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Articles

Lucien N Luciano - Alain Brito (2004)

Se replonger avec délectation dans les paysages sonores estivaux, riches, alambiqués, frais et éthérés de Lucien N Luciano ... En savourer la douceur, la subtilité en regardant les vagues déferler avec douceur et sensualité sur la plage encore ensoleillée ... Réécouter également La dance des enfants pour prolonger cette quiétude.

Bal populaire du 14 juillet, une mixtape d'U Mulateru (2016)

Jour de fête et liesse populaire, il est grand temps de guincher jusqu'à pas d'heure en buvant des p'tits blancs bien frais !

The Supermen Lovers - Dance with you (2002)

De la house qui pourrait de prime abord sembler joyeuse, festive et insouciante mais qui est gorgée de mélancolie, de nostalgie. C'est le moment où sur le dancefloor une crise d'existentialisme surgit et interpelle le danseur, que fait-il ici, cette fuite hédoniste ne reflète-t-elle pas une vacuité de son existence ... Puis très vite il s'en remet !

Khost - Inversion (deconstructed & reconstructed by Godflesh) (2016)

Godflesh punit les turbulents Khost. Déjà qu'au départ ce n'était pas dans la tendresse, à l'arrivée c'est du brutal, répétitif, dense, avec cependant quelques "respirations" (enfin il vaut mieux parler de moments dont l’agressivité est contenue), mais la rouille, la crasse et la machine ne sont jamais bien loin. La correction est sévère mais qui s'en plaindrait ? Needles Into The Ground by khost

Baris Manço - 2023 (1975)

Du psychédélisme turc au menu du jour ! Un début quasi ambient au synthé bien cheap, puis un couple basse/batterie lourd au groove imparable avec en toile de fond une mélopée orientalisante planante, ça vire en suite funk moite au break qui tue ... 2023 c'est bientôt demain et c'était hier ...

Forever Pavot - Les cigognes nénuphars (2014)

Une pochette qui inspire le respect et l’hilarité (chapeau bas pour le pull pur jus 70's et la coupe et ...). Un nom fleuri et psychotropique pour confirmer la première impression. Et la musique alors ? Bien barrée, avec du groove "à la française" bien chiadé, entrainant, mélodieux, numéro d'équilibriste entre Gainsbourg et le meilleur de Sébastien Tellier. Sans parler de ces étranges animaux: les cigognes nénuphars, qu'est-ce donc ? Cela vole-t-il ? Cela se mange-t-il ? Autant d'interrogations qui resteront sans réponse.

Boards Of Canada - Aquarius (1998)

Alors que le soleil estival darde de ses rayons brûlants un champs de blé qui n'en demandait pas tant, une légère brise tente de les amoindrir. C'est alors que rententit en ce lieux campagnard une improbable musique à la fois naïve, nostalgique, enfantine et apaisante, ponctuée d' "orange" et d'une énumération  incongrue  et au final aléatoire... L'essence de l'été ?

Nine Inch Nails - Sanctified (1989)

Entre messe noire, déclaration d'amour et constat d'addiction, Trent Reznor ne choisit pas véritablement et entre deux déflagrations de guitares froides et cruelles balance une basse slappée décharnée, quelques nappes enveloppantes inquiètes et hurle son impuissance.

"Od grube do svilene" a mixtape for those who disappear (2016)

Dizzy Gillespie & Stan Getz - Siboney (part 1 & 2) (1955/2001)

Duel au sommet et à distance, l'affrontement de deux styles, sans compter la classe des sparring partners (Peterson, Roach ...) . Premier round Dizzy s'y colle au solo et se la joue trompette joueuse et mutine, toute en espièglerie. Second round, Getz à la manœuvre, plus direct, plus rentre dedans. Vers la fin chacun tente sa chance, les deux soufflent à l'unisson, en retenue ... Au final Dizzy l'emporte de peu !

