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Articles

Hugues De Courson / W.A. Mozart - Dhikr Requem Golgotha (1997)

Où il est question de classique revisité et de requiem, ce doit être la saison ...

Viagra Boys - Just like you (2018)

C'est l'histoire d'un gars qui fait un rêve, une petite vie bien rangée, toute tranquille, avec la belle maison, l'adorable femme, le mignonnet petit chien, ne manque que le nain de jardin dans l'allée et le nettoyage de la voiture le week-end et la belle doche qui vient au déjeuner le dimanche midi pour parfaire ce tableau idyllique. Et puis le gars se réveille et se rend compte que sa vie ce n'est pas ça du tout ! Qui voudrait de cette vie de psychopathe, heureusement que ce n'était qu'un mauvais cauchemar, il est toujours dans son rade de troisième zone en compagnie de ses potes déglingos avec pour unique propriété une chemise sur le dos. Une inversion de vision du monde ...

U Mulateru - Requiem pour G, death is not final ... (2019)

Requiem pour G, death is not final ...

Scott Walker & Sunn 0))) - Lullaby (2014)

Scott Walker assisté des artificiers sonores de Sunn O))) se lance dans la relecture d'un de ses titres: Lullaby . Autant dire les choses rapidement et simplement Scott Walker n'est pas très doué en berceuse, ou alors il a mal compris le concept. Généralement la berceuse a pour but d'endormir quelqu'un, le plus souvent un enfant, de le détendre pour le relaxer et accéder au sommeil grâce à la douceur de la mélodie et le rythme lent. Ici ce n'est pas le cas, hormis la lenteur du rythme, c'est plutôt une stresseuse, une musique à faire au mieux des cauchemars en étant angoissé au pire à ne pas dormir de la nuit, transit de peur, redoutant que le pire ne se produise. Et cela sans compter la thématique de la chanson elle-même, Scott Walker y aborde la thématique du suicide assisté. Au final c'est plutôt une sorte d'oraison funèbre au charme obscur, ambivalent, magnétique et envoutant ... RIP Scott Walker !

Benjamin Lew & Steve Brown - Profondeurs des eaux des laques (1985)

Au petit matin, au bord d'un lac reculé, le soleil se lève, le brouillard non. Pas un bruit, juste le bruissement du vent dans les branches des arbres, le vague clapotis de l'eau, pas même un oiseau qui viendrait perturber ce moment. Ne rien faire, si ce n'est respirer lentement ...

Beat Pharmacy - Pulse nodes (2019)

Et puis soudainement le temps, inexplicablement, se met à s'écouler avec une lenteur infinie ... C'est appréciable ! Molecular by Beat Pharmacy

Svarte Greiner - Twin (2019)

Où il est question de jumeau et où ce jumeau s'il n'est pas maléfique est peut-être légèrement inquiétant. Déjà ce jumeau ne se manifeste que la nuit, quand on ne l'attend pas mais en plus il pousse de longs et étranges murmures sourds, ce qui n'incite pas réellement à la quiétude, de surcroit il est accompagné d'une fumée brumeuse, humide et froide ... Glaçant ! Twin by Svarte Greiner

Josef Garret - Without sex (Wolfstream with sex rework) (2016)

Angleterre, 1982, Margaret Thatcher s'amuse beaucoup à casser tout ce qui de près ou de loin ressemble à du social dans le pays et s'éprouve aucun remord à regarder mourir des Irlandais en grèves de la faim. Un de ses compatriotes particulièrement dépressif se demande si la situation pourrait être pire. Jovial il compose une musique si minimaliste que son Revox souffreteux s'est pendu avec la bande d'enregistrement, puis il se met à chanter de sa voix enjouée, dans un moment d'entrain rare il se dit que sans sexe ce serait une bonne idée pour empirer la situation. Puis le morceau tombe dans l'oubli durant près de 35 ans avant que les archéologues russes Wolfstream ne le redécouvrent. Leur constat est sans appel: déprimant, pire qu'un discours de Raymond Barre traduit en islandais, pour palier cette déprime ils rajoutent un rythme neurasthénique et réagencent le track de manière homéopathique ... Without Sex (Wolfstream With Sex Rework) FREE DOWNLOAD!...

