Accéder au contenu principal

Soul Coughing - Is Chicago, is not Chicago (1994)

Du blanc bec, un peu branleur post-beat, tendance jazzeux bricolo Knitting factory décompléxé de surcroit , que l'on qualifierait de nos jours de hipster, au menu du jour.
Je veux bien entendu parler de Soul Coughing, sympathique groupe des années 90 créateur d'une musique associant une base jazz, un fond de hip-hop, une poésie souvent absurde, des samples et claviers improbables et même une guitare décontractée.
"Is Chicago, is not Chicago" débute par les pérégrinations incongrues d'un type pilotant un avion dans le Chrysler building à New York présente une vision naïve du pilotage en milieu urbain (vision mise en pratique quelques années plus tard par des gens qui n'auront pas saisi toute la subtilité onirique et poétique de cette vision et qui la faute à une écoute inattentive et à une grande maladresse se tromperont lamentablement de building) et se poursuit par une énumération improbable de villes qui "sont dans la place".
Musicalement aussi c'est sympa ! Et en live ça avait envoyait bien aussi.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Shackleton & Ernesto Tomasini - Rinse out all the contaminants (2016)

Psalmodie moderne pour liturgie contemporaine. Shackleton et ses ambiances solennelles post-apocalyptiques, lentes et profondes s'allie au fantasque chanteur italien, plutôt grave ici, Ernesto Tomasini. Il en ressort ce "Devotional songs" , rituel initiatique sonore aux teintes multiples, toujours envoutantes et immersives. Avec en guise d'introitus à cette messe pour le temps présent dégénéré "Rinse out all the contaminants" ...

No Suicide Act - No Suicide Act (2023)

Bru(i)t X Noir Une arrivée, un retour aussi inattendu que bruitiste et engagé. L'association de FranXoa la voix des Bérus et de Madsaxx le saxo, d'entre-autres, Ukandanz pour un Ep constitué de 2 nouveaux titres et de 3 reprises des Bérurier Noir. La voix de FranXoa n'a pas changé, toujours aussi écorchée, enragée posée et forte. Le sax de Madsaxx est lui maltraité, trituré, déformé pour devenir un soufflement électronique saturé menaçant. Forcement une boite à rythmes vient assurer les beats. Au programme 4 reprises des Bérus, ou plutôt 4 relectures avec actualisation des paroles afin de rester dans l'air du temps et un nouveau track.  Un Nada 2024 inaugural qui ne lâche rien aux préoccupations de l'instant les milichiens sont toujours là mais le contrôle est facial et social, la NSA n'est pas loin ...  Suit le peu connu En Pensant , plus posé musicalement mais très tourmenté dans ses thématiques.  Arrive l'inédit Death Life Blues sorte d'hommag...

Funky Sobrietas - Maria (2020)

 Pour faire simple ce track est encore plus bancal que la politique de Castex, c'est dire le niveau de l'exploit ! Rien ne va, tout est de travers, un peu pas à sa place, la mélodie réduite à un accord ressassé un nombre incommensurable de fois devenant hypnotique, la rythmique basique qui semble taper à coté avec tellement de persistance que ça doit être fait exprès, le gémissement sensuel (ringard depuis le French Kiss de Lil Louis) qui tente d'érotiser le morceau mais qui ressemble plus à un évier qui se débouche. Il manque cependant le meilleur, le duo de chanteur; vraisemblablement les 2 lascars ont eu l'idée de produire ce track après une journée passée à picoler, il y en a un qui tente de prendre une voix grave, martiale et menaçante - mais n'est pas The Horrorist qui veut - qui provoque plutôt des fous rire. Son comparse n'est pas mieux logé, entendre sa voix revient à se masser une hémorroïde avec un mélange de sel et de citron: c'est inutile et dou...