Jon Hassell & Brian Eno - Charm (Over Burundi Cloud) (1980)

Musique lente et immersive pour transe chamanique moderne ... L'alliance d'un mystique transcendé et de la modernité technologique dévoyée, pour une flottaison intemporelle portée par une voix/trompette irréelle, soutenue par des percussions aussi discrètes qu'aquatiques et renforcée par des drones synthétiques profonds.

Johnny L - 2 of us (1996)

Chaleureux, enjoué, sautillant sans excès et traversé d'un souffle léger, Johnny L produit compagnon idéal pour une nuit estivale passée à contempler les étoiles bien accompagné. Le premier qui en voit une filante à gagné !

Bruit Fantôme - The sad disco dancer (2012)

Ambiance disco crépusculaire, joie neurasthénique et "sad disco dancer". Un beat lent, une mélodie inquiétante sortie des films de Carpenter, rien de tel pour exalter et exciter le danseur quasi immobile, qui ne montre jamais autant sa joie et son entrain que lorsqu'il oscille légèrement de la tête dans un mouvement à peine perceptible. La rutilance du disco, c'était mieux avant ... Futur Noir by BRUIT FANTÔME

Blaze - Lovelee dae (1997/1998)

Solaire ! Le truc qui fleure bon l'été, l'insouciance, la tranquillité, la chaleur étouffante mais pas trop tempérée par une brise à peine perceptible... Comme un instant de bonheur qui passerait au ralenti, moins fugace, un instant d'éternité volé au présent.

Swans - Cloud of Unknowing (2016)

Du tourment, de l'inquiétude, de la quiétude aussi, du calme, de la profondeur, de la majesté, de la violence, de l'incantation, de la répétition, de l'incarnation, de la sérénité, de l’intranquillité, de l'énergie. Un retour en puissance et en questionnement de Swans ... The Glowing Man by Swans

Vitalic - La rock 01 (2001/2005)

Poussées successives d'adrénaline, de plus en plus fortes ... steady state et dernière montée ! L'histoire d'un énervement.

The Horrorist - Here comes the whip (2016)

Passage fracassant de The Horrorist dans un exercice brutal, pour ne pas dire martial, d'EBM, au programme la morsure cinglante du fouet et les vociférations exaltées du sieur Chesler à peine tempérées par des réminiscences plus mélodieuses de synthés Kraftwerkiens. Et aussi des relents surtout dans la voix, mais aussi dans la thématique du Warm leatherette de The Normal. Here Comes The Whip EP by The Horrorist

Jacques Higelin - Cigarette (1974)

L'apologie de la clope, bien roulée, sensible aux coups de langue taquins, accessoire indispensable collé aux lèvres qui renforce l'image virile de son proprio ... enfin jusqu'à la chute en forme de quinte de toux annonciatrice d'une inexorable et irréversible bronchopneumopathie chronique obstructive. Une chouette et rigolote maladie qui vers la fin permet à tout à chacun de vivre 24h/24 dans la peau d'un plongeur sans bouger de son salon, relié à la vie par des petits tuyaux et une bouteille d'oxygène à attendre que son cancer des poumons se développe ...

Avril - Velvet blues (Nova edit) (2000)

Une rythmique boiteuse, des synthés qui couinent, une voix trafiquée pleine d'effets, des bruits divers et variés et indicibles, une pointe de majesté orchestrale, des anges déchus en pleine rédemption, un riff de guitare perdu, un peu de sensualité, soit les ingrédients disparates d'une relecture inversée de David Lynch ...

Nirvana - Serve the servants (1993)

Évoquons et revoyons Hegel et sa dialectique du maître et de l'esclave. De prime abord Hegel et sa Phénoménologie de l'Esprit peuvent sembler un poil rébarbatif pour ne pas dire chiant mais mis en musique par Nirvana tout de suite ils passent mieux ...

