vendredi 29 juin 2018

Teleplasmiste - The wishing machine (2018)

Une machine à souhaits.
Mais ils sont un peu étranges ces souhaits, lents et difficilement compréhensibles, mais tellement envoutants ...


jeudi 28 juin 2018

Les Nouvelles Polyphonies Corses Avec Hector Zazou - Terra Brusgiata (1991)

La chaleur pesante et étouffante d'un jour de plein soleil du mois d'août, quand le maquis sens le sec et la poussière aride et qu'un rien peut le mettre à feu.
La brulure de l'incendie, la terre calcinée, fumante meurtrie.
L'espoir de la renaissance.
L'écho des voix immémoriales, profondes et sages.
La Corse ...


mardi 26 juin 2018

Two Banks Of Four - Street lullaby (Herbert gutter dub) (2002)

Une leçon d'élégance, tout en finesse, en rafraichissement, un peu jazz, un peu deep house, un peu soul, parfaite compagne de la langueur estivale qui s'installe, véritable ode à profiter des soirées qui se prolongent.
De quoi regretter que ce ne soit pas vendredi soir tous les jours ...


samedi 23 juin 2018

Genius/GZA - Killah hills 10304 (1995)

Une chronique sombre sur une musique glauque, c'est samedi, alors on profite et on visite ...


Black Moon - Buck 'em down (1994/2004)

Simplement se laisser captiver par cet imparable boom bap, ces samples bien choisis, ce flow cool et ces chœurs euphorisants ...
On profite, tranquille ...


vendredi 22 juin 2018

Ian Hicks - Character collapsed (2018)

Un personnage qui s'effondre et c'est toute l'histoire qui vacille.
Pourtant il y avait de la matière, une histoire alambiquée, une intrigue retorse, des rebondissements, de la noirceur, une ville qui se délite, des hésitations, des remords, un peu d'héroïsme, un soupçon de passion, beaucoup de vengeance, des coups tordus, pas d'espoir ...
Mais un des personnage n'était pas de taille, n'avait pas la carrure, forcement plus rien ne se tient, ça cafouille, ça s’emmêle les pinceaux, jusqu'à la fin boiteuse ...


mardi 19 juin 2018

Plant43 - Stellar nursery (2012/2018)

C'est ce moment, bref, lorsque la conscience vacille, que le monde avoisinant, réel et physique se dissout.
Tout devient flou, se brouille, puis émerge une nouvelle réalité, moins rationnelle, plus fantasque et imprévisible.
Le temps et l'espace s'effacent, se remodèlent selon une nouvelle logique qui n'apparait pas au premier regard.
Serait-ce le sommeil et le rêve ?


dimanche 17 juin 2018

Paolo Conte - Aguaplano (1987)

Accomplir des arabesques graciles, des virevoltes audacieuses, à bord d'un avion que dirige un pilote dextre et poète.
Suivre la courbe des nuages, imiter le vol majestueux de l'albatros, cela sans but aucun, si ce n'est l'ivresse de la liberté aérienne, la joie de s'affranchir de la pesanteur.
Puis après ces tours et détours, prendre le cap plein ouest pour tenter, vainement hélas, de suivre la course du soleil.
Et puis finalement dans la nuit qui tombe se poser ...


vendredi 15 juin 2018

Miel De Montagne - Pourquoi pas (2018)

Ma première réaction a plutôt été: pourquoi !
Une mélodie limite douceâtre, une voix sortie du pire des années 80, des paroles indigentes ("toi quand je t'ai vue, je me suis dit pourquoi pas vivre tout nu ...") et une vidéo qui a oublié le bon goût.
Et puis, la chaleur conjuguée à l'abus de mojitos et à la fatigue ont fait que ça passe, d'autant qu'un gars qui s'appelle Miel De Montagne ne peut pas être totalement mauvais.
Mais à petites doses, 'faudrait quand même pas risquer le trop plein et l’écœurement  ...


mercredi 13 juin 2018

Dollkraut - Du Fetisch (Feat. De Ambassade) (2018)

Pénétrons dans le monde feutré, discret et particulier du fétichisme ...
Je ne parle pas de l'adoration des objets de culte de certaines religions/sectes (les statuettes Africaines, les bouddhas géant d'Asie, ou le gugusse à moitié à poil sur une croix) mais bien du fétichisme sexuel, cette attirance et excitation pour des vêtements, des chaussures, des parties du corps et autres ...
Laissons de coté les aficionados des claquettes-chaussettes, les fondus de la guêpière en latex et ceux qui aiment associer les deux pour nous concentrer sur un fétichisme bien particulier: le fétichisme musical, dont Dollkraut semble être un bon spécimen.
Chez Dollkraut c'est le fétichisme de Kraftwerk, il kiffe triturer les boutons des synthétiseurs vintage, il s'émoustille en reproduisant les rythmes de ses idoles et il éjacule instantanément et sans se tripoter s'il vous plait, lorsqu'il chante au vocoder en donnant à sa voix un timbre robotique et mélancolique ...

