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Affichage des articles associés au libellé Dark Jazz

Ossia - Radiation (2019)

Un moteur antédiluvien asthmatique qui fait une sorte de remugle passant pour de la techno ralentie sous codéine à laquelle s'ajoute un succédané de saxophone freejazz qui souffle ses notes comme il peut, beaucoup d'espace entre les notes et pourtant une impression d'oppression, en résumé un assemblage aussi hétéroclite qu'envoutant et vénéneux ... Devil’s Dance by OSSIA

Scorn - Tamper (1996/1999)

Une altération. Une musique viciée, sourde, monomaniaque, brumeuse, ralentie, étouffante dont la vocation première serait dévoyée et qui ne serait que l'expression de sa fin inéluctable. Ses sons ne parviennent qu'à peine à faire entendre leur détresse et leur souffrance. Comme s'ils suffoquaient dans une agonie lente et une indifférence totale ...

Nyctophiliac - Midnight radio (2017)

Impromptu, il entre dans le bar, lance un salut à la cantonade. Ça c'est la nuit ... Il braque les regards sur lui, tous semblent penser: que vient-il faire ? Il ne s'en rend pas compte, préoccupé, il se dirige vers le comptoir, puis lorsqu'il y arrive apostrophe le serveur et passe sa commande. Il espère qu'il sera célère car il a soif. Enfin soif c'est relatif, il a surtout besoin d'un alcool fort. Le mescal sera parfait. Les regards ne l'ont pas lâché, ils lui collent littéralement au dos, il sent leur poids. Ça le stresse ... Il tente de se rassurer et essaye d'engager la conversation avec le barman en vain. Finalement son mescal arrive, il le hume, puis en prend une gorgée avec avidité. Ça le détend ... Un peu, pas assez en tout cas, il termine son verre en une lampée, le pose bruyamment sur le comptoir et recommande le même. Et ces satanés regards qui ne le lâchent toujours pas, il n'en peut plus. Son verre enfin ! Cette fois le ...

Dale Cooper Quartet & The Dictaphones - Pemp Ajour Imposte (2017)

Où il est question d'amour et d'élongation vaporeuse du temps sur fond de jazz alangui et de voix parcimonieuse de crooner, mais aussi de soupirs ... Toujours une musique de nuit par gens non pressés ...

Spektr - The art to disappear (2016)

L'art de la disparition, ou comment s'évanouir, se volatiliser. La méthode de Spektr semble bien rodée, déjà avec un nom rappelant le transparent et immatériel état du fantôme ils s'en approchent initialement. Mais ces roués lémures possèdent une technique bien plus élaborée et musicale. Ils paraissent jouer du jazz, à peine inquiétant, vaguement étrange, puis sans prévenir ils passent d'un coup à du métal énervé, break de jazz, reprise furibarde option black métal, silence, sample de film, retour jazz, alternance de métal, de jazz, l'auditeur commence à être véritablement désorienté, il ne sait plus où donner de l'oreille, se tâte, s'interroge, tend l'oreille, tente de savoir ce qu'il écoute et alors qu'il retrouve enfin ses repères, s'aperçoit que la musique s'est arrêtée et que les musiciens sont partis. L'auditeur se retrouve pantois et berné: Spektr à une fois de plus réussit son tour de disparition. Ils ont réellement inve...

Dale Cooper Quartet & The Dictaphones - Tua Orviel courvite Isabelle (2017)

Twin Peaks revient donc rien d'étonnant à ce que le Dale Cooper Quartet & The Dictaphones refasse sont apparition. Toujours avec leur doom jazz ambient sombre, lent et voluptueux. Tout en soupirs, souffles et battements lents, sur fond de nappes sonores aériennes avec du "chant", discret, spectral mais chaud à deux voix parfois, ajoutant à l'ambiance mystérieuse et feutrée. C'est une invitation aux préliminaires durables; ceux qui font monter doucement la pression et ajoutent une subtile tension érotique. Une musique de nuit, forcement ... Astrild Astrild by Dale Cooper Quartet

The Thing With Five Eyes - Amzha (2017)

L'album s'appelle "lumière" et c'est assez paradoxal car c'est relativement sombre comme musique, enfin en grande partie car il y a quelques accès lumineux. Dans la lignée du The Mount Fuji Doomjazz Corporation et du The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble : intense et plein de respiration. Un diamant noir ... نور by The Thing With Five Eyes

Dale Cooper Quartet & The Dictaphones - Quatorze pièces de menace (2013)

Dale Cooper et son dictaphone, la référence à l'agent du FBI dans Twin Peaks , de David Linch , laisse percevoir que l'obscur, le mystérieux, le menaçant, l'intriguant, le difforme et même peut-être le rêveur seront au rendez-vous. Quatorze pièces de menaces promettent-ils, première chausse-trappe, l'album ne compte que 11 morceaux, où sont passés les 3 morceaux manquants ? Mystère ! De menaces ensuite, qui est menacé, pourquoi et quelle est cette menace, à nouveau le mystère plane. Il va s'épaissir à la lecture des titres des morceaux, qui semblent être écrits dans un français étrange, pas véritablement ancien, ni correctement écrit et au sens obscur voire abscons. Pourquoi ? Ils ne faut pas chercher une maitrise hasardeuse de la langue de Jean-Claude Bourret comme pourraient le faire des américains farceurs et utilisateur d'un traducteur automatique au résultat improbable, non le Dale Cooper Quartet est breton, alors s'agit-il d'une volonté délib...