Tim Buckley - Sweet surrender (1972)

Un matin de juin 1972 Tim Buckley se réveille en se disant: "et si je faisais du sex funk !" Mais pourquoi pas, allez bingo ! Ce sera l'album Greetings from LA . Alors le résultat est mitigé, question sexe et funk on a connu mieux, plus entraînant et plus orgasmique. Et puis il y a Sweet Surrender où Tim Buckley se prend pour un chanteur soul pur jus accompagné par son groupe de all stars, un cador de la Motown, ou de Stax records. Il est tellement remonté qu'il pense pouvoir défier Barry White, Isaac Hayes et le fantôme d'Otis Redding et leur mettre une raclée vocale ...

Hifiklub with Luis Fernandes, Joana Gama, Lula Pena - Jeu dit sous le vent (2019

Hifiklub après avoir exploré la Corse s'arrête au Portugal à Lisbonne. Toujours cette ambiance feutrée, ce moment tardif de la nuit propice aux confidences intimes et secrètes, de celles que l'on murmure d'une voix profonde, grave, de celles qui laissent sa place au silence et à la respiration ...

Oren Ambarchi - Triste Part 1 (2005)

L'inéluctable fin se rapproche chaque jour un peu plus ... D'ici là profitons ! Alors, encore une fois, chut, c'est la nuit (et elle sera longue) ...

How To Disappear Completely - Seraphim (2019)

"A dream will free us from our chains, mysterious and infinite, a sweet trembling runs through us − as if an echo sounded from the depths of our despair." Je crois que je suis en pleine période: "Chut, c'est la nuit ..."   Seraphim by How To Disappear Completely

Coil - The dreamer is still asleep (1999)

Un rêve , où à dos de mule on cheminerait, à peine perturbé par les chaos du sentier, sans trop savoir quel est le but. On se laisserait bercer par ce rythme indolent et cette voix envoûtante qui ferait presque oublier l’intranquillité sourde du voyage, son inconfort diffus et invisible. Faudra-t-il absolument se réveiller ...

Sababa 5 feat Yurika - Crossroad Of Love (愛の交差点 / Ai no Kousaten) (2019)

Grand écart entre le moyen orient, Tel-Aviv et l’Asie, Tokyo. Du groove moyen oriental aux synthés trop chargés en sucre mais chamarré à souhait chanté de manière un peu incongrue en Japonais. Étrange mais envoutant et rafraichissant ! Crossroad Of Love - Single by Sababa 5 (feat. Yurika)

Arling & Cameron - We are A & C (2001)

1992 Arling et Cameron ne se connaissent pas encore mais ça ne saurait tarder. Déjà ils sont tous les deux hollandais, ce qui leur fait un point commun. Mais ce n'est pas ce qui sera déterminant Leur rencontre se produit durant la campagne pour le référendum de Maastricht, tous deux militant pour le oui. Ils se découvrent aussi une passion commune pour le hula hoop et la collection de chewing-gum mâchés. Puis un jour alors qu'ils sont chez leur coiffeur ils décident de faire de la musique. Ils commencent par lancer un groupe de ventriloques, un flop total ... Pas découragés ils tentent ensuite de monter un groupe au concept inédit: ils tapent l'une sur l'autre deux bouteilles vides de plastique en poussant des hurlements lugubres, un nouvel échec cuisant (et une condamnation pour mauvais goût patenté). Hélas rien ne les arrête, cette fois-ci ils veulent "faire un groupe de hard rock qui jouerait avec des élastiques", heureusement ils n'iront pas jus...

R.L. Burnside - Hard time killing floor (2000)

Une triste histoire, des temps difficiles, de plus en plus ... des morts ... de l'argent, un peu ... le destin ... Du blues ...

Savages - Fuckers (2014)

Ne pas se laisser emmerder, par quelque casse couille patenté que ce soit ! Ferme, nerveux, possédé et définitif...

The Prodigy - Firestarter (1997)

"I'm a firestarter, twisted firestarter ..." Rave in peace Keith Flint ...

Souleance - Sète (2019)

Direction le sud et une certaine nonchalance, de l'indolence presque. Arrêt nécessaire à Sète dans un troquet avec vue sur la mer histoire de siroter un muscat de Frontignan en toute quiétude ... French Cassette by Souleance

LFO - Love is the message (1991)

Un peu d'optimisme et de bleep et de bidouille électronique ...

