samedi 23 juin 2018

Genius/GZA - Killah hills 10304 (1995)

Une chronique sombre sur une musique glauque, c'est samedi, alors on profite et on visite ...


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Black Moon - Buck 'em down (1994/2004)

Simplement se laisser captiver par cet imparable boom bap, ces samples bien choisis, ce flow cool et ces chœurs euphorisants ...
On profite, tranquille ...


vendredi 22 juin 2018

Ian Hicks - Character collapsed (2018)

Un personnage qui s'effondre et c'est toute l'histoire qui vacille.
Pourtant il y avait de la matière, une histoire alambiquée, une intrigue retorse, des rebondissements, de la noirceur, une ville qui se délite, des hésitations, des remords, un peu d'héroïsme, un soupçon de passion, beaucoup de vengeance, des coups tordus, pas d'espoir ...
Mais un des personnage n'était pas de taille, n'avait pas la carrure, forcement plus rien ne se tient, ça cafouille, ça s’emmêle les pinceaux, jusqu'à la fin boiteuse ...


mardi 19 juin 2018

Plant43 - Stellar nursery (2012/2018)

C'est ce moment, bref, lorsque la conscience vacille, que le monde avoisinant, réel et physique se dissout.
Tout devient flou, se brouille, puis émerge une nouvelle réalité, moins rationnelle, plus fantasque et imprévisible.
Le temps et l'espace s'effacent, se remodèlent selon une nouvelle logique qui n'apparait pas au premier regard.
Serait-ce le sommeil et le rêve ?


dimanche 17 juin 2018

Paolo Conte - Aguaplano (1987)

Accomplir des arabesques graciles, des virevoltes audacieuses, à bord d'un avion que dirige un pilote dextre et poète.
Suivre la courbe des nuages, imiter le vol majestueux de l'albatros, cela sans but aucun, si ce n'est l'ivresse de la liberté aérienne, la joie de s'affranchir de la pesanteur.
Puis après ces tours et détours, prendre le cap plein ouest pour tenter, vainement hélas, de suivre la course du soleil.
Et puis finalement dans la nuit qui tombe se poser ...


vendredi 15 juin 2018

Miel De Montagne - Pourquoi pas (2018)

Ma première réaction a plutôt été: pourquoi !
Une mélodie limite douceâtre, une voix sortie du pire des années 80, des paroles indigentes ("toi quand je t'ai vue, je me suis dit pourquoi pas vivre tout nu ...") et une vidéo qui a oublié le bon goût.
Et puis, la chaleur conjuguée à l'abus de mojitos et à la fatigue ont fait que ça passe, d'autant qu'un gars qui s'appelle Miel De Montagne ne peut pas être totalement mauvais.
Mais à petites doses, 'faudrait quand même pas risquer le trop plein et l’écœurement  ...


mercredi 13 juin 2018

Dollkraut - Du Fetisch (Feat. De Ambassade) (2018)

Pénétrons dans le monde feutré, discret et particulier du fétichisme ...
Je ne parle pas de l'adoration des objets de culte de certaines religions/sectes (les statuettes Africaines, les bouddhas géant d'Asie, ou le gugusse à moitié à poil sur une croix) mais bien du fétichisme sexuel, cette attirance et excitation pour des vêtements, des chaussures, des parties du corps et autres ...
Laissons de coté les aficionados des claquettes-chaussettes, les fondus de la guêpière en latex et ceux qui aiment associer les deux pour nous concentrer sur un fétichisme bien particulier: le fétichisme musical, dont Dollkraut semble être un bon spécimen.
Chez Dollkraut c'est le fétichisme de Kraftwerk, il kiffe triturer les boutons des synthétiseurs vintage, il s'émoustille en reproduisant les rythmes de ses idoles et il éjacule instantanément et sans se tripoter s'il vous plait, lorsqu'il chante au vocoder en donnant à sa voix un timbre robotique et mélancolique ...

lundi 11 juin 2018

Isaac Hayes - Walk on by (1969)

Et si on se laissait emporter pour un voyage de 12 minutes ?
Une gourmandise suave zébrée feutrée qui flirte avec le trop grandiloquent sans jamais y sombrer ...


