jeudi 4 juin 2015

Deepchord - Cruising towards dawn (2012)

Perdu au milieu d'une vaste mer d'huile, sur un esquif futuriste, au loin le soleil va poindre, le but se rendre à cet endroit pour profiter de l'aube sereine et majestueuse.
Hélas cet instant est par définition fugace et la quête semble vaine car toujours amenée à recommencer et à ne pas durer.
Et puis il y a un paradoxe.
C'est vrai le soleil "se lève" à l'Est au loin à l'horizon (pour mémoire l'horizon est ce point dont plus on s'en rapproche plus il s'éloigne) aussi à s'y rendre on s'en éloigne (à cause de la rotation de la Terre conjuguée de notre mouvement).
Aussi ne faudrait-il pas rester immobile, voire reculer, pour profiter plus longtemps de cet instant ?
Reste la possibilité de voyager dans le temps pour que le présent ne devienne du passé et pouvoir ainsi profiter éternellement de l'instant présent, certes mais alors profite-t-on réellement de l'instant présent s'il est infini, n'est-ce point sa finitude qui fait sa magie, s'il était disponible tout le temps, facilement accessible ne deviendrait-il pas commun ou ennuyeux même ?
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