mercredi 14 novembre 2018

5X0D - Negativ terminal data (1984/2015)

Quand l'amour à sens unique tourne à l'obsession et vire à la folie ...
Froid, désincarné et aliéné.


mardi 13 novembre 2018

Igorrr - Houmous (2017)

La foire au grand foutraque de compétition !
De la musique des Balkans avec accordéon et sax qui se barre en couille et se transforme en brûlot métal.
D'un coup par effraction de la musique klezmer débarque sans crier gare.
Puis l'opéra barroque envoie tout chier avant que la musette "à la française", ambiance chez Gégène en bord de Marne, ne déboule, "chauffe Marcel, chauffe !".
Un peu de grandiloquence vocale mâtinée de blastbeat et grosse gratte rapidement interrrompue par un caquettement de poule (!?!?). Une console Nintendo et son 8 bit s'ajoutent parce que, et puis c'est tout.

Pour voir comment on en arrive à ce bordel il y a un p'tit making of.
Spéciale dédicace à l'accordéoniste en pantouffles trop la classe ...


lundi 12 novembre 2018

researcher - Temporary ghost (2018)

On pourrait se dire que la vie de fantôme est plutôt cool, ne rien faire d'autre que hanter éternellement un vieux manoir écossais, que c'est plutôt sympa d'effrayer des gens qui n'en demandaient pas tant.
Mais il y a cependant des bémols, esthétiquement le costume de fantôme est limité et pas très chaud (surtout en en hiver et en Écosse), l'activité est monotone en fait (surgir à l'improviste en poussant des grands bouh ça va 2 minutes mais sur le long terme c'est un  poil chiant), il faut aimer vivre dans une maison délabrée, pleine de poussière (comment font les fantômes asthmatiques ?), les évolutions de carrières sont nulles, il n'y a pas de congés payés et pas de salaire (mais que fait la CGT fantôme ?).
Du coup il faudrait envisager une version 2.0 du fantôme, des postes en CDD, une fonction de fantôme temporaire ...

Sinon musicalement c'est étrange c'est un peu comme si quelqu'un n'avait hérité que du coté triste et larmoyant de Thom Yorke, qu'il tentait de faire de l'expérimentation électro house sur des beats hip-hop et avec des percussions africaines électroniques mais qu'il s'y prendrait mal et qu'il rajouterait une mélodie plaintive et des accords aléatoires de guitare.
Le résultat serait bien évidement bancal, toujours un peu décalé mais finalement terriblement attachant par sa sincérité.


vendredi 9 novembre 2018

Scan 7 - Funky gudty me (2018)

Un p'tit sample de James, la quintessence de l'esprit funky, un riff de guitare en boucle, un thème mélodique redondant mais torride, une rythmique deep houseet c'est parti pour un bon et trémoussant début de vendredi soir.
Party time !
We gotta take you higher ...


jeudi 8 novembre 2018

Mono Peninsula - Street (2018)

Une déambulation dans des rues désertes.
Alors que cela aurait pu être inquiétant il en ressort une impression de calme, amplifiée par une certaine monotonie.
C'est beau une ville sans vie.
Pole et Rhythm & Sound se sont accouplés et ont eu une descendance ...


mardi 6 novembre 2018

Jasmine Guffond - GPS dreaming (2017)

Imaginons un instant que les GPS ne soient pas que de simple calculateurs d'itinéraires optimaux mais qu'ils aient un succédané d'âme, une sorte de conscience.
Après une longue journée passée à (dés)orienter des gens, ils sont fourbus et n'ont qu'une envie: dormir.
Éteints ils sombrent dans la léthargie, leurs circuits imprimés et leur électronique pointue se mettent à rêver.
À quoi peuvent-ils rêver ?
Peut-être que leur seul désir est de se perdre, de ne pas savoir où aller, de vagabonder, d'errer sans but ni chemin prédéfini ...


lundi 5 novembre 2018

Africa Show - Massanga mama (1973?)