Wati Watia Zorey Band - Rest' là maloya (2016)

Direction La Réunion pour une reprise/hommage à Alain Péters poète mélodiste de l'île. Le projet est une collaboration entre une bonne partie du groupe Moriarty et des musiciens insulaires. Sur Rest' là maloya c'est l'alliance des deux voix féminines, complémentaires, symbiotiques ou successives mise en valeur par l’orchestration délicate, blues nonchalant agrémenté de cuivres profonds, qui crée cette ambiance unique entre douceur, sensibilité, tristesse et beauté simple. Un petit chef d’œuvre à écouter en boucle.

Breakbeat Era - Bullitproof (1999)

Comme une évocation de l'innocence perdue, des faux semblants, des (dés)illusions ... Un fond de mélancolie, de jeunesse et de révolte ! Et une musique acérée, vive, bondissante, féline, sauvage, prête à griffer et mordre !

Nuisible - Proletarian hung (2016)

Où l'on rend hommage au prolétariat, hélas souvent pendu alors que c'est le patronat qui devrait s'y balancer en rythme ! Inter feces et urinam nascimur by nuisible

Rage Against The Machine - Take the power back (1992)

"We gotta take the power back ..." Juste une idée comme ça en passant, ça serait pas mal non ?

Gilb'r - Cham (Gilb'r & Dj Sotofett version one) (2016)

La pénétration sera obligatoirement lente et profonde tant ce titre est insidieux. Une vibration basse monstrueuse accompagnée de percussions moyennes orientales et de stridences stressantes, puis un rythme pilon qui martèle sans vivacité mais avec rigueur la pulsation. Une fois que tous ces éléments sont en place une frénésie paroxystique est atteinte, comme une transe cathartique d'un rite tribal obscur oublié ... GILB'R - CHAM (VERSION ONE & TWO) by Versatile Records

Random Factor - The broken mirror (Acid Jesus mix) (1998)

Réflexions sur le pouvoir des miroirs et leur vision parfois déformée de la réalité, parfois morcelée s'ils sont cassés ... Une fragmentation qui confine à schizophrénie !

Discotique - Vie, vida, life (1994/2002)

Basique, rugueux, crade, brinquebalant, entêté, approximatif. Le portrait n'est pas des plus engageants, cependant le résultat n'est pas mal du tout, un retour dans le passé et l'hébétude  ... "Rock & drugs !"  (il faut aller sur le titre n°1 ...) Rocker’s Delight - The Rock Sound Of Darkest Paris by Discotique

Carl Craig - Televised Green Smoke (1997)

Soudain la vacuité des images ineptes qui se succédaient sur cet écran cessa ... elles se brouillèrent, semblèrent fondre, bouillir, se transformer en gaz. Ce gaz irréel et hertzien prit consistance et s'échappa lentement du téléviseur, une fumée verte, télévisée, douce, fluide, changeante et enivrante aussi incongrue que passionnante.

Dennis Alcapone - Cassius Clay (1973)

Rythmique souple, chaloupée, swinguant sans cesse, piano qui décoche des attaques rapides, la guitare qui harcèle et esquive en alternance. Puis Dennis Alcapone qui s'y colle, il enchaine les crochets vocaux tout en tenant sa garde, travaille au corps, affaiblit l'adversaire. Puis sans crier gare il décroche un direct qui fait mouche, le mot bien senti, le ton adéquat, le bon tempo, l'onomatopée inattendue. Son adversaire titube, abasourdi et hébété par tant de virulence et de maestria, c'est alors qu'aussi inattendus qu'imprévisibles le bassiste et le batteur lancent une rafale de directs de la basse et terminent par des uppercuts de la cymbale. Mise à terre directe, le KO est proche. Ce n'est que partie remise car quelques scats/rounds plus tard Dennis Alcapone l'obtient magistralement !

Swell - A town (1990)

Quoi de mieux qu'une ville pour disparaitre, être oublié, fondu dans la masse, anonyme, invisible. Un effacement progressif, par petites touches pour atteindre le néant. Reste le choix crucial de la ville ...

