mardi 19 septembre 2017

Queens Of The Stone Age - No one knows (2002)

Où il est question de pilule à avaler, de traversée du désert, de paradis souriant, d'incertitude et de cerf vengeur, le tout mené avec nervosité exaltation ...
Qui sait ?


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dimanche 17 septembre 2017

Etienne Daho - Le grand sommeil (Sweetlight remix) (2006)

Certes Etienne Daho a autant de voix qu'une huitre souffrant d'enrouement et le morceau a l'énergie d'un gastéropode paralytique, mais le bougre n'est pas antipathique.
Surtout qu'il est ici remixé et sévèrement !
Il subit une correction l'Etienne, une bastonnade, une rossée.
La fadeur d'endive de l'original se métamorphose en tournerie house, furieuse machine enjôleuse qui invite à l'abandon ...


samedi 16 septembre 2017

Doppelgangaz - If it wasn't for the cloak (2017)

Le retour de gars les plus cools du hip-hop.
Du bon son qui fait poum poum tchak, une basse qui se dandine, des p'tits samples qui vont bien et des gars qui rappent avec talent sans se prendre la tête.
La recette des Doppelgangaz, toujours aussi imparable ...


vendredi 15 septembre 2017

Elegi - Hvor Her Er Ødselig (2017)

Elegi aime conter des histoires, il le fait non pas avec des mots mais sous forme de pastilles sonores.
Avec "Hvor Her Er Ødselig"  son vocabulaire musical est précis, détaillé, tout en finesse, en respiration et en nuances.
Elegi n'a qu'un seul défaut c'est que ses histoires sont effrayantes et lugubres.
C'est pour cela qu'on les aime ...


jeudi 14 septembre 2017

Burial - Rodent (2017)

Burial version dancefloor.
Ambiance trouble, vaporeuse, un relent de son dubstep des origines, un rythme plus techno, chaloupé, pour une danse lasse et un peu vaine de fin de nuit; et puis toujours cet art très particulier de travailler les voix, de façonner à partir de samples un chant désincarné, impersonnel et pourtant sensible et sensuel.
Se laisser emporter ...


mercredi 13 septembre 2017

Rorcal - La femme sans tête (2015)

Un triptyque alternant ambiances calmes mais pesantes et ambiances pesantes mais plus énervées et rageuses.
Et une question: qui est cette femme sans tête (et comment fait-elle pour vivre) ?
D'autant que la pochette laisse à penser que non seulement elle n'a ni tête mais pas plus de mains ou de jambes.
Alors serions-nous en présence de la femme invisible ?
Peut-être, en tout cas invisible mais pas silencieuse !


lundi 11 septembre 2017

Yves Simon - Juliette (Plaisir de France remix) (2010)

Yves Simon, chanteur, musicien et écrivain français, pas encore mort, est plutôt sympathique.
Il a composé "J'ai rêvé New York" qui n'était pas trop mal et "Au pays des merveilles de Juliet" qui tenait la route, ainsi que "Diabolo menthe" (mais parce que moi aussi j'ai un peu sévi au lycée Jules Ferry); il a surement composé d'autres chansons biens mais celles-là me suffisent.
Alors que l'original était une sorte de folk vitaminé un peu nostalgique, la relecture qu'en fait Plaisir de France l'emmène dans une autre dimension plus barrée.
Rythme renforcé, edit psychédélique, répétitif et fascinant , puis pour conclure une touche acid qui définitivement emporte le morceau dans un ailleurs qui généralement n'est accessible qu'à grand renfort de drogues fortes.


dimanche 10 septembre 2017

Lustmord - The ambivalent abyss (2001/2013)

L'ivresse des profondeurs c'est ce que propose Lustmord.
Mais la descente vers l'abysse n'est pas sans risque.
Le véhicule, un sous marin, est exposé à beaucoup de pression et l'avarie guette, sans compter que se guider est mal aisé dans ce noir absolu et oppressant, le risque est là, la menace tapie.
Déjà il y a l'odeur dans le sous marin, mélange d'eau croupie, de sueur rance, de pisse stagnante et d'ozone due au matériel électrique omniprésent. Puis il y a cette moiteur de l'air vicié, mal recyclé.
Un étouffement permanent,  une claustrophobie généralisée, une pesanteur insidieuse.
La solitude, l'enfermement, être libre dans une prison en quelque sorte.
Enfin ce bruit perpétuel, la ventilation, les moteurs, les craquements, les vibrations, jamais de calme, de silence. Et puis tous ces bruits extérieurs, des frottements, des chocs. L'esprit qui se met à imaginer des choses, difformes, monstrueuses, hostiles; la raison qui s'altère, la folie qui guette.
Une pression de chaque instant, tant intérieure qu'extérieure.
Le noir total enveloppant, la profondeur, l'isolement.
Un peu comme un mort en sursis dans un cercueil voué à une chute lente puis à l'oubli ...


Bim Sherman - It must be a dream (remix) (1996)

Oscillation entre la réalité floue et le rêve intangible.
Une hésitation sur l'état, veille ou sommeil, difficile à dire les deux s'intriquent, se superposent; l'état sera donc second, indéfinissable.
Simplement lent, langoureux, enveloppant, suave et chaud.
Comme un cocon de bien être, une parenthèse de félicité.


samedi 9 septembre 2017

Rubin Steiner - Easy tune (1999)

Alors on dirait que les Beastie Boys, Cypress Hill et House Of Pain auraient décidé de se réunir et de faire une parodie de Las Vegas Parano.
Il en résulte un abus de drogues, d'alcool, de codéine, de camomille, de raton laveur et de protoxyde d'azote, heureusement ils ont eu la présence d'esprit d'enregistrer le résultat de cette rencontre hip-hop de la défonce...
Niveau rap ça ne vole pas haut, on est à la limite du concours d'onomatopées et de pets de bouche.
Au niveau musical, c'est simple, sautillant, jovial, frais, brinquebalant, foutraque et efficace.
Easy tune, c'était annoncé !
Toujours à la limite, ténue, du foutage de gueule, du n'importe quoi mais sans jamais choir.