Une douceur mesurée empreinte de tristesse, voilà qui pourrait résumer ce morceau d'Africa Show.
Un clavier vagabond, une guitare qui s'interroge sur ce qu'est le blues, des percussions indolentes et une basse discrète constituent la partie instrumentale où erre une voix profonde de celles qui ont connu la vie dure mais qui n'ont pas abandonné l'espoir malgré la mélancolie.
La saudade quoi !


samedi 3 novembre 2018

Roy Hargrove Presents The RH Factor - Forget regret (2003)

Au rayon "triste disparition", Roy Hargrove trompettiste talentueux.
De la retenue dans ce titre, de la sensibilité, de la suavité.
Surtout des regrets ...


vendredi 2 novembre 2018

Boy Harsher - Face the fire (2018/2019)

Toujours cette voix rauque, abrasée et profondément sensuelle, chaude et fascinante.
Merveilleusement mise en valeur par le contraste avec la production froide et déshumanisée (cette batterie qui claque comme une trique).
L'attente va être longue jusqu'à la sortie de l'album ...


jeudi 1 novembre 2018

Armando Trovajoli - Sesso matto (1973)

C'est l'heure du sexe débridé, sous toutes ses formes, dans toutes les positions et plus encore ...
Alors on profite !


lundi 29 octobre 2018

Bremen - Too cold for your eyes (2018)

La rigueur "motorik" de la rythmique et la flamboyance triste des envolées ascensionnelles psychédéliques fébriles d'entrelacs de guitares; deux guitare qui se chamaillent, se taquinent, s'opposent, se complètent parfois.
En contrepoint et en retrait de ce chaos une mélodie plus aérienne et apaisée qui bientôt est submergée, puis disparait engloutie sous la masse en fusion des guitares.
On voudrait que cela ne cesse pas, en vain ...

dimanche 28 octobre 2018

The Prodigy - We live forever (2018)

Les Prodigy rentrent par effraction, saccagent la baraque, étalent du chocolat aux murs, effrayent le chat, mangent ses croquettes, secouent et ouvrent des canettes de bière dans le salon, dégoupillent un grenade dès fois qu'il reste quelque chose qui ne soit pas brinquebalant dans la maison, puis repartent aussi vite qu'ils sont arrivés.
Des vandales !


samedi 27 octobre 2018

Dopplerffekt - Telomere (2018)

Intéressons-nous, avec Doplereffekt, à la génétique et plus particulièrement aux télomères et à la réplication cellulaire.
Aux dysfonctionnements et altérations qui peuvent survenir s'ils raccourcissent trop, à la sénescence qui en découle et à la mort qui surviendra finalement ...


jeudi 25 octobre 2018

Grems - Mickael (2018)

C'est la ronde des Mickael, il y en a à toutes de toutes sortes, protéiformes, multiples.
Gare à l'invasion ...


mercredi 24 octobre 2018

Pee Gonzales - Whuz the P. ? (1997)

Cette nuit j'ai fait un rêve très étrange.
Je me baladais tranquillement dans une rue commerçante d'un centre ville quelconque, sans but réellement défini.
Il faisait plutôt beau.
Et puis d'un coup, sans que je ne sache pourquoi, je me trouve alpagué par un vendeur d'une enseigne réputée pour ses vêtements laids.
Me voilà quasiment kidnappé dans son magasin, le vendeur s'acharne à vouloir me vendre des cravates toutes plus laides les unes que les autres.
Très vite cela tourne au calvaire, déjà je n'aime pas les cravates, c'est le genre de trucs qui me rappelle la corde que l'on passe au coup des condamnés à mort par pendaison.
Donc après des heures de torture à devoir essayer des cravates toutes plus immondes les unes que les autres (qui a inventé la cravate verte à pois multicolore en laine et en satin, un pervers !), j'ai réussi par ruse à m'échapper de ce lieu.
C'est au moment où je sortais du magasin que je me suis réveillé ...


mardi 23 octobre 2018

Drexciya - Cascading celestial giants (2002)

Après avoir écumé les sombres profondeurs océaniques et y avoir découvert les peuples engloutis, Drexciya explore de nouvelles contrées toutes aussi mystérieuses mais bien plus lointaines.
Cette fois direction l'espace et plus particulièrement une étoile, celle nommée par Drexciya, "Utopia" son but ultime.
Le voyage dans le vide sidéral, froid et sombre sera l'occasion d'admirer des spectacles rares et majestueux, la mort d'étoiles, ces géants célestes qui meurent aussi, apoptose impressionante, un requiem accompagne cette fin, une psalmodie désincarnée, monotone et méditative.


lundi 22 octobre 2018

The Pop Group - Citizen zombie (2015)

Il est temps de se prosterner devant les nouvelles idoles, dans les nouveaux temples modernes, lumineux et sexy, ceux de la consommation ...
Il est temps de vendre son cerveau à la science, de toute manière il ne sert pas trop et on pourra en tirer un bon prix et donc acheter encore plus, prouver qu'on existe, qu'on est quelqu'un ...
Il est temps d'abandonner tout esprit critique, de prendre pour argent comptant n'importe quelle ineptie débitée en continu partout, d'élire n'importe quel manipulateur populiste, ce sera facile on a vendu ce cerveau qui ne servait plus trop ...

