cadeaux Bonux de bars, rôde. Heureusement il n'en est rien, notre homme maitrise son sujet et il évite largement les écueils de la facilité. Tout en délicatesse et en finesse, il donne un matériau propice à la rêverie. Profitons-en ! Trippy Notes For Bass by Doug Wimbish

Jon Hassell - Blues Nile (Archive version)

Jon Hassell , inventeur de la Fourth World musique ou musique future primitive (un mélange de world musique, la vraie pas la soupe du tube estival annuel promu par un vendeur de temps de cerveau disponible, et de techniques modernes de traitement du son), sort en 1977 son 1er album. Ce titre en est extrait (enfin presque; c'est une version alternative qui n'est pas sur l'album). Un drone , de la trompette pas toujours reconnaissable, mais c'est cela la trompette Fourth World une technique ancestrale  de souffle continu et des effets modernes (delay, écho, électronique ...) et du minimalisme inspiré de Riley, Reich, Young ... Donc drone, trompette et c'est parti pour un lent voyage, de plus de 9 minutes, le long du Nil. Un blues spécial sur une Égypte fantasmée, mystérieuse et sombre, inquiétante même parfois, mais toujours envoutante et magique (c'est aussi ça Fourth World).

A Dark place with sun rays

Ce mix te conduiras auprès de savants fous, dans leur monde froid et déshumanisé, tu côtoieras des vampires dans les bayous, tu te promèneras dans la chaleur des souks moyen-orientaux. Ce sera parfois un monde oppressant, sombre et sourd dardé de rires démoniaques, d'ambiances fantastiques; mais aussi parfois une clarté stellaire, une voix, un rythme, un accord. Ils apparaissent mais pas forcement dans cet ordre: Shackleton, Arpanet, Aphex Twin, Scorn, Liminal, Burial, Detroit Grand Pubah, Unit, Dr John, Dead Can Dance, Dj Cheb i Sabbah, Spectre, Dj Spooky, Photek ... Le lien