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Articles

John Frusciante - As can be (1994)

Entre blues primal déglingué, art brut, musique paranoïaque dépressive et chat écorché qui agonise ...

NGLY - Speechless tape (2014)

Regarder la pluie, monotone, qui tombe inlassablement, Et les gouttes, sur les vitres, qui glissent lentement. Prendre le temps de contempler, inutilement.

Hystérie - Service secret (2016)

Nerveux, sec, fiévreux, psychotique presque, voire paranoïaque ... L'Hystérie du Service secret, très à la mode ces derniers temps. Pas de répit possible, ni d'échappatoire pour les parias et les réprouvés, le Service Secret sait où ils se cachent, mieux vaut donc filer droit, on ne sait jamais ... des fois ... un accident ...

Flying Lotus - Hunger feat Niki Randa (2012)

Une jungle aérienne de nuages, dense et vaporeuse à la fois. Comme un rêve semi-éveillé où la réalité s'estompe, se trouble, se dématérialise, où l'imaginaire devient prépondérant et palpable. L'entre deux quand la vision se brouille, que le regard se fixe dans le vague au loin et que l'on se met à flotter, enfin peut-être un peu ...

Tamaryn - The waves (2010)

La luminosité de la brume éthérée, une chute dans un abîme sans fin, le bonheur dans la tristesse et la tourmente ... Des vagues lentes de désespoir qui se fracassent inlassablement sur des murs de guitares lourdes et indolentes.

Portishead - The rip (2008)

Il y a des jours pour écouter du Portishead, aujourd'hui en est un. Un morceau duel. Une première partie à la guitare acoustique et aux ondes Martenot (ou leurs cousines ...) qui accompagnent la voix fragile, à la limite de la rupture parfois, de Beth Gibbons. Une seconde partie qui mue en krautrock brinquebalant où la voix de Beth Gibbons se prolonge en longue plainte, avant de poindre à nouveau sous ses atours de fragilité, soutenue par un martèlement robotique et des sons répétitifs. Un grand écart triple, entre folk, trip-hop et krautrock, ambitieux, risqué et maitrisé. Une échappée à dos de chevaux sauvages et blancs ...

Remote - Sinister boogie (2008)

Sinister boogie : une promesse tenue. Sombre, lourd, sourd, angoissant, oppressant. Pas un rai de lumière ne filtre, pas une lueur d'espoir ne transparait, la peine sera totale, incompressible et impitoyable. Un vrai bonheur.

Definition Of Sound - Pass the vibes (1996)

Presque insignifiant, sinon inoffensif de prime abord, Pass the vibes est insidieux, pour ne pas dire vicieux. Une sorte de serpent musical qui s'insinue subrepticement dans ton cerveau et n'en sort qu'avec difficulté, surement une attaque perfide fomentée par des Zombies plutôt cools... Ou bien c'est juste un bon moment sans prise de tête, un retour impromptu du passé.

Java - Pépètes (2000)

Faites chauffer l'accordéon et ouvrez un litron de p'tit vin blanc car voilà que débarquent Java avec leur flow de titis parigots et leur "rap musette" de compét' ! Au menu du second degré, de l'allégorie, du double sens ... hélas il semble que quelques mal-comprenants n'aient pas saisi la subtilité de la chanson. Certains ayant critiqué le groupe car le propos pouvait laisser croire qu'ils narraient avec peu de respect et de délicatesse envers la gente féminine, leurs déboires d'amants éconduits par quelques femmes futiles, volages et intéressées. Les cuistres obtus, pas Java mais leurs auditeurs mous du bulbe et limités de la métaphore !

Johnny Haastrup - Greetings (1978/2008)

Virevoltant, frais, enjoué et entrainant, voici qui résume l'afrobeat de Johnny Haastrup. Une voix puissante mais en nuances enveloppée dans un écrin de funk façon africaine c'est à dire félin, tranquillement tapis dans l'ombre, calme mais toujours prêt à bondir avec rapidité et souplesse ...