Paissons dans les prairies de l'ignorance, de la débilité, de la futilité et avançons gaiement vers l’abattoir ...


samedi 20 octobre 2018

Lyrics Born - Bad dreams (2003)

Parfois la nuit ne se déroule pas comme espéré et quelque chose se grippe ...
Et là commence un cauchemar qui se répète ab libitum, mais bizarrement il est teinté de hip-hop funky !


jeudi 18 octobre 2018

Jackson Jones - I feel good Put your pants on (1980/2008)

Une espèce de funk bâtard, de disco de contrebande.
Pas de grandiloquence, d'échappées sirupeuses, non c'est plutôt une histoire de groove bancal et monomaniaque, relativement lent mais invasif.
D'un gars qui se sent bien, vraiment bien.
Et de quelqu'un qui met sa culotte ou son caleçon.
Peut-être ont-ils joué aux cartes ...


mercredi 17 octobre 2018

Portishead - Western eyes (1997)

"I feel so cold on hookers and gin ... This mess we're in ..."
Et puis après ces paroles aussi définitives que profondes, on se lève titubant, on rentre chez soi tant bien que mal, on s'affale sur son lit, imbibé d'alcool, désabusé et fourbu.
Demain ne peut qu'être meilleur ...


lundi 15 octobre 2018

Nine Inch Nails - Play the goddamned part (2018)

Tonton Trent revient et devinez quoi, il n'est pas content !
Cette fois il s'est acheté un boxer et la couture de l'entre-jambe a lâchée, du coup grosse colère de Trent qui sort la basse, la saturation et la rage. Comme il aime fignoler il se lâche sur la rythmique acérée et embauche un sax pour se rappeler Lost Highway (la nostalgie ...).
Le résultat est ... surprenant, ça commence comme du Nine Inch Nails vénère et breaké, puis ça mute en free jazz et ça se termine sur des presque percussions balinaises revue par Steve Reich.
Faut pas lui vendre de la merde à Trent ...


samedi 13 octobre 2018

LDY OSC - This is NY (2018)

Je ne sais pas pourquoi mais j'imaginais New York un peu plus organique, moins déshumanisée.
Ici c'est plutôt un gigantesque circuit électronique au sein duquel circulent sans jamais aucun répits des milliards de données à une vitesse étourdissante.
Et puis parfois l'électronique parfaite se grippe, l'aléatoire s'immisce, provoque un dysfonctionnement d'abord minime.
Le système s'emballe, surchauffe, disjoncte.
Qui le réparera ?


vendredi 12 octobre 2018

Andrea Parker - After dark (2007)

Une déambulation dans des contrées encore plus sombres que le noir durant laquelle finalement les frôlements de créatures indistinctes et menaçantes sont apaisante tant il fait obscur, car au moins c'est signe d'exister.
Un monde où avoir peur est rassurant, car au moins c'est signe d'être encore en vie ...


jeudi 11 octobre 2018

Fugees - Fu-ge-la (1996)

Je me demande bien pourquoi j'entends ça au lieu des paroles originales ?
"Oooh la la la
It's the way we move from here
Oooh la la la
Pluspora is the new home of the RefuGee(+)
Oooh la la la la la la lalala laaah
Sweet thing" 



mercredi 10 octobre 2018

Empereur - Everyday's death & resurrection show (2017)

De l'urgence, de la puissance, de l'énergie, de la révolte, de la morgue, de la castagne, un peu de nihilisme et une certaine classe !
Impérialement Punk !


lundi 8 octobre 2018

Cialyn - Rhodia brownfield (2018)

D'humeur maussade et chafouine, il fallait bien un cocon auditif douillet, même si teinté de nostalgie douce amère, pour compenser ...


dimanche 7 octobre 2018

Akalé Wubé - Jour de pluie (2012)

Se réveiller ce matin, ouvrir ses volets et se rendre compte qu'il fait presque encore nuit ...
Première offensive de l'automne, grise, froide et pluvieuse.
Mais ce n'est pas une raison pour se laisser abattre.
Le remède: de l'éthio-jazz qui prendra l'automne au dépourvu, impossible pour lui de lutter contre la langueur et la tristesse inhérente à cette musique.
Bam dans tes dents !


