Accéder au contenu principal

The Warlocks - Moving mountains (2007)

Imagine Radiohead dépressif sous codéine et pentothal qui d'un coup se ferait un p'tit rail avec des amphètes en plus juste pour voir si ça file un coup de speed.
Les Warlocks c'est un peu ça en pire (surtout avec ce titre), de la guitare de junky cramé jusqu'à l'os avec autant de fuzz et de reverb qu'il est possible d'injecter.
Tout commence calmement pourtant, guitare sèche pépère pendant 15 secondes, puis ça tourne shoegaze avec riffs plombés,  batteur mou et hululements humain. Ce n'est qu'un début, 6 minutes et quelques plus tard  (oui j'ai oublié de préciser que le morceau dure pas loin de 11 minutes), ils se disent que finalement c'est dommage d'avoir une puissance de feu phénoménale et de ne pas s'en servir.
Du coup chacun commence à s'exciter pour un final en forme d'une apocalyptique partouze sonore (qui a du rendre leur ingé son, s'ils en avaient un, sourd ou dépressif) faisant passer les Spacemen 3 et les Cramps réunis pour des baltringues.
Bref un trip indispensable !



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

No Suicide Act - No Suicide Act (2023)

Bru(i)t X Noir Une arrivée, un retour aussi inattendu que bruitiste et engagé. L'association de FranXoa la voix des Bérus et de Madsaxx le saxo, d'entre-autres, Ukandanz pour un Ep constitué de 2 nouveaux titres et de 3 reprises des Bérurier Noir. La voix de FranXoa n'a pas changé, toujours aussi écorchée, enragée posée et forte. Le sax de Madsaxx est lui maltraité, trituré, déformé pour devenir un soufflement électronique saturé menaçant. Forcement une boite à rythmes vient assurer les beats. Au programme 4 reprises des Bérus, ou plutôt 4 relectures avec actualisation des paroles afin de rester dans l'air du temps et un nouveau track.  Un Nada 2024 inaugural qui ne lâche rien aux préoccupations de l'instant les milichiens sont toujours là mais le contrôle est facial et social, la NSA n'est pas loin ...  Suit le peu connu En Pensant , plus posé musicalement mais très tourmenté dans ses thématiques.  Arrive l'inédit Death Life Blues sorte d'hommag...

Shackleton & Ernesto Tomasini - Rinse out all the contaminants (2016)

Psalmodie moderne pour liturgie contemporaine. Shackleton et ses ambiances solennelles post-apocalyptiques, lentes et profondes s'allie au fantasque chanteur italien, plutôt grave ici, Ernesto Tomasini. Il en ressort ce "Devotional songs" , rituel initiatique sonore aux teintes multiples, toujours envoutantes et immersives. Avec en guise d'introitus à cette messe pour le temps présent dégénéré "Rinse out all the contaminants" ...

Badder than evil - Hot wheels (the chase) (1973)

La disparition du vengeur masqué (mais qui est-il ?). Triste nouvelle, le mystérieux vengeur masqué est mort.  Enfin masqué, il ne l'a pas toujours été, vengeur non plus d'ailleurs. Par contre musicien il l'était. Avec au final une œuvre foisonnante et diverse (pour ne pas dire hétéroclite). Ici il s'implique à visage demi couvert. Sous le pseudonyme d'Andy Badale, soit pas très loin de sa véritable identité ... Au menu un titre qui déchire, du beat qui envoie du lourd, du groove poisseux, un classique des samples de breakbeat. Assez loin de ce qu'il fera par la suite, plus vaporeux. Hélas il est mort, David Lynch est inconsolable, Angelo Badalamenti est mort et c'est triste ...