Jaylib - Raw sh--t (2003)

Attention, duel au sommet, d'un coté J Dilla le producteur aux beats et grooves élastiques et sensuels, de l'autre Madlib, également producteur, mais aux beats et grooves enfumés et allumés ... Le résultat ? Grandiose, un sample d'afrobeat bien senti colonne vertébrale du track, de la basse qui décolle les pupilles en cas de trop proche proximité, un beat elastico-allumé qui tape dur, quelques fioritures sonores croustillantes et scratchées pour agrémenter le tout. Ne manque qu'un flow de compet' pour parfaire le chef d’œuvre; Talib Kweli s'en charge avec brio ! En même temps cela était plié dès le début: Raw shit, avec un titre pareil pouvait-il en être autrement ?

Cut Hands - Krokodilo theme (2014)

Souvent Cut Hands défouraille , voire agresse son auditeur. Il lui arrive aussi, dans un moment d'égarement probablement, de vouloir le "cajoler", enfin à sa manière. Le martèlement et le concassage cessent alors pour faire place à une fausse sérénité, enveloppante, flottement irréel dans une rivière de drone. Un apaisement en clair-obscur.

Luke Vibert - I love acid (2003)

Déclaration perchée d'amour à l'acid par Luke Vibert. Pas la déclaration tout feu tout flamme, qui ne dure que le temps que met une allumette pour se consumer. Non plutôt celle qui prend son temps, qui est exhaustive et qui tisse un groove insidieux sautillant et visqueux, plein de chausse-trappes, de faux départs, de tentatives de sprint avortées. Celle qui parle au cœur et aux jambes mais ne néglige pas les bras, le postérieur ...

Cignol - 2 Chord Ponie (2016)

Tout fleure bon la techno "vintage des débuts" dans ce morceau de Cignol, les nappes aériennes et embrumées, limite trance, la basse et le rythme millésimés entêtants, sonorités limites acid. Du bel ouvrage à l'ancienne, qui garde les codes sans sombrer dans le plagiat ! LDRX3 - Cignol - Untitled by Lunar Disko Records

Robert Aiki Aubrey Lowe & Ariel Kalma - Mille voix (2015)

La mille et unième nuit, avec un track aérien et diaphane empli de solennité et de mystère, le tout avec une simplicité désarmante. Envoutant tout simplement ...

U Mulateru propose une mixtape: The Strange Machine

Pour le 1000ème billet de ce blog une mixtape machinesque de forte inspiration 80's, mais aussi avec du bruit plus actuel ...

Propellerheads - Go faster (1996)

Du sample, du classique, du breakbeat, du scratch, de la rupture le tout en mid tempo élastique. Tel est le programme des Propellerheads qui évitant la facilité, parfois putassière, du Big beat réussit à maintenir un équilibre précaire à défaut d'être totalement délicat. Du Chopin sans les grosses ficelles de la chopine de bière anglaise du "gros gars maigre".

Pole - Taxi (2000)

Une exploration mentale véhiculée c'est ce que propose Pole avec son Taxi . Un voyage aux confins des neurones, tout en grésillements, bruissements et souffles avec une mélodie anémique et un rythme famélique comme accompagnement. Et puis il y a ces voix qui se font entendre sans cesse, compagnes forcées de cette lente divagation sans but réel. Prémices d'une fracturation de la conscience ?

Etienne Jaumet - For falling asleep (2009)

Insomniaques de tous pays, même plus besoin de vous unir pour faire avancer votre cause, Étienne Jaumet est votre planche de salut. Il a trouver la méthode imparable, sinon il vous rembourse (voyez cela directement avec lui, ce sera plus simple ...): une longue cavalcade, de plus de 20 minutes, durant laquelle un martellement quasi incessant donne le tempo de l'endormissement, soutenu par des volutes à l'acidité contrôlée qui à force de tournoiements amoindrissent la résistance de l'auditeur, un saxophone tentent leur œuvre hypnotique, des effluves vocales fantomatiques la parachèvent; au final tout ralenti, comme l'attention de l'auditeur, se calme et une guitare acoustique vient à bout des dernières résistances. L'insomniaque n'entendra jamais la fin ...