samedi 6 octobre 2018

Dopplerffekt - Delta wave (2014)

Dopplereffekt se lance dans la science du sommeil et tente de plonger notre cerveau dans un sommeil profond en lui faisant entendre des salves d'ondes Delta.
Le sommeil profond c'est cette phase réparatrice du sommeil durant laquelle les signes vitaux ralentissent et se régularisent, mais c'est aussi celle où peuvent survenir les terreurs nocturnes.
Sous l'apparent calme le pire couve ...


vendredi 5 octobre 2018

Miss Kittin & The Hacker - 1982 (2001)

Une évocation des années 80 avec une foultitude de références.
Avec du déjà-vu et des rendez-vous.
Revoir la mécanique ondulatoire du passé ...


jeudi 4 octobre 2018

Author & Punisher - Night terror (2018)

Les nuits d'Author & Punisher ont l'air d'être plutôt tourmentées.
Ce gars doit rêver de lourdes machines métalliques dont la fonction est de broyer et concasser tout ce qu'elles rencontrent.
Des machines créer pour annihiler tout ce qui de près ou de loin est doté de sensibilité.
Des machines programmées pour éradiquer  toute forme de vie et rendre le monde qui les entoure minéral et désolé.
Des machines qui n'engendrent pas qu'une terreur nocturne, mais la perpétuent tout le temps ...


mardi 2 octobre 2018

Ollano - Le silence (1996)

Quai des brumes, un matin d'automne avant que la ville ne s'éveille, quand engourdie par la nuit la perception du monde environnant est encore trouble et assourdie.
C'est à ce moment qu'on goûte au bonheur secret du silence, qu'on tente de le prolonger un peu égoïstement avec gourmandise.


lundi 1 octobre 2018

D'Angelo - Feel like making love (2000)

D'un coup l'ambiance devient torride et l'atmosphère moite.
Les murs se mettent à suinter la luxure, les canapés deviennent des havres de stupre, tout dégouline le sexe ...
Une envie irrépressible de coït nait, un besoin viscéral de bouger les hanches et de se laisser aller à des ébats aussi tendres que sauvages après de sensuels et interminables préliminaires.
Et puis là le drame survient: tu es seul ...


dimanche 30 septembre 2018

Kings Go Forth - One day (2008)

Quoi de mieux pour un dimanche ensoleillé que de la soul menée tambour battant  et cuivre pétant ?
Pas grand chose.
Pourtant si, l'ombre tutélaire de Curtis Mayfield qui plane sur le chant.


jeudi 27 septembre 2018

Photek - Ni-Ten-Ichi-Ryu (1997)

Quand la rythmique devient quasiment un art martial et est inspirée d'une technique japonaise de combat à deux sabres.
Un track squelettique, dépouillé,  décharné, désincarné.
Un univers  monochrome, minéral et métallique, froid et sec, sans âme vivante.


mercredi 26 septembre 2018

Lokier - Screws in paradise (2018)

Alors c'était donc ça le grand secret !
Toutes ces cachoteries, ces mystères pour éviter de dévoiler que le paradis n'était qu'un truc un peu brinquebalant, mal foutu, mal conçu, par un ingénieur roublard, peu scrupuleux qui si ça se trouve avait un peu trop picolé ce jour-là.
Le paradis ne tient que grâce à quelques vis, qui soit dit en passant doivent sacrement commencer à se corroder ...
Ça va finir par se casser la gueule ce bordel, c'est pas sérieux de concevoir de choses avec autant de désinvolture ...


mardi 25 septembre 2018

Senyawa - Tanggalkan Di Dunia (Undo The World) (2018)

Pour être franc en entendant cette voix au début on se dit, merde ça va être un de ses mantra chiant et long, un de ceux qui sont censés faire jaillir la sérénité et la paix intérieure et qui se révèlent être une fabrique à psychopathe à cause du désœuvrement qu'ils engendrent.
Et puis heureusement ça part en couille, aux vocalises et borborygmes se rajoute une méchante guitare électrique bien vénère qui bazarde des riff biens lourds, les voix deviennent inquiétantes et menaçantes.
Plane d'un coup l'ombre d'un culte pour une  divinité chtonienne oubliée une de celles annonciatrices du chaos et de l'ombre ...


lundi 24 septembre 2018

SARIN - Everything moves (2018)

Aujourd'hui SARIN se demande ce qu'est l'amour.
Pour cela il convoque l'Aphaville de Godard, remodèle ses dialogues.
Yeux, mains, lèvres, voix en sont les points cardinaux.
Le silence, la parole et le regard.
SARIN les enveloppe d'un brutal écrin de musique abrasive, saccadée et mouvante.
En fait l'amour c'est dissonant et simple, "aller droit devant soit."
 