A Number Of Names - Sharevari (1981)

Charivari (subst. masc.): A.− Vieilli. Concert où se mélangent les sons discordants et bruyants d'ustensiles de cuisine entrechoqués, de crécelles, de cris et de sifflets, qu'il était d'usage d'organiser pour montrer une certaine réprobation devant un mariage mal assorti ou la conduite choquante d'une personne. Si vous vous remariez, on vous fera un charivari trois jours de suite ( Ac. 1798-1878 ) : 1. S'il n'avait songé au charivari qu'on viendrait faire à ces épousailles d'un veuf et d'une veuve, il eût peut-être sauté le pas déjà. Pourrat , Gaspard des Montagnes, Le Château des sept portes , 1922 , p. 178. − Rare. Aller faire charivari. Organiser un charivari, y participer ( cf. Toulet , Le Mariage de Don Quichotte, 1902, p. 160). B.− P. ext. 1. Grand bruit, tumulte réprobateur. Sa femme lui a fait un beau charivari ( Ac. 1798-1878 ). Il [ le père Bonnemort ] continuait à ronfler, dans l'affreux charivari d...

Kraftwerk - Radioaktivität (1975)

Mon niveau d'allemand étant plus que pitoyable, je n'ai peut-être pas tout compris, surtout que Kraftwerk fait tout pour embrouiller l'auditeur chantparlant alternativement en anglais, en allemand. En fait il est question de l'odeur du curry qui, dans l'air, serait radioactive et que ce serait potentiellement dangereux pour les gens qui habitent à coté d'un restaurant indien ou pakistanais, surtout si en plus on consomme des miches de pain, et puis, c'est pas pour critiquer, mais les gars de Kraftwerk ils font rien qu'à mettre en musique de fond un truc un chouïa anxiogène à base de compteur Geiger qui s'affole et de rythme aussi sec qu'un coup de trique, je ne parle même pas des sortes de plaintes lancinantes comme des chœurs féminins déshumanisés plaintifs. Le genre de chanson à faire détester le tableau périodiques des éléments de Mendeleïev ...

Can - I'm so green (1972/rééd2008)

Comme une odeur, précoce, de printemps, du coup je me sens plutôt vert. Théoriquement je devrais déchanter assez rapidement, de type demain matin quand je réaliserai que c'est lundi, je pense que ma réaction sera: "I'm too blue" ...

Andy Garvey - Eternal recurrence (2019)

Se laisser emporter par les spirales sonores encore et puis encore ... Se rendre compte qu'on est déjà demain, se dire qu'on s'en fout, qu'on avisera plus tard ... Eternal Recurrence by Andy Garvey

Killing Joke - Eighties (1985)

Les années 80, la lutte pour la gagne, les winner, la réussite à tout prix. Foutaises ! C'était pas le Nirvana , life goes on ...

Ramuntcho Matta with Mama Milk and Hiroko Komiya - Inner clouds (2007/2019)

Que se passerait-il si nous avions des nuages en nous ? L'idée peut sembler étrange à première vue, mais ça pourrait être chouette, il pourrait y avoir comme un relent de bossa, une ambiance décontractée, onirique et vaporeuse. Finalement dans un dernier souffle le nuage se disloquerait, retournant au néant ... Ma_tta by Ramuntcho Matta with Mama Milk and Hiroko Komiya

Vertical67 - Morphed reality (2017)

Une altération subreptice mais irrémédiable de la réalité, une transformation presque imperceptible des choses du quotidien. Puis finalement on ne reconnait plus rien, tout s'est métamorphosé, la réalité est devenue autre. Et nous, qu'avons-nous subi, sommes-nous encore nous-mêmes ... [BT18] Vertical67 - Morphed Reality by brokntoys

Carl Craig - Televised green smoke (1997)

La nuit était tombée depuis quelques heures quand une fumée verte se répandit partout, diffusée par la télévision. Ce ne fut fatal pour personne, mais il n'y eu seulement plus d'images dans le poste. Au début les gens furent inquiets, puis ils se rendirent compte qu'en fait la télévision ne diffusait que de la merde. C'était un début et c'était bien ...

Jäh Division - Heart & soul (2019)

La recette est assez simple, il suffit d'avoir des chansons de Joy Division, d'enlever la voix de Curtis, puis de plonger longtemps l'instrumental obtenu dans un liquide composé d'eau et de ganja par précaution rajouter du LSD. Et voilà le tour est joué, c'est parti pour un trip lysergique bien décontracté ... Dub Will Tear Us Apart...Again by Jäh Division

Alemayehu Eshete - Alteleyeshegnem (2017)

C'est l'heure de goûter à la magnificence de l'indolence chaleureuse d'Alemayehu Eshete. De se laisser bercer par la douceur de sa voix et éblouir par le raffinement de ses arrangements. Comme dans une version Éthiopienne des Mille et Unes Nuits ... Alteleyeshegnem by Alemayehu Eshete

Dan Deacon - Learning to relax (2015)

En fait hier je suis allé me balader dans Paris, j'ai eu envie de errer dans les rues, de flâner sans but. Puis d'un coup alors que je déambulais dans le parc des Buttes-Chaumont, j'ai eu un flash et voyant le lac du parc. Une idée que je qualifierais de géniale, en toute modestie. Et si je créais le premier club de kite surf parisien ? Ça pourrait être fun !

