mercredi 11 novembre 2015

Arthur Lee - Everybody's gotta live (1972)

"Everybody's gotta live and everybody's gonna die"
C'est peut-être parce qu'on est un 11 novembre mais il me revient une anecdote sur la Première Guerre Mondiale.
Les différents belligérants se mettaient joyeusement sur la gueule, jusque là c'est normal; mais au sein de la même armée des rivalités entre les unités existaient.
Comme par exemple dans l'armée allemande entre les lanciers, les Ulhans et les nouveaux arrivés les aviateurs avec à leur tête Von Richthofen un ancien Ulhan passé "à l'ennemi".
Les Ulhans se voyaient un peu comme des chevaliers teutoniques modernes allant pourfendre l'ennemi à la pointe de la lance montés sur leurs destriers. Les aviateurs les voyait plus comme des lourdeaux inutiles qui essayaient de gagner le concours de la brochette géante de cuisses de grenouilles en jouant à "je saute dans la tranchée boueuse avec mon canasson".
Les aviateurs se percevaient comme des précurseurs d'une guerre "moderne", efficaces et redoutables, fondants sur leurs victimes tels des aigles impitoyables. Pour les Ulhans ils n'étaient que de gracieuses danseuses qui prenaient les gens de hauts, des gars qui dézinguaient des soldats sans trop prendre de risques, des planqués.
Cette rivalité était telle que leurs "chefs" respectifs, Von Richthofen, dit le "Baron Rouge" (un qualificatif que certains historiens peu pertinents attribuent à son communisme et son daltonisme, j'en ris encore) et Hermann Wurst auf der Brot, dit le hot dog (le chien chaud pour les non anglophones) en rapport pour son amour de la levrette, décidèrent de réunir leurs unités et de leur faire un discours de cohésion.
Von Richthofen fut le premier à prendre la parole, ces premiers mots furent "En tant qu'aviateur je suis fier d'avoir comme soutien au sol les Ulhans car vous êtes les meilleurs soldats, une troupe d'élite ..." Il continua son discours insistant sur la fierté de mourir pour la nation de terminer en chair à saucisse sauce gaz moutarde et autres conneries mais sous les vivats des troupes réunies.
Hermann fut impressionné par tant d’éloquence et décida de reprendre son accroche.
Il commença ainsi: "Mon cher Manfred, en tant qu'Ulhan je suis fier ..."
Forcement ça jeta comme un froid ...