Accéder au contenu principal

Iggy Pop - Miss Argentina (1999)

Alors que je voulais écouter tout simplement une chanson pop récente sur you tube, naïvement dans le champs de recherche je tapais "pop 2017".
Quelle déconvenue !
Ce fut un succession de top pop 2017 avec dedans, comment dire sans être trop cru, un résidu de transit intestinal trop rapide et trop volumineux et cherchant à s'évacuer intempestivement; dois-je faire un dessin ...
Je ne prendrai que la première playlist. Pour commencer Luis Fonsi et sa nouvelle torture auditive (je pensais qu'après Despacito il avait été jeté dans une prison mexicaine et que des prisonniers condamnés à de longues peines avaient enfin trouvé une utilité à sa bouche et fait en sorte qu'il ne chante plus), ensuite le rondelet Ed Sheraan accompagné une fois de plus par de la guimauve, ensuite un truc insipide vaguement latino, à ce moment là j'ai vomi une première fois. Par précaution ayant encore l'estomac retourné j'ai zappé quelques chansons qui avaient l'air frelatées, j'ai repris avec Marshmello, n'en attendant rien mais me disant que le sucre ça passerait, au pire je ferai un peu de diabète auditif. Erreur grossière, mais moins que ce que j'entendais.
Suivante, non en fait la présence de Sean Paul me met en alerte, nouveau saut Sam Smith, anonyme inconnu pour moi, début limite blues, je souffle et reprends des couleurs, lui se met à chanter et la c'est le drame, l'internationale des chanteurs saoulants interchangeables à encore frappée: un nouveau clone !
Next, enfin next, j'en ai zappé une bonne vingtaine par précaution.
Arrêt sur un truc où Coldplay apparait, ce n'est pas que j'aime ça, mais au moins j'aurais l'impression d'être dans un ascenseur et parfois un ascenseur ce n'est pas si mal.
Hélas ça tourne mal, ils se sont acoquinés avec un remixeur de mes couilles; du coup non seulement ça a la saveur du topinambour bouilli mais malheureusement celui-ci est parfumé à la merde.
A bout de souffle, barbouillé, nauséeux et fébrile je renonce après avoir vu à quoi j'allais être exposé: Guetta, Pink, Harris, Cyrus et consorts, c'en est trop pour moi ...
Désespéré je fonce chercher une hache pour fracasser mon ordinateur, pensant sérieusement qu'il a été envouté par un esprit malin et pervers. Puis je me reprends et j'ai une illumination: Pop !
Mais bien sur Iggy Pop, il me fallait du baume au cœur, la chaleur, la langueur, la lenteur, la simplicité de Miss Argentina coulèrent de source.
Me voici les oreilles rassérénées ...


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

No Suicide Act - No Suicide Act (2023)

Bru(i)t X Noir Une arrivée, un retour aussi inattendu que bruitiste et engagé. L'association de FranXoa la voix des Bérus et de Madsaxx le saxo, d'entre-autres, Ukandanz pour un Ep constitué de 2 nouveaux titres et de 3 reprises des Bérurier Noir. La voix de FranXoa n'a pas changé, toujours aussi écorchée, enragée posée et forte. Le sax de Madsaxx est lui maltraité, trituré, déformé pour devenir un soufflement électronique saturé menaçant. Forcement une boite à rythmes vient assurer les beats. Au programme 4 reprises des Bérus, ou plutôt 4 relectures avec actualisation des paroles afin de rester dans l'air du temps et un nouveau track.  Un Nada 2024 inaugural qui ne lâche rien aux préoccupations de l'instant les milichiens sont toujours là mais le contrôle est facial et social, la NSA n'est pas loin ...  Suit le peu connu En Pensant , plus posé musicalement mais très tourmenté dans ses thématiques.  Arrive l'inédit Death Life Blues sorte d'hommag...

Shackleton & Ernesto Tomasini - Rinse out all the contaminants (2016)

Psalmodie moderne pour liturgie contemporaine. Shackleton et ses ambiances solennelles post-apocalyptiques, lentes et profondes s'allie au fantasque chanteur italien, plutôt grave ici, Ernesto Tomasini. Il en ressort ce "Devotional songs" , rituel initiatique sonore aux teintes multiples, toujours envoutantes et immersives. Avec en guise d'introitus à cette messe pour le temps présent dégénéré "Rinse out all the contaminants" ...

Badder than evil - Hot wheels (the chase) (1973)

La disparition du vengeur masqué (mais qui est-il ?). Triste nouvelle, le mystérieux vengeur masqué est mort.  Enfin masqué, il ne l'a pas toujours été, vengeur non plus d'ailleurs. Par contre musicien il l'était. Avec au final une œuvre foisonnante et diverse (pour ne pas dire hétéroclite). Ici il s'implique à visage demi couvert. Sous le pseudonyme d'Andy Badale, soit pas très loin de sa véritable identité ... Au menu un titre qui déchire, du beat qui envoie du lourd, du groove poisseux, un classique des samples de breakbeat. Assez loin de ce qu'il fera par la suite, plus vaporeux. Hélas il est mort, David Lynch est inconsolable, Angelo Badalamenti est mort et c'est triste ...