Nesa - Monday (original mix) (2016)

C'était inéluctable, il est revenu, sournois, avec ses yeux fourbes et son air de 'faut que t'y retournes: le méprisable lundi ! Nesa - Monday (Original Mix) by Nesa Azadikhah

Shlohmo - The end (2019)

C'est un peu bancal et mal foutu, c'est un peu triste et nostalgique. Il y a ce regret à venir des rencontres, des découvertes, des partages. Enfin c'est plein de promesses. Toute analogie avec une situation existante ne serait que pure spéculation ... The End by Shlohmo

Primal Scream - Vanishing dub (1997)

Ben ça y est c'est non seulement vendredi, mais en plus je ne suis presque plus malade, donc le week-end ne devrait pas être si dégueulasse que ça. J'suis encore un poil patraque alors un peu de coton auditif pour ne pas trop me violenter les esgourdes ce ne sera pas de refus. Cela avant de disparaitre dans un sommeil réparateur ...

Bruit Noir - Paris (2019)

L'intérêt du diptyque (ou son inconvénient) c'est qu'il y a deux parties. En voici la dernière de celui-ci. Après avoir vilipendé le dynamisme de la province, Bruit Noir s'en prend à Paris et c'est justifié. "Paris est vraiment une ville de merde" , ça c'est dit, une ville gangrénée par l'argent, les touristes, un centre commercial géant, où la vulgarité règne sans partage. "Les versaillais ont gagné à jamais dans Paris, la Commune a perdu ..." Sinon moi aussi j'ai vu Daniel Darc complètement beurré, pas au sortir du Ed rue du faubourg St Antoine, mais pas très loin de là dans un rade obscur du 11ème.

Bruit Noir - La province (2015)

Alors que Bruit Noir s’apprête à sortir un nouvel album promis à un grand succès , il est temps de leur consacrer un petit diptyque qui mettra tout le monde d'accord. Pour commencer La province. La province c'est quand même pas bandant, il ne s'y passe rien, c'est fermé, c'est mort. Quelle drôle d'idée de vouloir y vivre, "c'est peut-être pas une bonne idée" ...

Dj Crystl - Perpetual motion (Harlem world flavor) (1995)

C'est pas pour me vanter mais j'ai fait un rêve étrange cette nuit ! Ça débute dans un bus qui longe le route du front de mer et qui m'amène avec une tripotée de gens dans un appartement de la citadelle. D'un coup nous voici dans la cuisine de cet appartement avec un lascar qui essaie de barboter en loucedé de la charcuterie posée sur une superbe étagère, en fait c'est pire que ça. Non seulement la gus tente de piquer la charcuterie mais en plus il veut voler l'étagère, pourtant fixée au mur (!). Bien entendu je le repère, il faut avouer que ce n'était pas particulièrement discret, je lui fait remarquer son forfait. Le bougre se justifie, il adore la charcuterie Corse, surtout le saucisson sec, et celle-là à l'air particulièrement savoureuse (sur ce point je suis bien d'accord avec lui). Je le ramène à la raison puis soudainement le voilà en train de tenter de refixer l'étagère au mur (d'où sort-il la perceuse, l'enduit et les spatu...

Stetsasonic - Talkin' all that jazz (1988)

Tout est dans le titre, enfin presque, il est aussi question de hip-hop. À base de samples de break qui défouraillent et de cuivres qui rutilent. " Well here's how it started, h eard you on the radio ..."  

Boy Harsher - LA (2019)

Les sœurs ciseaux sont de sortie et elles tirent leur coup ...

The John Coltrane Quartet - The inch worm (1962/rééd1997)

C'est quand même fou comment un petit ver, si insignifiant au premier abord, peut être attrayant. Il nous captive par ses circonvolutions, ses errements. Et ce sans même parler d'alcool ...