King Khan - Never hold on (2016)

C'est vendredi et normalement vendredi c'est ravioli, brocoli, curry, sodomie, surimi, pneumologie ... enfin ça dépend des goûts de chacun quoi ! Changement de programme et d'habitudes, aujourd'hui ce sera soul. Et comme à l'ancienne: profonde, habitée et enjouée avec ce qu'il faut de ferveur et de folie pour être instantanément addictif. Voix légèrement enrouée avec un soupçon de fragilité pour faire chavirer les plus endurcis, orchestration millimétrée pour tirer des larmoiements, contrepoint chaloupé à la guitare pour le groove imparable, petite dose d'inattendu pour le plaisir (un solo de theremin), le tout avec un fond de bluette contrariée. Never Hold On by King Khan

Gianluigi Trovesi / Gianni Coscia ‎– In Cerca Di Cibo (2000)

Quelques notes plaintives d'accordéon vibrent, orgue majestueux et solennel du pauvre, puis une clarinette fait entendre son souffle délicat et vacillant. Alors il n'y a plus qu'à écouter l'histoire qu'ils content. Une histoire triste, profonde et vraie.

Soul Coughing - Disseminated (1996)

Partant dans tous les sens,avec des relents de musique de cabaret, de vieux jazz malmené, saupoudrée de groove lancinant et addictif, accompagnée d'onomatopées plus que de chant, voilà l'univers de Soul Coughing. Sorte de machine foutraque digérant de multiples influences pour mieux les recracher sous forme jubilatoire et "disséminée" .

Eleni Karaindrou - By the sea (1998)

Bref, aéré, élégant et délicat avec ce qu'il faut de tristesse pour contempler et apprécier le temps qui passe et les vagues, au loin.

Moodymann - Sloopy cosmic (2014)

D'un coté le Cosmic Slop de Funkadelic, barré et ... barré, avec sa rythmique pneumatique, sa guitare vrillée et son chant chatoyant; de l'autre coté l'allumé de Détroit, libidineux et groovy. Le second a eu accès aux enregistrements originaux des premiers, il a trituré, ré-arrangé, bidouillé, le morceau initial, il a rajouté quelques trucs, rappelé George Clinton pour qu'il cause un peu dans le micro, s'est fendu de quelques vocaux lui aussi, à fait venir un pote aux claviers. Le résultat un remix, relecture, réappropriation de près de 12 minutes pour un track imparable, ovni félin pour feuler de plaisir en se contorsionnant de bonheur.

Loop - Be here now (1990)

Répétitions lourdes, envolées perchées, cathédrales de sons, batterie monolithique, propulsion chamanique, acidité contrôlée, voyage immobile, hélicoptère de pacotille, voix geignarde, basse charpentée, cosmologie du pauvre, transe profonde, circularité aléatoire, psychédélisme du temps présent, étirement de l'instant, pilules évasives, saturation salutaire. C'était pas si mal les 90's !

John Lee Hooker - Let's make it

Pas de fioritures, quelques accords de guitare entêtants, un solo minimaliste, une basse discrète comme seul autre soutien. Et puis cette voix douce, cajoleuse, suave presque, qui invite à le faire et assure de son amour. Résister sera difficile pour la baby en question ...

Source Direct - Black domina (1996)

La Black Domina de Source Direct , est une maitresse sans concession. Elle a la main leste, le coup sec et précis, chirurgical presque. Menaçante, sombre, elle fait preuve de raffinement dans les tortures qu'elle met en place, joueuse elle laisse même ressortir un brin de fantaisie dans ses entrelacs sonores. Un amour de femme autoritaire, qui saura engendrer un plaisir auditif dans la quasi douleur musicale.

