dimanche 30 septembre 2018

Kings Go Forth - One day (2008)

Quoi de mieux pour un dimanche ensoleillé que de la soul menée tambour battant  et cuivre pétant ?
Pas grand chose.
Pourtant si, l'ombre tutélaire de Curtis Mayfield qui plane sur le chant.


jeudi 27 septembre 2018

Photek - Ni-Ten-Ichi-Ryu (1997)

Quand la rythmique devient quasiment un art martial et est inspirée d'une technique japonaise de combat à deux sabres.
Un track squelettique, dépouillé,  décharné, désincarné.
Un univers  monochrome, minéral et métallique, froid et sec, sans âme vivante.


mercredi 26 septembre 2018

Lokier - Screws in paradise (2018)

Alors c'était donc ça le grand secret !
Toutes ces cachoteries, ces mystères pour éviter de dévoiler que le paradis n'était qu'un truc un peu brinquebalant, mal foutu, mal conçu, par un ingénieur roublard, peu scrupuleux qui si ça se trouve avait un peu trop picolé ce jour-là.
Le paradis ne tient que grâce à quelques vis, qui soit dit en passant doivent sacrement commencer à se corroder ...
Ça va finir par se casser la gueule ce bordel, c'est pas sérieux de concevoir de choses avec autant de désinvolture ...


mardi 25 septembre 2018

Senyawa - Tanggalkan Di Dunia (Undo The World) (2018)

Pour être franc en entendant cette voix au début on se dit, merde ça va être un de ses mantra chiant et long, un de ceux qui sont censés faire jaillir la sérénité et la paix intérieure et qui se révèlent être une fabrique à psychopathe à cause du désœuvrement qu'ils engendrent.
Et puis heureusement ça part en couille, aux vocalises et borborygmes se rajoute une méchante guitare électrique bien vénère qui bazarde des riff biens lourds, les voix deviennent inquiétantes et menaçantes.
Plane d'un coup l'ombre d'un culte pour une  divinité chtonienne oubliée une de celles annonciatrices du chaos et de l'ombre ...


lundi 24 septembre 2018

SARIN - Everything moves (2018)

Aujourd'hui SARIN se demande ce qu'est l'amour.
Pour cela il convoque l'Aphaville de Godard, remodèle ses dialogues.
Yeux, mains, lèvres, voix en sont les points cardinaux.
Le silence, la parole et le regard.
SARIN les enveloppe d'un brutal écrin de musique abrasive, saccadée et mouvante.
En fait l'amour c'est dissonant et simple, "aller droit devant soit."
 
"Tout est en mouvement ..."

 

dimanche 23 septembre 2018

Mohlao - Aperture (2018)

L'ouverture en photographie permet de réguler la quantité de lumière qui rentre dans l'appareil et de jouer sur la profondeur de champ.
Mohlao (aka VC-118A) teste différentes ouvertures pour ses photographies sonores.
Il commence par des petites ouvertures et petit à petit il diminue son f/.
Cependant étrangement ses photographies sonores ne gagnent ni en luminosité ni en mise au point.
Quelque soit l'ouverture ses photographies sonores laissent pénétrer une lumière obscure qui en assombrit le sujet, de même elles laissent la scène dans un flou perpétuel, rien n'est réellement distinct, aucun plan n'est net.
Tout se trouble, s’entremêle et se retrouve envahit par le sombre ...

 

vendredi 21 septembre 2018

Siegfried - Subway vibes (1998)

Une immersion dans les méandres méphitiques du métro parisien.
Labyrinthe puant, tour à tour grouillant de monde ou bien désert, parcouru par d'étranges serpents lumineux se déplaçant le long de chemins métalliques électrifiés.
Des serpents oppressants, certes, mais au charme hypnotique après qu'ils nous aient avalés et  que nous cheminions en eux, bercés par la douce chaleur de leur entrailles et le bruit régulier de leur progression souterraine.
En reviendrons-nous ?


jeudi 20 septembre 2018

Bosse-de-Nage - The Trench (2018)

Où il est question de routine, de travail, de cohésion du groupe.
Où l'on aborde aussi la répétition sans fin d'une tâche sans but - creuser La Tranchée -.
Plus personne ne sait pourquoi il creuse, mais chacun continue, aliéné, sans mémoire, sans révolte, résigné à accomplir sa besogne.
Creuser toujours tout droit, ne pas se demander pourquoi, chacun à sa place, optimisant, rationalisant son effort, œuvrant à la mesure de ses moyens.
Pas de place pour les atermoiements, pour l'introspection, pour la remise en cause, il faut creuser, toujours plus loin, toujours tout droit.
Quoiqu'il advienne La Tranchée doit avancer.
Pas de place pour les faibles, les vieux, les malades, les invalides, ils connaissent leur devoir et savent comment participer à la cause.
Ils la nourrissent !
Et si La Tranchée était notre société et si nous étions trop aveuglés pour nous en rendre compte ...


