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Primus - Nature boy (1993)

Avec Primus il faudrait presque inventer une catégorie musicale à part: FOUTRAQUE (ok ils ne sont pas les seuls à entrer dedans).
Comment un disque comme Pork Soda a-t-il pu se retrouver n°7 du Billboard 200 ?
Imaginez les Ludwig Von 88 dans les 5 meilleures ventes du top 50 (je sais, ça demande un gros effort d'imagination) !!!
Un bassiste qui se prend pour un guitariste, des réminiscences de banjo, des solos de n'importe quoi joués n'importe comment, ni queue ni tête, des paroles qui feraient passer l'intégrale des Monty Python pour un essai de Kant (ah ces histoire de pêche), percussions balinaises (enfin presque), des dissonances Sonique Youthiennes, du perché Residentesque, une louche de Zappa, ne manquent que de la cornemuse et un raton laveur pour compléter cet inventaire bigarré.
Et Nature boy alors ?
Barré bien évidement ! Un morceau qui doit être interdit de tout passage radio, intro de quasi 20" de batterie, branlette de chat lors de la déclaration d'impôt, bite au vent et mattage de porno, solo de basse, solo dissonant de guitare, solo de batterie et 5'32" ... tout pour plaire à un programmateur de radio.



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