Arpanet - Großvater paradoxon (2006)

Exploration musicale du "Großvater paradoxon" . Bon, ben, le grand père en question il est un peu flippant, il compose une musique lente, froide, déshumanisée et inquiétante; un truc de semi-psychopathe paranoïaque génie dément des manipulations biologiques et spécialiste en bizarreries glaçantes. Du coup pas totalement étonnant que sa descendance veuille l'éliminer sans s'inquiéter outre mesure des conséquences ...

Schizotrope (Richard Pinhas, Maurice Dantec) - Le meilleur des mondes possibles (1999)

Aujourd'hui la philosophie amusante, planante, anarchisante ... "Il n'est pas étonnant que toutes sortes de questions minoritaires, linguistiques, ethniques, régionales, sexistes, juvénistes, resurgissent non pas seulement à titre d'archaïsmes, mais sous des formes révolutionnaires actuelles qui remettent en question, de manière entièrement immanente, et l'économie globale de la machine, et les agencements d'États nationaux. Au lieu de parier sur l'éternelle impossibilité de la révolution et sur le retour fasciste d'une machine de guerre en général, pourquoi ne pas penser qu'un nouveau type de révolution est en train de devenir possible, et que toutes sortes de machines mutantes, vivantes, mènent des guerres, se conjuguent, et tracent un plan de consistance qui mine le plan d'organisation du Monde et des États ?" Schizotrope.le meilleur des mondes possibles_0001 par thehookartaud

The Beloved - Sweet harmony (1992)

La bande son d'une fin de journée estivale, un peu chaude, avec le soleil couchant plein ouest sur le plage de "Mare e Sol" en train de siroter un cocktail en galante compagnie, une douce brise rafraichissant l’atmosphère légèrement suffocante quelques notes de sax' viennent en sus, caresse supplémentaire d'une ambiance paisible ...   

Lonnie Holley - Fifth child burning (2012)

Lonnie Holley sorte de Facteur Cheval en beaucoup plus tragique, champion extrême du recyclage, de l’agrégation disparate, géniale et avec une conscience politique se lance dans la musique. Le résultat est obligatoirement halluciné entre invocation free jazz d'un autre Lonnie (Linston Smith), verve des Last Poets et électronique minimaliste et répétitive d'un Mammane Sani . Une exploration des potentiels. Just Before Music by Lonnie Holley

Bérurier Noir - Le renard (1985)

"Ta rage n'est pas perdue !"  

Massive Attack - Spying glass (1994)

Donner à voir l'invisible voilà le challenge que semble s'être imposé Massive Attack avec ce titre, relecture immersive et paranoïaque du titre éponyme d'Horace Andy, qui y reprend d'ailleurs ses parties vocales. Donc en tout premier lieu la voix primesautière d'Horace Andy, tour à tour facétieuse, grave, enjouée, habitée, autours de laquelle viennent se greffer les méandres envoutants, mouvants et spiralés du dub électronique de Massive Attack. De ce canevas sonore ouaté, confortable un léger trouble, une impression de surveillance surgit, fugacement, l'invisible qui s'il se donne à voir semble aussi observer ...

Renaud Papillon Paravel - J'aime tonku (2002)

"Est-ce que tu sais ce que c'est ça ?" interroge en ouverture de son morceau Renaud papillon Paravel. La réponse vient promptement et sans ambiguïté: "le pornographe du phonographe." Le propos est direct: "j'aime tonku, j'aime les bonnes pipes, les bons culs, j'aime tes gros seins, ton p'tit cul." Alors que le vulgaire pourrait facilement surgir (et l'on se demande s'il ne la pas déjà fait de manière fracassante), notre insecte fait dans la métaphore un "poil" subtile et dans le jeu de mot quelque peu alambiqué, ou au moins dans la tournure capillotractée (qui ne manque pas de piquant)... le tout sur fond de reggae mené tambour battant. Au final entre provocation lourde et louvoyance plus fine difficile de trancher, tant le bougre est sur le fil.

