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The Stooges - We will fall (1969)

Pour faire court We will fall est un peu comme un pet survenant lors d'un premier rendez-vous amoureux: incongru et inopportun.
Alors que tout le reste de l'album est ramassé, poisseux, excité et plein d'une tension post-adolescente pleine de sexe, We will fall est une procession toute en lenteur, une sorte de (qué)quête mystique, un mantra lancinant, guidé par le violon de John Cale en plein bad trip et en pleine rupture du Velvet (dont l'ombre plane sur ce titre).
Enfin en apparence et musicalement car d'un point de vue paroles hormis un mantra indien qui tourne en boucle tout au long de la chanson (et qui reste ambigüe quant à sa signification)  laissant supposer qu'il s'agit recherche de spiritualité il n'est question que de l'attente d'un long et jubilatoire coït.
Donc dans sa chambre d'hôtel, un lascar s’apprête à passer une nuit éveillé à attendre qu'au matin sa dulcinée arrive afin qu'ils fassent leur petite affaire: il va la besogner à en choper des érythèmes sur le chibre, puis ils s'endormiront, éreintés, fourbus et "paisible (...) décontracté du gland" pour lui.
La nuit va être longue que va-t-il bien pouvoir faire pour s'occuper et se maintenir "tight" (tendu,, raide entre autres acceptions) ?
Ça sent la branlette ... donc finalement on reste dans la thématique de la tension post-adolescente et cette chanson a pleinement sa place dans l'album.


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