Fanu - Black label (2018)

Triple champion du monde de préliminaires sur gazon, c'est dire si Fanu connait son affaire ! Il ne déroge pas ici à sa maitrise de la chose durant plus d'une minute trente, il fait monter la pression. Puis il se lance dans un sprint effréné à base de breaks concassés et de basse gargantuesques sur fond d'ambiances sombres. Puis sur la dernière minute il relâche la pression avec une ambiance quasi hip-hop (mais toujours en version fuligineuse). METHPLA028 - Black Label EP by Fanu

Marco Shuttle - The moon chant (chanting by Gabriela Vergilov) (2018)

Les astronomes amateurs les plus fervents, les plus matinaux et les moins frileux tenteront, cette nuit, d'observer la lune de sang. Autant prévenir les plus franciliens d'entre-eux  tout de suite, que cela est inutile, qu'ils ferraient mieux de rester dans leur lit. Déjà il y a la pollution lumineuse inhérente à la région qui fer qu'ils n'y verront pas grand chose, mais surtout il y a une putain de couche de nuages qui fait qu'on ne voit rien au dessus de 400 mètres. En plus ils ne prêteraient même pas attention au chant enjôleur de la lune et c'est dommage ! Autant réparer cette faute d'inattention tout de suite et pioncer ensuite en toute quiétude ... The Moon Chant EP (The Bunker New York 035) by Marco Shuttle

Peine Perdue - Ombre trouble (2018)

Une dislocation progressive, une désagrégation continue, une perte d'identité inexorable. Se fondre, se confondre avec la ville, n'être plus qu'une ombre trouble déshumanisée, un fantôme vague ... Tokyo en Morceaux by Peine Perdue

Visonia - The moon doesn't want to look at you (2015)

D'un coup, totalement inattendu, débarque le souvenir évanescent du Good life d'Inner City , une évocation en quelques notes de synthé. Il ne fera que passer, éphémère. Ensuite la machinerie de la création de la nuit se met en marche permettre à l'obscurité de tout recouvrir. Un disque lumineux, vient la troubler et attirer le regard: la lune. Alors qu'on la contemple on s'aperçoit que la réciproque n'est pas vraie, elle nous ignore, elle ne veut pas nous regarder ...

P.E.A.R.L - Persecuting themselves (2018)

Dans la série les voyages inattendus mais pas trop longs, aujourd'hui voici une immersion de 5'53" dans le tambour d'une machine à laver ... Bien entendu avant d'entreprendre un tel voyage, il y a quelques prérequis comme avoir quelques compétences en apnée. Bon c'est une expérience un poil chaotique et mouvementée, de plus le paysage est monotone et métallique, mais il faut savoir libérer l'explorateur qui sommeille en soi. Et puis il y a le final, l'essorage, un moment inoubliable. Reste à trouver une machine à laver suffisamment grande pour accueillir les participants ... Herdersmat part 19-22 by P.E.A.R.L.

El Michels Affair - The PJ from afar (secret track) (2009)

C'est pas parce que c'est vendredi soir qu'il faut obligatoirement faire une fiesta de dingue. Un petit son tranquille, une reprise d'un track de Pete Rock, mais en version super cool, comme posé sur un nuage d'indolence. Puis reste cette envie de rester en apesanteur ...

Nese Karabocek - Yali yali (Todd Terje edit) (2013?)

Une tournerie turque, revue et corrigée qui vire disco orientale décadente et acid house après son passage par la Norvège ...

Dj Shadow - What does your soul looks like (part 1 Blue sky revisit) (1996)

Décompresser, se laisser porter tout autours de monde voire plus loin parfois ... Puis finalement après s'être prélassé et s'être relaxé, apprécier cette mise en garde répétée aussi mystérieuse qu'inquiétante. "It is happening again !" Quoi donc, nous ne le saurons pas, mais l'agent Dale Cooper, son quartet et son dictaphone mèneront l’enquête ...

Nick Cave & The Bad Seeds - Death is not the end (1996)

"Where the spirit never dies" 😢

Lucrecia Dalt - Tar (Jan Jelinek remix) (2018)

C'est généralement le genre de track que je poste avec juste un: "Chut, c'est la nuit ..." Là c'est un chut, c'est la nuit, mais en mieux. C'est à la limite de l'orgasme auditif, déjà il y a l'écrin suave de Jan Jelinek mélange de simplicité et d'intriqué, puis il y a la poésie sensuelle, éthérée, aérienne déclamée par la voix sobre de Lucrecia Dalt. Et d'un coup on se sent comme des particules de goudron projetées dans l'atmosphère et au delà. De l'obscur qui plonge dans le noir profond ...