dimanche 10 juin 2018

Blur - Song 2 (1997)

C'est parfois pas beau les dimanches matins de gueule de bois !
C'est un peu ce que nous content les Blur ici avec Song 2.
Voici l'histoire secrète de cette chanson, début mars 1996 le groupe fait une de ses soirées "Girls & Boys" qui ont fait son succès, un mélange d'alcool, de sexe et de sujets de sa Majesté qui se termine en partouse géante.
Les petits gars de Blur n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère, les murs sont repeints de vomi, des secrétions corporelles enduisent le sol pourtant déjà jonché de bouteilles vide de bière, l'odeur qui se dégage du lieu fait regretter le doux fumet du putois. Au milieu de ce désastre émergent les membres du groupe, pas très turgescents.
Blafards, suants, déshydratés, se plaignant qu'on leur a mis du sable plein la bouche en douce durant leur sommeil, geignant de douleur car des salopards leur ont planté des punaises dans le crâne, bref ils ne sont pas frais.
Pourtant le pire reste à venir.
Damon Albarn se rend compte qu'on lui a volé ses sandales bleues, Alex James réalise qu'on lui a coupé les ongles des pieds, Graham Coxon découvre qu'on lui a greffé un bec de canard et Dave Rowntree voit que ses lacets sont défaits.
Énervés de cette situation les 4 garçons prennent leurs instruments et composent en 2'02" ce qui deviendra Song 2, avec son refrain chiadé "Woo-hoo" ...


vendredi 8 juin 2018

Coil - Princess Margaret's man in the D'jamalfna (2008)

Et si Coil avait composé le morceau parfait de downtempo ?
Léger comme l'air chaud d'une fin d'après-midi de printemps, mystérieux car constitué d'un labyrinthe sonore où se perdre avec délice, inventif et luxuriant aussi parce qu'il convoque l'esprit bordélique et attachant de Marrakech de ses souks, de sa place Jemaa el-Fna et enfin empli d'une élégance et d'un raffinement tout Anglais.
Tout Coil quoi !


mercredi 6 juin 2018

Tricky - When we die (feat Martina Topley-Bird) (2017)

Finalement c'était plus grave ...
Ils sont entrés dans la rame de métro, elle un peu absente, lui flottant près d'elle, désemparé.
Ils se sont assis l'un à coté de l'autre, sans un mot, lentement, patauds.
Il a pourtant essayé, mais il est resté la bouche entrouverte, rien n'est sorti. Pareil pour un geste, il l'a esquissé mais n'est pas parvenu à le faire.
Ils ont l'air grave.
Elle tient un mouchoir froissé dans la main. Ses yeux sont embués et rougis, elle lutte pour ne pas sangloter, pour que le flot des larmes ne reprenne pas.
Il parvient à lui murmurer quelque chose à l'oreille.
Elle ne l'écoute pas vraiment, elle serre maintenant son smartphone dans sa main, hésitant à s'en servir. Enfin ce n'est pas une hésitation, c'est de la peur.
Lui est abattu, K.O. assis.
Elle tapote l'écran de son téléphone, cherche, trouve ... Ses yeux s'embuent à nouveau, une larme perle puis coule sur sa joue, il intervient, l'essuie avec délicatesse, il sait.
Elle aussi, mais elle ne peut encore l'admettre.
Elle se sent seule, froide et effrayée; intérieurement elle hurle.
Un cancer ...


lundi 4 juin 2018

Cotti - Calm down (feat Doctor) (2008)

Ne pas stresser, laisser pisser.
Se laisser enivrer, par cette basse péremptoire, ce rythme martelé, cette mélodie synthétique mais vibrante et ce chant désinvolte ...


dimanche 3 juin 2018

Ouinsou Corneille & Black Santiago - Vinon So Minsou (?/2008)

"Écoutez-moi, suivez-moi, l'avenir vous sera très meilleur !"
Les conseils parentaux avisés aux enfants, en même temps comment ne pas les suivre tant ils sont pleins d'entrains, d'afrobeat et de funk.
Un peu d'esprit critique peut aussi être le bienvenu ...


vendredi 1 juin 2018

Hustla - La blague (2015)