"Tout est en mouvement ..."

 

dimanche 23 septembre 2018

Mohlao - Aperture (2018)

L'ouverture en photographie permet de réguler la quantité de lumière qui rentre dans l'appareil et de jouer sur la profondeur de champ.
Mohlao (aka VC-118A) teste différentes ouvertures pour ses photographies sonores.
Il commence par des petites ouvertures et petit à petit il diminue son f/.
Cependant étrangement ses photographies sonores ne gagnent ni en luminosité ni en mise au point.
Quelque soit l'ouverture ses photographies sonores laissent pénétrer une lumière obscure qui en assombrit le sujet, de même elles laissent la scène dans un flou perpétuel, rien n'est réellement distinct, aucun plan n'est net.
Tout se trouble, s’entremêle et se retrouve envahit par le sombre ...

 

vendredi 21 septembre 2018

Siegfried - Subway vibes (1998)

Une immersion dans les méandres méphitiques du métro parisien.
Labyrinthe puant, tour à tour grouillant de monde ou bien désert, parcouru par d'étranges serpents lumineux se déplaçant le long de chemins métalliques électrifiés.
Des serpents oppressants, certes, mais au charme hypnotique après qu'ils nous aient avalés et  que nous cheminions en eux, bercés par la douce chaleur de leur entrailles et le bruit régulier de leur progression souterraine.
En reviendrons-nous ?


jeudi 20 septembre 2018

Bosse-de-Nage - The Trench (2018)

Où il est question de routine, de travail, de cohésion du groupe.
Où l'on aborde aussi la répétition sans fin d'une tâche sans but - creuser La Tranchée -.
Plus personne ne sait pourquoi il creuse, mais chacun continue, aliéné, sans mémoire, sans révolte, résigné à accomplir sa besogne.
Creuser toujours tout droit, ne pas se demander pourquoi, chacun à sa place, optimisant, rationalisant son effort, œuvrant à la mesure de ses moyens.
Pas de place pour les atermoiements, pour l'introspection, pour la remise en cause, il faut creuser, toujours plus loin, toujours tout droit.
Quoiqu'il advienne La Tranchée doit avancer.
Pas de place pour les faibles, les vieux, les malades, les invalides, ils connaissent leur devoir et savent comment participer à la cause.
Ils la nourrissent !
Et si La Tranchée était notre société et si nous étions trop aveuglés pour nous en rendre compte ...


mardi 18 septembre 2018

Maurook - Tribute to the Prince (2017)

Une immensité lumineuse s'ouvre, chaude et aérienne, comme une âme.
Bientôt une pulsation sourde, un cœur arythmique aux échos discrets, retentit.
Puis une basse s'ajoute, en guise de squelette et de muscle, pour donner du corps à cet éther fantôme.
La belle mécanique se met en mouvement, déambulant avec grâce.
Et puis d'un coup, inattendue, surgit la poésie de Prévert.
Une voix monotone, monocorde, elle décrit la montée en ascenseur d'un Roi, hautain, vil, cruel, despotique et énumère ses possessions, liste ses biens, confinant parfois à l'absurde.
Enfin surgit, en contrepoint moqueur, le rire de l'Oiseau, sorte de rébellion salutaire du bouffon face à l'ignominie du souverain ...
Une question subsiste: qui est ce Prince l'Oiseau ou le poète ?


lundi 17 septembre 2018

Nullptr - Polytopes (2018)

Étudions les objets géométriques avec une froideur clinique et une distanciation impersonnelle.
Découvrons que derrière leur austérité apparente se cache un fond facétieux se traduisant  par un changement continuel dans la répétition.
Une beauté glacée ...


dimanche 16 septembre 2018

Dr Dre - Nuthin' but a G thang (1992)

Musicalement une certaine idée de l'indolence alors que se fini un dimanche estival.
Rien ne semble avoir de prise à l'écoute de ce titre, tout glisse.
Sinon dans la vidéo Snoop Dogg il a l'air d'avoir 12 ans, il y a un voleur de sous-tif taquin, les frigos contiennent la masse de binouses et les rambardes sont poisseuses.
Pour peu ça aurait l'air cool Compton ...


