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Rodolphe Burger - Je tourne (2008)

La chaleur bancale d'une sorte de blues philosophique et giratoire, teinté de délires mathématiques.
Cela me fais au moins un point commun avec Rodolphe Burger: cette propension à vouloir faire des suites de nombre.
Bon moi généralement c'est quand je suis malade, accablé par la fièvre et que je délire à moitié.
J'en viens à tenter, inutilement et sans fin, de résoudre des opérations mathématiques qui bien entendu me semblent d'une importance vitale.
Forcement, il y a toujours une erreur et je recommence mon labeur, tel un Sisyphe du nombre. À cela il faut ajouter l'impression de choir dans une sorte de spirale rougeoyante pleine de phosphènes, une sensation oppression et de chaleur et la certitude d'une fin imminente, bref moi aussi "je tourne, je perds le contact (...) je suis dans une suite de nombres.
Heureusement, arrivé à ce point je me réveille, je bois de l'eau et prends un antipyrétique; puis cela va mieux.
Enfin pour quelques temps ...


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