Joe Nation - Zvona (Voda mix) (1995)

Ambiance subaquatique et voix aérienne. Nager dans l’éther gazeux, accompagné par quelques notes de piano et la mélancolie slave de la chanteuse, puis être anesthésié par ses vapeurs envoutantes et enivrantes mais toxiques ...

Delacave - Uniform with no brain (2016)

Encore une sortie de l’impeccable label Le Turc Mécanique (avec bien entendu des vrais gens dedans). Direction l'est de la France et la galaxie Triple Alliance de l'Est et consorts ... Au menu du jour du punk psychédélique de basse fidélité, mais de haute tenue. Le titre, tout un programme: "Uniform with no brain" (en version studio live encore plus sauvage et barrée), une évidence .... Uniform With No Brain / Territory by Delacave

John Frusciante - As can be (1994)

Entre blues primal déglingué, art brut, musique paranoïaque dépressive et chat écorché qui agonise ...

NGLY - Speechless tape (2014)

Regarder la pluie, monotone, qui tombe inlassablement, Et les gouttes, sur les vitres, qui glissent lentement. Prendre le temps de contempler, inutilement.

Hystérie - Service secret (2016)

Nerveux, sec, fiévreux, psychotique presque, voire paranoïaque ... L'Hystérie du Service secret, très à la mode ces derniers temps. Pas de répit possible, ni d'échappatoire pour les parias et les réprouvés, le Service Secret sait où ils se cachent, mieux vaut donc filer droit, on ne sait jamais ... des fois ... un accident ...

Flying Lotus - Hunger feat Niki Randa (2012)

Une jungle aérienne de nuages, dense et vaporeuse à la fois. Comme un rêve semi-éveillé où la réalité s'estompe, se trouble, se dématérialise, où l'imaginaire devient prépondérant et palpable. L'entre deux quand la vision se brouille, que le regard se fixe dans le vague au loin et que l'on se met à flotter, enfin peut-être un peu ...

Tamaryn - The waves (2010)

La luminosité de la brume éthérée, une chute dans un abîme sans fin, le bonheur dans la tristesse et la tourmente ... Des vagues lentes de désespoir qui se fracassent inlassablement sur des murs de guitares lourdes et indolentes.

Portishead - The rip (2008)

Il y a des jours pour écouter du Portishead, aujourd'hui en est un. Un morceau duel. Une première partie à la guitare acoustique et aux ondes Martenot (ou leurs cousines ...) qui accompagnent la voix fragile, à la limite de la rupture parfois, de Beth Gibbons. Une seconde partie qui mue en krautrock brinquebalant où la voix de Beth Gibbons se prolonge en longue plainte, avant de poindre à nouveau sous ses atours de fragilité, soutenue par un martèlement robotique et des sons répétitifs. Un grand écart triple, entre folk, trip-hop et krautrock, ambitieux, risqué et maitrisé. Une échappée à dos de chevaux sauvages et blancs ...

Remote - Sinister boogie (2008)

Sinister boogie : une promesse tenue. Sombre, lourd, sourd, angoissant, oppressant. Pas un rai de lumière ne filtre, pas une lueur d'espoir ne transparait, la peine sera totale, incompressible et impitoyable. Un vrai bonheur.

Definition Of Sound - Pass the vibes (1996)

Presque insignifiant, sinon inoffensif de prime abord, Pass the vibes est insidieux, pour ne pas dire vicieux. Une sorte de serpent musical qui s'insinue subrepticement dans ton cerveau et n'en sort qu'avec difficulté, surement une attaque perfide fomentée par des Zombies plutôt cools... Ou bien c'est juste un bon moment sans prise de tête, un retour impromptu du passé.

Java - Pépètes (2000)

Faites chauffer l'accordéon et ouvrez un litron de p'tit vin blanc car voilà que débarquent Java avec leur flow de titis parigots et leur "rap musette" de compét' ! Au menu du second degré, de l'allégorie, du double sens ... hélas il semble que quelques mal-comprenants n'aient pas saisi la subtilité de la chanson. Certains ayant critiqué le groupe car le propos pouvait laisser croire qu'ils narraient avec peu de respect et de délicatesse envers la gente féminine, leurs déboires d'amants éconduits par quelques femmes futiles, volages et intéressées. Les cuistres obtus, pas Java mais leurs auditeurs mous du bulbe et limités de la métaphore !

