Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Breakcore

Dj/Rupture - High resolution (2002)

Le légèrement sirupeux "We need a resolution" d'Aalliyah subit une relecture radicale et ambitieuse par Dj /Rupture. Un orchestre égyptien est convié au début pour agrémenter de son chaloupé la rugosité d'une rythmique abrasive, puis quelque chose se barre en couille. Un marteau piqueur s'incruste subrepticement, sans qu'on lui ait demandé quoique ce soit, et s'emballe entrainant le morceau dans une sorte de frénésie épileptique dont l'unique but est d'essorer les oreilles (ou du moins ce qu'il en reste) de l'auditeur. Un choc des contrastes ...

Ruby My Dear - Endtroducing (2020)

Ruby My Dear s'attaque à Dj Shadow et tente une relecture de son Building a steam with a grain of sand . Quelques petites modifications, la voix d'intro devient féminine et raconte une toute autre histoire, le piano est accéléré mais la tonalité essentiellement préservée, le sample des chœurs n'est pas totalement le même (il y a plusieurs chœurs samplés) mais surtout la rythmique subie une grosse relecture. Ici point de hip-hop mais du breakcore qui frétille et part dans tous les sens sur une grosse basse funky à souhait. Et ce final sensuel et lent, comme un hommage à l'original tout en ayant sa personnalité. Une réussite à écouter en boucle ! Rémix by Ruby My Dear

Ruby My Dear - Dédaism (2019)

Une boucle de piano et une boucle de synthé, rien de bien compliqué, puis arrivent les beats alambiqués et triturés. Pourtant cela reste aérien et donne envie de se perdre dans ce dédale ... [AF022] Phlegm EP by Ruby My Dear

Filastine - Juniper (remix of Y la Bamba) (2012)

Une ritournelle semblant surgir du passé qui serait passée à la moulinette d'un filtre moderne, la broyant, la concassant, la relisant. Mais préservant sa substantifique moelle, son esprit originel. L'essence même de l’œuvre de Filastine, cette juxtaposition de quelque chose de simple et d'ancien vu au travers du prisme destructeur/créateur de la modernité débridée. L'émotion préservée dans la frénésie ...

Mark Archer - Don't make me destroy you (2012)

La nostalgie ... Des vieux synthés pourris et leurs progressions d'accords prévisibles, des breakbeats usés ancêtres de la jungle, un gars qui respire dans un détendeur de plongée sous-marine, quelques phrases au sens obscur dont une servant de titre, des bruits divers et variés provenant de films que personne ne connait (qu'est ce donc qu'un sabre laser ?). Voilà qui est suffisant pour faire plonger l'auditeur dans une rave party des familles à l'ancienne. Allez que la force soit avec vous ! (et avec votre esprit, amen !) Rave Wars II by Mark Archer

Hanayo in Panacea - You hungry man (1999)

La dernière fois que le Japon et l'Allemagne avaient allié leur forces, le résultat a été plus que mitigé, aussi pouvait-on se montrer légèrement circonspect, voire craindre le pire, en découvrant l'association entre Hanayo et Panacea. En gros Hanayo d'une voix moitié ingénue, moitié vicieuse conte l'histoire d'un glouton, forcement vorace qui mange tout, sur fond de beats hip-hop abâtardis et saturés, de scratchs malsains et de dissonances variées le tout pour un résultat faisant plus que flirter avec le glauque faisandé. Ça m'a ouvert l'appétit, tout cela, j'vais aller me mitonner un bon petit chili d'ongles incarnés.