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Affichage des articles associés au libellé Renaud Papillon Paravel

Renaud Papillon Paravel - J'aime tonku (2002)

"Est-ce que tu sais ce que c'est ça ?" interroge en ouverture de son morceau Renaud papillon Paravel. La réponse vient promptement et sans ambiguïté: "le pornographe du phonographe." Le propos est direct: "j'aime tonku, j'aime les bonnes pipes, les bons culs, j'aime tes gros seins, ton p'tit cul." Alors que le vulgaire pourrait facilement surgir (et l'on se demande s'il ne la pas déjà fait de manière fracassante), notre insecte fait dans la métaphore un "poil" subtile et dans le jeu de mot quelque peu alambiqué, ou au moins dans la tournure capillotractée (qui ne manque pas de piquant)... le tout sur fond de reggae mené tambour battant. Au final entre provocation lourde et louvoyance plus fine difficile de trancher, tant le bougre est sur le fil.

Renaud Papillon Paravel - Le chanteur bien cuit (2004)

L'abnégation voici ce qui caractérise Renaud Papillon Paravel. C'est vrai ce type vient de trouver le refrain de la mort qui tue lors du "pipi du matin", la chanson moisie par excellence aux vers nazes, sans âme, lisses et sans idées, le truc qui lui permettra de rivaliser avec les plus glands, bref le futur hit que fait-il ? Plutôt que de se voir en haut de l'affiche, jalousé par ses pairs, envié par les cadors, courtisé par la lie le gratin de la chanson française, mal remis d'une gueule de bois carabinée, le jugement encore embrumé par les vapeurs d'alcool notre joyeux luron se rend compte qu'il divague et qu'il n'est que le costumier de nos stars inoubliables. Malheureusement, encore ivre, alors qu'il repasse le costume de scène d'une de nos plus grandes vedettes, un légitime et irrépressible besoin d'exonération le prend et l'éloigne trop longtemps de son fer posé sur l'habit d'apparat; l'irréparable est ...