mardi 18 septembre 2018

Maurook - Tribute to the Prince (2017)

Une immensité lumineuse s'ouvre, chaude et aérienne, comme une âme.
Bientôt une pulsation sourde, un cœur arythmique aux échos discrets, retentit.
Puis une basse s'ajoute, en guise de squelette et de muscle, pour donner du corps à cet éther fantôme.
La belle mécanique se met en mouvement, déambulant avec grâce.
Et puis d'un coup, inattendue, surgit la poésie de Prévert.
Une voix monotone, monocorde, elle décrit la montée en ascenseur d'un Roi, hautain, vil, cruel, despotique et énumère ses possessions, liste ses biens, confinant parfois à l'absurde.
Enfin surgit, en contrepoint moqueur, le rire de l'Oiseau, sorte de rébellion salutaire du bouffon face à l'ignominie du souverain ...
Une question subsiste: qui est ce Prince l'Oiseau ou le poète ?


lundi 17 septembre 2018

Nullptr - Polytopes (2018)

Étudions les objets géométriques avec une froideur clinique et une distanciation impersonnelle.
Découvrons que derrière leur austérité apparente se cache un fond facétieux se traduisant  par un changement continuel dans la répétition.
Une beauté glacée ...


dimanche 16 septembre 2018

Dr Dre - Nuthin' but a G thang (1992)

Musicalement une certaine idée de l'indolence alors que se fini un dimanche estival.
Rien ne semble avoir de prise à l'écoute de ce titre, tout glisse.
Sinon dans la vidéo Snoop Dogg il a l'air d'avoir 12 ans, il y a un voleur de sous-tif taquin, les frigos contiennent la masse de binouses et les rambardes sont poisseuses.
Pour peu ça aurait l'air cool Compton ...


vendredi 14 septembre 2018

Jimi Tenor - Love in outer space (2003)

Un voyage sidéral à la poursuite du fantôme de Sun Ra.
Pour cela un véhicule sonore fonctionnant au jazz spatial, à l'easy listening stellaire et à l'électronique cosmique.
Le pilote: l’énergumène touche à tout Jimi Tenor.
À la question réussira-t-on à rejoindre l'esprit de Sun Ra au fin fond de la galaxie, la réponse est toute trouvée: on s'en fout !
On est si bien, qu'en fait, le but importe peu et que seul compte le voyage ...


jeudi 13 septembre 2018

Photo Ratée - Où vont tous ces pauvres types ? (2017)

Une histoire de pauvres types, de ratés de seconde zone, une chronique en gris et noir.
De ces gars qui tisent pour oublier leur réalité, de ceux qui fument pour s'échapper un peu, de ceux qui espèrent toujours mais pas vraiment beaucoup.
Ils zonent, ils cherchent une 8°6, une épicerie ouverte h24, ils farfouillent dans le fond de leurs poches espérant trouver un euro ou deux pour cette foutue 8°6 et s'il n'y en pas ce sera de la colle du trichlo
Ils errent dans la nuit comme des zombis hagards sans futur mais plein de vomi.
Picoler, se shooter, se défoncer, tirer un coup, pour ceux qui peuvent encore, sentir qu'ils ne sont pas morts.
Quand rien devient un but !
Quelle est leur histoire ...


mercredi 12 septembre 2018

Rachid Taha - Ecoute moi camarade (2006)

Une histoire d'oiseau ...
Une reprise, réussie, de plus avec de la vraie nostalgie dedans, des bouts de tristesse, un saupoudrage d'émotion.
La classe quoi !
RIP Rachid Taha ...


mardi 11 septembre 2018

Hystérie - En taule (2017)

Et si la prison n'était pas là où on le croyait ...
Si en fait chacun d'entre-nous était potentiellement en prison, enfermé dans ce qu'il a de plus mesquin, détenu par sa lâcheté du quotidien.
Peu importe que tu sois un réac, un faf, un social traître, un bien pensant, un anar de salon ...
Condamné à la veulerie, à la compromission, à la bêtise crasse, aux crachats et au mépris.

