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Affichage des articles associés au libellé COH

CoH - Red square (2011)

Une intro douce, une quasi espagnolade. Puis un riff métallique, désincarné, mutant, trafiqué, empli de violence et de rudesse, primal, nerveux et tendu, monolithique mais cependant évolutif car contre balancé d'électronique. En même temps très brut et très élaboré. Vif et acéré tel un félin, sinueux et serpentant tel un reptile, puissant et posé comme un ours, un véritable bestiaire à lui tout seul. La quintessence de la colère froide et de l'agression gratuite ...

COH - Fffetish (2000)

Bruissements, crissements, saturations, bourdonnements ... le pire c'est qu'au final cela donne de la musique, ardue surement et une reprise tourmentée d'un titre des Vicious Pink (cousins de Soft Cell). Et la reprise est bien meilleure que l'original, accentuant son coté malsain, appuyant sa puissance sexuelle évocatrice, renforçant sa perversité innée, grâce également à la voix saturée/susurrée/déformée de COH. Le fétichisme de COH est constitué d'aspérités, de rugosités, de rouille, de poussières, de fluides corporels indistincts, de sueur, de latex, de métal, de frottements, de désir contraint, de jouissance exprimée ... Subsiste une interrogation cruciale: quel est donc ce fétiche si puissant ? Le désir ?

CoH - Hunger (featuring John Balance) (2015)

Quand CoH s'attaque à Coil, forcement il faut s'attendre à du lancinant, du vénéneux, du souterrain, du subreptice, du pulsatile, de l'envoutant, le comminatoire. Une sorte de bourdonnement sourd qui à chaque instant pourrait exploser causant une déflagration de violence brute, mais CoH est plus roué que cela et préfère maintenir une tension contenue faite d'inquiétude larvée et de rumeur grondante. Hunger by Dadaism 999

COH - Meguro 10-6 (2014)

Tiré du dernier album de COH : To Wave , pas de mauvaise surprise il est bien, presque pop (cela en partie grâce aux voix qui par 2 fois fugacement apparaissent), à condition d'aimer le style expérimental pas toujours abordable à la première écoute de COH, bref si tu kiffe grave le dernier Zaz tu vas prendre cher. 47 minutes qui peuvent s'écouter en boucle car la fin est le commencement et inversement ce qui permet également de lire le disque à l'envers.