"Ils ont le flow à Mickaël Youn", "tellement j'voyage j'suis sponso par air Jordan" rien que pour ces deux saillies ce morceau vaut le coup.
Si on ajoute une critique bien sentie des rappeurs je veux être, ceux qui s'y croient, les caïd en beurre, les rois du hardcore bisounours ça devient croustillant.


jeudi 31 mai 2018

Igorrr & Ruby My Dear - Barbecue (2014)

Les barbecues du père Igorrr et de son comparse Ruby My Dear sont du genre grand huit géant.
Ce n'est pas le genre de barbecue où tu prends tes chipos et tes merguez et que tu mets à griller tranquillement.
Trop commun et sans panache !
Non les deux lascars ont une technique bien plus élaborée: ils susurrent des mélodies élégantes aux travers de porc, ils content de douces histoires aux côtes de bœuf, ils agitent frénétiquement leurs petits bras musclés pour réchauffer et faire rougeoyer le charbon, ils convoquent les flonflons des accordéons quand il s'agit de boire un coup et enfin quand tout est prêt qu'il n'y a plus qu'à poser délicatement la viande sur la grille, ils laissent tout tomber, sortent un lance-flammes et crament la barbaque d'un coup.
Un contrepoint brutal mais efficace au raffinement précédent ...


mercredi 30 mai 2018

Aphex Twin - Blue Calx (1994)

Écouter Blue Calx d'Aphex Twin c'est un peu comme regarder un magnifique paysage la nuit sous un ciel étoilé, perdu dans un coin paumé loin de tout: on ne voit pas grand chose, il ne se passe presque rien mais le spectacle est magnifique.
Du coup l'esprit vagabonde, divague, se perd bercé par une caresse sonore ...


lundi 28 mai 2018

Throbbing Gristle - United (1978)

Mai 1978, les Throbbing Gristle, pleins d'ambition, sortent ce single United (avec en face B le pétillant Zyklon B zombie), une chanson d'amour, une belle romance légèrement douce-amère où il est question d'amour fusionnel éternel, d'union que rien ne peut rompre.
Leur but inavoué conquérir les charts Britanniques, voire mondiaux avec cette bluette, potentiel hit de l'été à venir.
Autant le dire tout de suite ils n'y sont pas véritablement parvenus.
La faute peut-être à une mélodie à peine trop monotone, mais aussi à une rythmique pas véritablement dynamique et aussi à un certain manque d'entrain et d'enthousiasme dans le chant ...


dimanche 27 mai 2018

Dictaphone - Peaks (2004)

Bienvenue dans le royaume nocturne du feutré délicat.
C'est une voiture qui circule à vive allure sur une route de montagne, enveloppée de nuit, après que la pluie soit tombée sur le bitume, qui durant toute la journée a emmagasiné la chaleur lourde d'un soleil du mois d'août, provoquant des volutes de brume, des nappes de brouillard.
Alors que le conducteur devrait être un peu angoissé à l'idée de conduire en y voyant si mal, si proche d'un précipice abrupt, il est serein, insouciant, inconscient même du danger voisin.
Il pilote avec désinvolture sa voiture, ayant l'impression de flotter, il avance avec élégance, véloce, téméraire et rassuré, mais un peu à l'aveuglette ...


Funkadelic - You scared the lovin' outta me (1976)

Où il est question de funk lancinant et torride, bien barré, voire allumé, mais aussi de nombril et de fruit.
Bon selon que le fruit soit une fraise ou une pastèque l'effet ne sera pas le même ...

La crème chantilly ne saurait attendre ...


Badawi - Enter the heretic (1999)

L'impression de découvrir la musique de cultes païens oubliés, les cérémonies des dieux perdus. 
L'hérésie de quelques déviants de la doxa, de quelques aventureux ...
Sombre, mystérieuse et  mystique, convertissant souterrainement les masses par sa répétition hypnotique.
Nimbée d'une aura trouble, fascinant par son secret et les fantasmes qu'elle charrie.
Succombons à son charme trouble et acceptons ses révélations ... 


samedi 26 mai 2018

Jonathan Fitoussi / Clemens Hourrière - Labyrinths (2018)

Pour quiconque aime un peu la solitude et la tranquillité les labyrinthes sont d'idéaux lieux de villégiature ...


jeudi 24 mai 2018

Grems - Zombi (2013)

Du hip-hop angoissant, lent, poisseux sur fond de rupture amoureuse et de descente aux enfers en résultant, le tout dopé aux antidépresseurs, aux anxiolytiques et au chichon.
Lobotomie, pour le shlag qui très vite se retrouve au rang d'épave de rue à errer sans but, amorphe, désorienté de la vie ...