Bougie Soliterre - Got the bug (main mix) (1999)

D'un coup surgit un vent de frénésie tropicale prenant la forme débridée d'une tournerie deep house, véritable spirale infernale vers un groove languide avec force de flutes endiablées, d'accords envoutants ... Emporté par la rêverie, l'auditeur s'imagine sur une plage ensoleillée d'un Brésil fantasmé, puis se réveille un mur de béton en face de lui. Difficile retour !

Lindstrom & Prins Thomas - Boney M down (alternative version) (2007)

De l'art de danser le disco avec affectation et tristesse: Garder un rythme soutenu et dansant, Lui adjoindre une mélodie empreinte de mélancolie et de tristesse, véritable chausse-trappe à guincheur confirmé, Puis alors que personne ne demande rien, sortir de derrière les fagots quelques riffs de guitare pour réveiller le danseur assoupi, Contempler sa face mélange paradoxal de joie extatique et de tristesse profonde.

The Doppelgangaz - On the rag (2013)

Ça claque bien, à en attraper une luxation à force de balancer sa tête, les petits samples avec ce qu'il faut de noirceur pour créer une tension, la bonne basse bien grasse qui enrobe comme il faut, les flows maitrisés suffisamment décontractés pour faire branleur classe. Imparable ! "Keep the level on it, keep the level on the rag" , pas beaucoup plus à rajouter.

Nurse With Wound - Close to you (2009)

Près de toi , voici la traduction de Close to you . Se pose une question primordiale, pour ne pas dire existentielle: qui est près de toi ? Une multitude serai-je tenté de dire compte tenu des nombreuses voix qui parsèment ce titre, ou bien quelqu'un qui souffre de morcellement de sa personnalité. A défaut de pouvoir répondre il reste à espérer que ses intentions sont pacifiques. On peut espérer ... enfin un peu ... et pas trop longtemps ... Toujours est-il que le lugubre et le diffus surnagent amplement dans ce maelstrom de l'inquiétant, ce qui permet de douter quant aux intentions évoquées plus haut. En fait il faut voir dans ce morceau de Nurse With Wound une tentative de paysage sonore du désordre mental d'un schizophrène, enfin éventuellement, à moins que ce ne soit autre chose de moins avouable. Du coup faut-il souhaiter une proximité avec ça ?

Juryman Vs Spacer - Prophet and the fool (1997)

Du jazz futuriste, sombre, claustrophobique, anaérobique, tendu évoquant le plus sombre des Red Snapper; les vocaux ne sont pas en reste, secs, glapis du bout des lèvres par un clone paranoïaque de Tricky. Pas la moindre éclaircie en vue, mieux vaut se préparer à une longue apnée.

Squarepusher - Plaistow flex out (2001)

Une ambiance de bar sordide et enfumé où un groupe de neurasthéniques s'escrimerait à jouer un mélange louche de free jazz bancal et  de hip-hop instrumental déglingué et poisseux. Une navigation en eaux troubles chargées de codéine.

Ulver - ATGCLVLSSCAP (2016)

Paysages sonores aux confins de l'ambient où le plus souvent traine une pointe d'inquiétude indicible. Répétitivité des motifs afin de fasciner l'auditeur, de l'embarquer dans leur monde grâce à de lentes et imparables montées musicales suivies d'explosions cathartiques, jouissives, ou pas. Ambiances diverses et envoutantes, variété au sens noble. Une fois de plus Ulver ne sont pas totalement où ils étaient attendus mais plus là où ils n'étaient pas espérés. Petite craquerie ... ATGCLVLSSCAP by Ulver

Nancy Sinatra & Lee Hazlewood - Some velvet morning (1968)