lundi 11 juin 2018

Isaac Hayes - Walk on by (1969)

Et si on se laissait emporter pour un voyage de 12 minutes ?
Une gourmandise suave zébrée feutrée qui flirte avec le trop grandiloquent sans jamais y sombrer ...


dimanche 10 juin 2018

Blur - Song 2 (1997)

C'est parfois pas beau les dimanches matins de gueule de bois !
C'est un peu ce que nous content les Blur ici avec Song 2.
Voici l'histoire secrète de cette chanson, début mars 1996 le groupe fait une de ses soirées "Girls & Boys" qui ont fait son succès, un mélange d'alcool, de sexe et de sujets de sa Majesté qui se termine en partouse géante.
Les petits gars de Blur n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère, les murs sont repeints de vomi, des secrétions corporelles enduisent le sol pourtant déjà jonché de bouteilles vide de bière, l'odeur qui se dégage du lieu fait regretter le doux fumet du putois. Au milieu de ce désastre émergent les membres du groupe, pas très turgescents.
Blafards, suants, déshydratés, se plaignant qu'on leur a mis du sable plein la bouche en douce durant leur sommeil, geignant de douleur car des salopards leur ont planté des punaises dans le crâne, bref ils ne sont pas frais.
Pourtant le pire reste à venir.
Damon Albarn se rend compte qu'on lui a volé ses sandales bleues, Alex James réalise qu'on lui a coupé les ongles des pieds, Graham Coxon découvre qu'on lui a greffé un bec de canard et Dave Rowntree voit que ses lacets sont défaits.
Énervés de cette situation les 4 garçons prennent leurs instruments et composent en 2'02" ce qui deviendra Song 2, avec son refrain chiadé "Woo-hoo" ...


vendredi 8 juin 2018

Coil - Princess Margaret's man in the D'jamalfna (2008)

Et si Coil avait composé le morceau parfait de downtempo ?
Léger comme l'air chaud d'une fin d'après-midi de printemps, mystérieux car constitué d'un labyrinthe sonore où se perdre avec délice, inventif et luxuriant aussi parce qu'il convoque l'esprit bordélique et attachant de Marrakech de ses souks, de sa place Jemaa el-Fna et enfin empli d'une élégance et d'un raffinement tout Anglais.
Tout Coil quoi !


mercredi 6 juin 2018

Tricky - When we die (feat Martina Topley-Bird) (2017)

Finalement c'était plus grave ...
Ils sont entrés dans la rame de métro, elle un peu absente, lui flottant près d'elle, désemparé.
Ils se sont assis l'un à coté de l'autre, sans un mot, lentement, patauds.
Il a pourtant essayé, mais il est resté la bouche entrouverte, rien n'est sorti. Pareil pour un geste, il l'a esquissé mais n'est pas parvenu à le faire.
Ils ont l'air grave.
Elle tient un mouchoir froissé dans la main. Ses yeux sont embués et rougis, elle lutte pour ne pas sangloter, pour que le flot des larmes ne reprenne pas.
Il parvient à lui murmurer quelque chose à l'oreille.
Elle ne l'écoute pas vraiment, elle serre maintenant son smartphone dans sa main, hésitant à s'en servir. Enfin ce n'est pas une hésitation, c'est de la peur.
Lui est abattu, K.O. assis.
Elle tapote l'écran de son téléphone, cherche, trouve ... Ses yeux s'embuent à nouveau, une larme perle puis coule sur sa joue, il intervient, l'essuie avec délicatesse, il sait.
Elle aussi, mais elle ne peut encore l'admettre.
Elle se sent seule, froide et effrayée; intérieurement elle hurle.
Un cancer ...


lundi 4 juin 2018

Cotti - Calm down (feat Doctor) (2008)

Ne pas stresser, laisser pisser.
Se laisser enivrer, par cette basse péremptoire, ce rythme martelé, cette mélodie synthétique mais vibrante et ce chant désinvolte ...


dimanche 3 juin 2018

Ouinsou Corneille & Black Santiago - Vinon So Minsou (?/2008)

"Écoutez-moi, suivez-moi, l'avenir vous sera très meilleur !"
Les conseils parentaux avisés aux enfants, en même temps comment ne pas les suivre tant ils sont pleins d'entrains, d'afrobeat et de funk.
Un peu d'esprit critique peut aussi être le bienvenu ...


vendredi 1 juin 2018

Hustla - La blague (2015)

"Ils ont le flow à Mickaël Youn", "tellement j'voyage j'suis sponso par air Jordan" rien que pour ces deux saillies ce morceau vaut le coup.
Si on ajoute une critique bien sentie des rappeurs je veux être, ceux qui s'y croient, les caïd en beurre, les rois du hardcore bisounours ça devient croustillant.