Johnny Haastrup - Greetings (1978/2008)

Virevoltant, frais, enjoué et entrainant, voici qui résume l'afrobeat de Johnny Haastrup. Une voix puissante mais en nuances enveloppée dans un écrin de funk façon africaine c'est à dire félin, tranquillement tapis dans l'ombre, calme mais toujours prêt à bondir avec rapidité et souplesse ...

Jaylib - Raw sh--t (2003)

Attention, duel au sommet, d'un coté J Dilla le producteur aux beats et grooves élastiques et sensuels, de l'autre Madlib, également producteur, mais aux beats et grooves enfumés et allumés ... Le résultat ? Grandiose, un sample d'afrobeat bien senti colonne vertébrale du track, de la basse qui décolle les pupilles en cas de trop proche proximité, un beat elastico-allumé qui tape dur, quelques fioritures sonores croustillantes et scratchées pour agrémenter le tout. Ne manque qu'un flow de compet' pour parfaire le chef d’œuvre; Talib Kweli s'en charge avec brio ! En même temps cela était plié dès le début: Raw shit, avec un titre pareil pouvait-il en être autrement ?

Cut Hands - Krokodilo theme (2014)

Souvent Cut Hands défouraille , voire agresse son auditeur. Il lui arrive aussi, dans un moment d'égarement probablement, de vouloir le "cajoler", enfin à sa manière. Le martèlement et le concassage cessent alors pour faire place à une fausse sérénité, enveloppante, flottement irréel dans une rivière de drone. Un apaisement en clair-obscur.

Luke Vibert - I love acid (2003)

Déclaration perchée d'amour à l'acid par Luke Vibert. Pas la déclaration tout feu tout flamme, qui ne dure que le temps que met une allumette pour se consumer. Non plutôt celle qui prend son temps, qui est exhaustive et qui tisse un groove insidieux sautillant et visqueux, plein de chausse-trappes, de faux départs, de tentatives de sprint avortées. Celle qui parle au cœur et aux jambes mais ne néglige pas les bras, le postérieur ...

Cignol - 2 Chord Ponie (2016)

Tout fleure bon la techno "vintage des débuts" dans ce morceau de Cignol, les nappes aériennes et embrumées, limite trance, la basse et le rythme millésimés entêtants, sonorités limites acid. Du bel ouvrage à l'ancienne, qui garde les codes sans sombrer dans le plagiat ! LDRX3 - Cignol - Untitled by Lunar Disko Records

Robert Aiki Aubrey Lowe & Ariel Kalma - Mille voix (2015)

La mille et unième nuit, avec un track aérien et diaphane empli de solennité et de mystère, le tout avec une simplicité désarmante. Envoutant tout simplement ...

U Mulateru propose une mixtape: The Strange Machine

Pour le 1000ème billet de ce blog une mixtape machinesque de forte inspiration 80's, mais aussi avec du bruit plus actuel ...

Propellerheads - Go faster (1996)

Du sample, du classique, du breakbeat, du scratch, de la rupture le tout en mid tempo élastique. Tel est le programme des Propellerheads qui évitant la facilité, parfois putassière, du Big beat réussit à maintenir un équilibre précaire à défaut d'être totalement délicat. Du Chopin sans les grosses ficelles de la chopine de bière anglaise du "gros gars maigre".

Pole - Taxi (2000)

Une exploration mentale véhiculée c'est ce que propose Pole avec son Taxi . Un voyage aux confins des neurones, tout en grésillements, bruissements et souffles avec une mélodie anémique et un rythme famélique comme accompagnement. Et puis il y a ces voix qui se font entendre sans cesse, compagnes forcées de cette lente divagation sans but réel. Prémices d'une fracturation de la conscience ?