Où il est question de sexe tout le temps D'ailleurs Lee l'avoue tout de go ... "Des matins de velours il est droit", rigide quoi,ce qui facilite grandement l'ouverture de la porte (petite ou grande l'histoire ne le précise pas), oui il est peut probable que Lee parle de serrurerie matinale. Et puis l'autre Nancy, alors que Lee est limite en rut et chaud comme la braise, dressé comme une colonne grecque, lui dit "regarde-nous mais ne nous touche pas", allez hop coco tu te la mets sur l'oreille et tu la fumeras plus tard ... Du coup tu comprends que le Lee il ne soit "straight" que parfois face à la versatilité grecque ...

Frank Black - Los Angeles (1993)

1993, Frank Black l'a mauvaise, les Pixies viennent de voler en éclat à son initiative, Kim Deal cartonne avec son boulet de canon , il l'a mauvaise. Dans un premier temps déprimé il consomme frénétiquement de la glace chocolat-melon basilic, jusqu'à 5 litres par repas alors que ce n'est vraiment pas bon. Il prend du bide ... La musique le lasse, il envisage sérieusement une reconversion dans les claquettes, puis se voit vendre des lacets bleus dans un magasin du Minnesota ! Un relent d'orgueil le pousse à se remettre à la musique, il vit à Los Angeles quoi pas n'importe où, ça y est il tient son idée: Los Angeles, terre de contrastes, la vie douce d'un coté, mais aussi la violence rampante, il mélange tout cela dans le titre éponyme. C'est reparti !

Leon Parker - Peaceful dream (1998)

L'impression de flotter dans un écrin de sérénité, bercé par le souffle léger, chaud et enveloppant d'une brise estivale, transporté par des percussions suaves, enchanté par des voix graciles et "onomatopantes". Une rêverie éveillée ...

John Zorn's Gnostic Trio - The night of Enitharmon's joy (2013)

Troisième volume du Gnostic Trio chapeauté par John Zorn, qui après la gnose et les mystères se penche sur William Blake et sa mythologie fantastique et fantasmée. C'est Enitharmon qui est de sortie sorte d’Émanation de la création dans son Panthéon, déesse de la lune, indépendante et à la sexualité affirmée. Une vision plutôt surprenante vue l'époque. Aussi ses nuits sont enlevées, voluptueuses, animées et pleines de joies diverses et variées que l'on vous laisse deviner.

Velvet Underground - Sunday morning (1966)

Parce qu'on n'a pas fait mieux pour un dimanche matin ! Doux avec une pointe de vice.

Morphine - Super sex (1995)

Des clopes, de l'alcool, des taxis, des hôtels, du sexe, des pépées ... Voilà le programme de Morphine ! La tension de l' "electric super sex" au rythme progressif comme des coups de boutoirs, à la basse glissante et lubrique et aux sax en palliatifs de cris orgasmiques. Reste un président, véritable raton laveur de cette chanson, qui est super sexy et qui lui aussi a droit à son super sexe. Déglingué comme du Bukowski !

Smoke City - Devil mood (1997)

La luxuriance de la jungle musicale brésilienne fantasmée au travers du prisme acid jazz/downtempo anglais. A cela il faut ajouter une touche d'exotisme, en sus du brésilien et de l'anglais, l'utilisation du français, diabolique de sensualité perverse. Un climat moite et dénudé propice à ...

Gary Clail & On-U Sound System - These things are worth fighting for (1993)

Un peu de dub industriel, tourmenté et rugueux, version On-U Sound quoi de mieux pour un démarrage en douceur ? En plus Gary Clail qui exhorte à la lutte pour des choses qui en valent la peine comme l'égalité face à la justice, la dignité ... "Call me naive but I hope, I hope, I hope"

Donald Byrd - Love's So Far Away (2016)

Comme un souffle de printemps avant l'heure, léger, frais, sautillant et entrainant. Un bonbon pour les oreilles.