vendredi 14 septembre 2018

Jimi Tenor - Love in outer space (2003)

Un voyage sidéral à la poursuite du fantôme de Sun Ra.
Pour cela un véhicule sonore fonctionnant au jazz spatial, à l'easy listening stellaire et à l'électronique cosmique.
Le pilote: l’énergumène touche à tout Jimi Tenor.
À la question réussira-t-on à rejoindre l'esprit de Sun Ra au fin fond de la galaxie, la réponse est toute trouvée: on s'en fout !
On est si bien, qu'en fait, le but importe peu et que seul compte le voyage ...


jeudi 13 septembre 2018

Photo Ratée - Où vont tous ces pauvres types ? (2017)

Une histoire de pauvres types, de ratés de seconde zone, une chronique en gris et noir.
De ces gars qui tisent pour oublier leur réalité, de ceux qui fument pour s'échapper un peu, de ceux qui espèrent toujours mais pas vraiment beaucoup.
Ils zonent, ils cherchent une 8°6, une épicerie ouverte h24, ils farfouillent dans le fond de leurs poches espérant trouver un euro ou deux pour cette foutue 8°6 et s'il n'y en pas ce sera de la colle du trichlo
Ils errent dans la nuit comme des zombis hagards sans futur mais plein de vomi.
Picoler, se shooter, se défoncer, tirer un coup, pour ceux qui peuvent encore, sentir qu'ils ne sont pas morts.
Quand rien devient un but !
Quelle est leur histoire ...


mercredi 12 septembre 2018

Rachid Taha - Ecoute moi camarade (2006)

Une histoire d'oiseau ...
Une reprise, réussie, de plus avec de la vraie nostalgie dedans, des bouts de tristesse, un saupoudrage d'émotion.
La classe quoi !
RIP Rachid Taha ...


mardi 11 septembre 2018

Hystérie - En taule (2017)

Et si la prison n'était pas là où on le croyait ...
Si en fait chacun d'entre-nous était potentiellement en prison, enfermé dans ce qu'il a de plus mesquin, détenu par sa lâcheté du quotidien.
Peu importe que tu sois un réac, un faf, un social traître, un bien pensant, un anar de salon ...
Condamné à la veulerie, à la compromission, à la bêtise crasse, aux crachats et au mépris.

Puissant et cinglant comme un anti "Salut à toi "
avec une citation d'Idéal J et son hardcore ...


lundi 10 septembre 2018

Halim El Dabh - Wire recorder piece (1944)

Où l'on découvre que la musique concrète est née au Caire en 1944 ...
Court mais intriguant, donnant l'impression d'assister, clandestinement, à une cérémonie oubliée, resurgissant par hasard du passé et durant laquelle on psalmodiait des incantations enfumées, troubles et vénéneuses ...


dimanche 9 septembre 2018

Music For Sleep - The murmur (2018)

Comment trouver le sommeil ?
Voilà une question que se posent des millions de personnes.
Après de longues recherches scientifiques voici mes conseils:
  • Pour s'endormir mieux vaut être allongé sur un lit.
  • Il est également préférable de se trouver dans un environnement sombre.
  • Vous pouvez écouter un discours politique, mais c'est terriblement chiant et cela n'induit pas un sommeil réparateur ...
  • N'oubliez pas de fermer vos yeux, ça peut aider.
  • Évitez de vous trouver trouver sur le tarmac d'un aéroport.
  • Ne soyez pas à coté de quelqu'un qui ronfle.
  • Si les murs de votre chambre sont de couleur rose fuchsia avec des zébrures bleue azur et des taches noires et orange c'est que vous avez très mauvais goût. 
  • Faites en sorte qu'il n'y ait pas de moustiques dans la pièce où vous vous trouvez.
  • Ne mangez pas de pain dans votre lit, ça fait des miettes qui après lorsque vous tenterez de vous endormir vous dérangerons.
  • Ne dormez pas dans la même pièce que des poules.
  • Faites 37.72 fois le tour de votre lit (en vrai ce n'est pas très efficace, mais je me délecte à l'avance de vous voir chercher le 0.72).
  • Ne portez pas de bretelles pour vous endormir, c'est essentiel !
  • Pratiquez plutôt la respiration abdominale, lente et profonde.
Si avec tous ces conseils avisés vous ne parvenez pas à vous endormir rapidement, c'est que vous mettez de la mauvaise volonté, tant pis pour vous ...