vendredi 31 août 2018

Nyctophiliac - Midnight radio (2017)

Impromptu, il entre dans le bar, lance un salut à la cantonade.
Ça c'est la nuit ...
Il braque les regards sur lui, tous semblent penser: que vient-il faire ?
Il ne s'en rend pas compte, préoccupé, il se dirige vers le comptoir, puis lorsqu'il y arrive apostrophe le serveur et passe sa commande.
Il espère qu'il sera célère car il a soif. Enfin soif c'est relatif, il a surtout besoin d'un alcool fort. Le mescal sera parfait.
Les regards ne l'ont pas lâché, ils lui collent littéralement au dos, il sent leur poids.
Ça le stresse ...
Il tente de se rassurer et essaye d'engager la conversation avec le barman en vain.
Finalement son mescal arrive, il le hume, puis en prend une gorgée avec avidité.
Ça le détend ...
Un peu, pas assez en tout cas, il termine son verre en une lampée, le pose bruyamment sur le comptoir et recommande le même.
Et ces satanés regards qui ne le lâchent toujours pas, il n'en peut plus.
Son verre enfin !
Cette fois le barman a un regard stupéfait, incrédule et gêné; il baisse les yeux immédiatement avant de battre en retrait. D'ailleurs il réalise que tous dans la salle l'observent à la dérobée, inquiets, horrifiés, aucun n'osant bouger, leur respiration et leurs mouvements comme suspendus.
Leurs yeux fixant intensément son ventre. 
Ça l'inquiète ...
Il baisse à son tour les yeux et alors comprend, lui-même est maintenant saisi d'effroi, il aimerait pouvoir s'abstraire de son corps, rejoindre les autres, en vain, ce n'est plus possible ...


jeudi 30 août 2018

Pupajim - International farmer (2010)

Jim Morrison n'est pas mort d'une dysenterie foudroyante en 1971, cela est totalement faux, ce n'était qu'une mise en scène destinée à cacher un terrible secret.
En effet Jim Morrison souffrait d'une maladie rare la dystrophie de l'appareil phonatoire, se traduisant par une modification irréversible de la voix, qui devient plus aigüe et nasillarde.
Voulant échapper à la disgrâce du syndrome Daffy Duck, il simule sa mort et disparait.
Maitrisant enfin sa nouvelle voix il réapparait au début des années 00 sous le pseudonyme de Pupajim (Jim comme indice pour les plus perspicaces).
Il manque de se trahir lamentablement sur ce titre où il pose ses vocaux sur un remix de son Alabama song (Whisky bar), remix effectué par Ray Manzarek après qu'il ait pris du chili con carne.


mercredi 29 août 2018

Hyperwülff - Last Ride (2018)

Ce soir ça castagne dur, ça défouraille sec, la rage doit s'exprimer.
Du brutal !
Pas de quartier !
C'est la fête au poil de couille, la binouse coule à flots, les fauves sont lâchés et ils ne sont pas contents.
Du radical !
Pas de prisonniers !
Une virée en ville, ils déferlent, des vitrines cassées, des devantures taguées, des bourgeois effrayés.
Du fatal !
Pas de pitié !


mardi 28 août 2018

Coil presents Black Light District - London's lost rivers/ The lost rivers of London (1996/1997)

La Tamise est le cours d'eau le plus connu de Londres.
Mais en plus de ce fleuve il y avait des rivières aujourd'hui disparues, détournées ou recouvertes.
Condamnées à l'anonymat, à l'ombre et à l'oubli, elles ont intrigué et se sont métamorphosées, coulant maintenant pour la plupart imaginairement, irriguant la ville de leurs flots fantasmés, de leurs eaux fantomatiques retrouvant leur liberté et leur fougue d'antan.
Les historiens, archéologues, hydrologues et psychogéographes de Coil ont retracé leur histoire, retrouvé les restes de leurs légendes, reconstitué leur cheminements, déchiffré leur langage.
Et aujourd'hui ils nous content la souterraine, séminale et sombre épopée des rivières perdues de Londres ...



lundi 27 août 2018

BLNDR - Transilien (2018)

Et le transilien devient un train enchanté ...
Difficile à croire et pourtant.
Alors qu'habituellement il est plus synonyme de promiscuité, de sueur, de frottement, de retard, d'inconfort, d'un coup il se métamorphose en véhicule de l'imaginaire conviant à une escapade aux contours indécis, à une découverte du vague et de l'imprécis.
Il permet de voler de temps au quotidien rébarbatif et d'oublier durant un trajet la grisaille et la médiocrité des paysages habituels ...


dimanche 26 août 2018

The Angel - Strange time (version) (1997)

La grâce feutrée au scintillement délicat de The Angel.
Une mélodie aérienne, parsemée de scratchs subtils et autres interventions musicales aussi impromptues que bien senties; épaulée par un rythme discret mais efficace.
Cette sensation de calme et de sérénité comme après un souffle d'air, une respiration méditative apaisante ...