Puissant et cinglant comme un anti "Salut à toi "
avec une citation d'Idéal J et son hardcore ...


lundi 10 septembre 2018

Halim El Dabh - Wire recorder piece (1944)

Où l'on découvre que la musique concrète est née au Caire en 1944 ...
Court mais intriguant, donnant l'impression d'assister, clandestinement, à une cérémonie oubliée, resurgissant par hasard du passé et durant laquelle on psalmodiait des incantations enfumées, troubles et vénéneuses ...


dimanche 9 septembre 2018

Music For Sleep - The murmur (2018)

Comment trouver le sommeil ?
Voilà une question que se posent des millions de personnes.
Après de longues recherches scientifiques voici mes conseils:
  • Pour s'endormir mieux vaut être allongé sur un lit.
  • Il est également préférable de se trouver dans un environnement sombre.
  • Vous pouvez écouter un discours politique, mais c'est terriblement chiant et cela n'induit pas un sommeil réparateur ...
  • N'oubliez pas de fermer vos yeux, ça peut aider.
  • Évitez de vous trouver trouver sur le tarmac d'un aéroport.
  • Ne soyez pas à coté de quelqu'un qui ronfle.
  • Si les murs de votre chambre sont de couleur rose fuchsia avec des zébrures bleue azur et des taches noires et orange c'est que vous avez très mauvais goût. 
  • Faites en sorte qu'il n'y ait pas de moustiques dans la pièce où vous vous trouvez.
  • Ne mangez pas de pain dans votre lit, ça fait des miettes qui après lorsque vous tenterez de vous endormir vous dérangerons.
  • Ne dormez pas dans la même pièce que des poules.
  • Faites 37.72 fois le tour de votre lit (en vrai ce n'est pas très efficace, mais je me délecte à l'avance de vous voir chercher le 0.72).
  • Ne portez pas de bretelles pour vous endormir, c'est essentiel !
  • Pratiquez plutôt la respiration abdominale, lente et profonde.
Si avec tous ces conseils avisés vous ne parvenez pas à vous endormir rapidement, c'est que vous mettez de la mauvaise volonté, tant pis pour vous ...


vendredi 7 septembre 2018

Zdenka Vučković - Ja ću preživjeti (1980/2018)

Une version enlevée et improbable (mais de qualité) directe de Yougoslavie et des années 80 ...
Une sorte de parenthèse quasi enchantée derrière le "rideau de fer" (qui était peut-être un peu moins opaque dans ce pays) avant que quelque chose ne merde et que tout ne parte en couille ...


jeudi 6 septembre 2018

Antonin - Ça fait du bien (Voilaaa remix) (2018)

Léger, frais, à savourer sans arrière pensée, juste pour se faire du bien ...
Ne pas rechercher de profondeur dans les paroles, simplement en apprécier la naïveté.
Et puis savourer le gracieux, sautillant et entrainant remix version funk africain de Voilaaa.
C'est tout ! (mais c'est déjà as mal)


mardi 4 septembre 2018

Ocre - Ocre jaune (2018)

Une vibration tellurique crasseuse et malsaine parsemée d'impacts percussifs qui accompagne l'auditeur durant un voyage suffoquant au centre de la Terre.
Impossible d'ignorer cette compagne discrète mais pourtant oppressante, cette présence souvent invisible mais au regard omniprésent, perçant et lourd.
Cette forme hostile et diffuse, cette menace floue qui persiste, qui colle à la nuque et dont les effleurements parviennent à glacer le sang malgré la chaleur infernale environnante ...


lundi 3 septembre 2018

Ancestral Voices - Invocations (2015)

Il est des nuits où l'on regrette de ne pas dormir et l'on se demande pourquoi on s'est lancé dans ce rituel.
Quelle drôle idée d'avoir voulu invoquer des esprits et surtout d'y être parvenu.
Maintenant les voilà !
De l'obscurité ambiante surgissent des formes, aussi indécises qu'indicibles, elles se meuvent dans une inquiétante danse.
Pas réellement hostiles, ni véritablement amicales, seulement curieuses, pour l'instant du moins ...
Elles frôlent, effleurent sans jamais s'arrêter, ni s'attarder semblant de palper l'âme de celui qui les a invité.
Pourquoi ce ballet ?
Est-il le prélude à quelque chose de plus funeste ?
Quel tribut faudra-t-il payer aux formes pour les avoir dérangées ?


dimanche 2 septembre 2018

Scorn - Tamper (1996/1999)

Une altération.
Une musique viciée, sourde, monomaniaque, brumeuse, ralentie, étouffante dont la vocation première serait dévoyée et qui ne serait que l'expression de sa fin inéluctable.
Ses sons ne parviennent qu'à peine à faire entendre leur détresse et leur souffrance.
Comme s'ils suffoquaient dans une agonie lente et une indifférence totale ...