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Maukook - Tribute to the Prince (2017)

Une immensité lumineuse s'ouvre, chaude et aérienne, comme une âme.
Bientôt une pulsation sourde, un cœur arythmique aux échos discrets, retentit.
Puis une basse s'ajoute, en guise de squelette et de muscle, pour donner du corps à cet éther fantôme.
La belle mécanique se met en mouvement, déambulant avec grâce.
Et puis d'un coup, inattendue, surgit la poésie de Prévert.
Une voix monotone, monocorde, elle décrit la montée en ascenseur d'un Roi, hautain, vil, cruel, despotique et énumère ses possessions, liste ses biens, confinant parfois à l'absurde.
Enfin surgit, en contrepoint moqueur, le rire de l'Oiseau, sorte de rébellion salutaire du bouffon face à l'ignominie du souverain ...
Une question subsiste: qui est ce Prince l'Oiseau ou le poète ?


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