samedi 25 août 2018

Kamasi Washinton - Street fighter mas (2018)

Souvenez-vous Street fighter, ce jeu d'arcade au scénario élaboré qui consistait à voyager autours du monde pour maraver la gueule d'adversaires divers.
Et bien Kamasi Washington en propose une bien meilleure bande son ...


vendredi 24 août 2018

Carl A. Finlow - Anomaly (2003

La fin sera funeste, inéluctable et brutale, espérer une alternative est aussi inutile que saugrenu.
Par contre il sera possible de contempler le flétrissement, la meurtrissure, l'agonie, la décomposition.
Ce "spectacle" ne sera pas toujours plaisant à regarder, il pourra même être obscène, laid, vulgaire.
Avec un peu de chance ce sera indolore, mais rien n'est garanti.

D'ici là il reste à profiter de la bande sonore de ce déclin ...


jeudi 23 août 2018

Aphex Twin - IZ-US (1997)

"Stop making that big face !"
Et puis une féérie engourdie débute, douce et légèrement acidulée ...


mercredi 22 août 2018

Parliament - P.funk (wants to get funked up) (1975)

À titre personnel je trouve que 1975 est une très belle année, avec un splendide été chaud et ensoleillé, ce qui il faut l'admettre est déjà bien.
Et puis il y a eu ce P.funk de Parliament, un des points culminants de la coolitude du branleur estival.
Alternance de moments calmes et groovy et d'envolées p funkiesques torridement contrôlées.
Donc: monter le son et se poser tranquille à siroter un rafraichissement et voir venir ...


mardi 21 août 2018

Maceo Parker - Pass the peas (1992)

C'est un album dont je me rappelle parfaitement la première écoute, pas exactement la date mais le lieu et les circonstances.
Pour la date c'est de l'approximatif: en hiver c'est certain, 93 ou 94, mais je penche pour 94.
Le lieu,l'appart d'une copine en proche banlieue de Paris, les circonstances: joviales et alcoolisées, une véritable soirée d'étudiants.
Par contre ce qui ressort c'est l'énergie et le groove incommensurable de l'album et de ce morceau, du James Brown (forcement) comme s'il était chez toi ...
Ce que j'ai découvert plus tard c'est la citation de "P.Funk wants to get funk up" petit clin d’œil et véritable tuerie, ainsi que la présence de Kim Mazelle (mais si la voix de "Young hearts run free" dans la grandiloquente et putassière version de Roméo + Juliette de Baz Luhrmann avec Carpaccio et Claire Danes).
Un album essentiel ...


lundi 20 août 2018

Stokowski - Teoria delle ombre (2016)

D'où vient l'ombre, l'obscurité ?
De prime abord il serait évident de dire de l'absence de lumière. En effet s'il n'y a pas de lumière, il fait sombre voire noir, donc on est dans l'ombre.
Mais c'est moins évident et plus pernicieux que cela car parfois il y a quand même un peu de lumière et pourtant c'est l'ombre ...
Et puis il y a l'ombre lumineuse, celle qui au delà de l'oxymore brille de sa noirceur flamboyante.
Les ténèbres de Stokowski en font parties. Du noir elles ont sa profondeur et sa lenteur, mais elles brillent aussi par leur sérénité et leur apaisement.
Ses ténèbres sont un cocon protecteur, une bulle de bien-être ...


dimanche 19 août 2018

Kurup - Joeira (2016)

"Entre deux eaux", un peu bossa nova pour la mélodie et les percussions un peu électronique pour les effets et la rythmique.
Une alliance subtile, un travail d'orfèvre tout en douceur.
Rien de tel pour contempler les constellations et partir vers les étoiles ...


samedi 18 août 2018

Far Out Monster Disco Orchestra - The two of us (Al Kent vocal mix) (2018)

Alors qu'on la croyait partie, elle revient presque  en traitresse: la langueur estivale.
Personne ne s'en plaint ...
Entre disco lente et deep house feignante mais toujours de bon goût, avec ce qu'il faut d'entrain et de sensualité pour emmener l'auditeur sur une plage déserte au bout de la nuit.


mercredi 8 août 2018

Bim Sherman & Deadly Headley - Little Dove (1993)

Une hésitation apaisante entre reggae, dub et jazz magnifiée par la voix chatoyante de Bim Sherman.
Et dehors un orage tente, difficilement, noyer chaleur du mois d'août sous des trombes d'eau ...


lundi 6 août 2018

How To Disappear Completely - Chimere (2018)

Quand parfois il est tard et que le sommeil se fait attendre, l'esprit fatigué vagabonde, divague, invente, voire recrée la réalité.
C'est à ce moment un peu irréel et fantasmagorique que naissent les chimères ...