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Savages - Shut up (2013)

Il est parfois des hasards cocasses.
Ce matin pour égayer mon périple routier  j'ai pris cet album de Savages, sombre, dynamique, ramassé et enlevé - bien que parfois une production un peu trop appliquée gâche un peu la voix.
Dans le même temps (enfin presque) je tombe sur un article, enfin un communiqué de l'attaché de presse, sur The Avener, "le dj qui aime vous faire crier" (écrivent-ils sans pouffer), sorte de nouveau super héros tricolore de la musique électronique, je n'exagère en rien l'article en question parle de "rencontre avec l'homme derrière le mythe"; aussi empressé que circonspect (oui l'article en question est tiré du célèbre hebdomadaire musical Le Point, réputé pour ses critiques musicales aussi underground qu'irrévérencieuses). Ne pouvant contenir l'impatience d'écouter l’œuvre de cet artiste qui avait échappé à ma sagacité et à ma pertinence légendaire, je cliquais fissa sur le lien lançant sa musique prêt à hurler au génie ... Bon le génie devait déjà être en RTT ou bien c'est un génie sans bouillir ... mais le titre proposé ressemblait plus à un remix mou du gland d'un titre bluesy qu'à la révélation électro de l'année.
Très sérieusement la journaliste assène "vos morceaux sont très dansant", à la place du gars je n'aurait pas apprécié que l'on se foute de ma gueule aussi frontalement, mais  rien, pas une once de rébellion, de gueulante, le gars placide répond: "j'adore danser ! C'est aussi essentiel pour moi que de manger, boire ou respirer. Et puis la base du métier de DJ, c'est quand même de faire danser les gens ! Même si ça s'est un peu perdu récemment..." vu le dynamisme du morceau je me rends compte que je viens de faire une découverte hautement scientifique et que je suis le seul à avoir remarqué ce phénomène unique: un salsifis peut danser !?
Bon le gars ne manque pas d'humour, en plus de ne faire que des remixes (qui feraient même rougir Moby de honte tant le gars ne fait quasiment rajouter un beat poussif et deux frêles effets des plus minimaux) mais son nom prête également à la moquerie. The Avener, comme un héros de BD, sorte de Avenger amputé du G, qui est supposé venir de l'anglais du XVIème siècle et signifier "palefrenier du roi" et que mangent les chevaux ? De l'avoine, de là à dire que the avener est un avoineur il n'y a qu'un pas que mes recherches en linguistique me permettent de franchir allègrement, un avoineur avoine et avoiner signifie entre autre frapper ce qui suppose de l'énergie, de la force et vues la puissance et l'énergie déployées par notre salsifis j'affirme que ce type à le sens de l'auto-dérision et du second degré aussi pardonnons-lui sa musique.
Donc le contraste entre les Savages et The Avener n'en fut que plus grand.



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