C'est le second morceau sur soundcloud


mercredi 23 mai 2018

Hebrewuzigod & Reindeer667 - 667daysofRedawnstatic (2006?/2017)

Un condensé de colère froide, de rage méprisante, de violence crachée, éructée d'une voix nasillarde sur fond de hip-hop famélique n'ayant que le beat sur la peau.

En même temps avec les restes calcinés de la tour Grenfell pouvait-il en être autrement ?


lundi 21 mai 2018

Big Cheese All Stars - I've got mine (1995)

Un peu de sirupeux presque douçâtre mais qui évite sur le fil le mauvais goût, de l'acid jazz vintage, rien de tel pour aborder finalement avec classe l'heure tant attendue du cocktail time !


samedi 19 mai 2018

WomenSaid - Majick ! (2018)

"Majick is everywhere !"
Ça commence comme un voyage spirituel, une incantation pour une cérémonie de sorcellerie occulte puis ça continue en funk bancal, synthétique et vicié avant que le sortilège ne prenne fin laissant place au vide.


vendredi 18 mai 2018

Rodrigo Gallardo - Kalimera (2016)

Un moment de grâce, une relecture inspirée, qui fait se sentir bien, débarrassé des tracasseries bêtes du quotidien.
Alors autant flotter parmi la nuages ...


mercredi 16 mai 2018

Blackstrobe - Me and Madonna (2002)

Avant de faire de la musique de danse sombre et racée, les Blackstrobe avaient une toute autre activité.
Gérard Blackstrobe, l'ainé des 2 frères, était poule pondeuse dans boulangerie du centre de Tourcoing, une véritable attraction locale qui drainait de nombreux spectateurs surtout durant le week-end. Son frère Nestor Blackstrobe était rouleur de papier toilette dans une usine secrète cachée sur l'île de Ré (pour ceux qui ne savent pas en quoi consiste le métier de rouleur de papier toilette voici une petite explication: les rouleurs de papier toilette ont une petit tube en carton dont ils enduisent un bout de colle, ils collent dessus le bout d'une longue feuille d'ouate de cellulose dont régulièrement il percent la largeur de trous afin d'en faciliter le détachement, ce métier tend à tomber en désuétude).
Durant leurs vacances ils perpétuent une tradition initiée dans leur enfance; ils composent de la musique (on leur doit entre autres Paperback writer des Beatles en 1966 et Les lacs du Connemara de Michel Sardou en 1981), durant l'été 2001 après une bonne choucroute au Riesling ils produisent Me and Madonna, c'est un succès mondial qui leur vaut renommée, gloire ...
Ils profitent de leur succès et de leur argent pour se faire implanter des moustaches, poser des faux ongles verts, acheter des tee shirts en cuir et des ampoules pour leur salon respectif; des vrais déglingos !


mardi 15 mai 2018

The Body - Can carry no weight (2018)

Dans la série kikerev'la je demande The Body.
Des The Body on retiendra la malchance légendaire de leur chanteur, ce type cumule les mauvaises habitudes; la première il porte de jeans slims, la seconde il ne met pas de caleçon.
Aussi, souvent, quand il remonte sa braguette un drame survient, de la peau de coince dans la fermeture éclair d'où son chant spécifique mélange subtil de douleur, de haine le tout en très aigu.
Venons-en à "Can carry no weight", c'est une terre de contraste un rythme presque techno l'inaugure avec en contrepoint des chœurs éthérés intemporels qui semblent provenir tout droit de chez Dead Can Dance, arrive ensuite la voix caractéristique du chanteur guignard puis la guitare abrasive et bruitiste et enfin cette voix grave, profonde au spectre large et quasi liturgique, le morceau se termine, dans le calme,par quelques traces de cordes.
Un choc des opposés dont sort un moment hors du temps ...