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Plone - Plock (1998)

Plone , Plock quasi onomatopées enfantines pour désigner un groupe et un titre qui font dans la musique électronique "naïve" avec une forte tendance à la régression. Une mélodie simple et tranquille, des percus faussement bossa, une voix vocodée qui rajoute à l'ambiance ouatée et feutrée. Un paquet de chamallow, une peluche de Casimir et un épisode de Chapi Chapo viendront parfaitement compléter la panoplie.

Dr Octagon - Blue flowers + Automator remix (U Mulateru blend)

Blue Flowers de Dr. Octagon (aka Kool Keith) est quand même un sacré morceau de hip-hop, flow déjanté, prod impeccable, samples classieux ... que du bon ! Le problème c'est qu'il en existe plusieurs version: l'originale, le remix par The Automator, leurs versions instrumentales et diverses versions jungles (Dj Crystl, Photek, Dj Hype). J'évacue ces dernières et les versions instrumentales, non pas qu'elles soient mauvaise mais juste parce que c'est un putain de morceau de hip-hop donc avec un beat hip-hop et un gars qui rappe. Problème il est reste deux, l'originale avec les scratches déments de QBert et le remix de The Automator qui est plus trippant (avec l'ajout flutistique et un sample "stop confusing me" qui ressemble à du bon Bjork de Play dead) encore que l'original. Confronté à ce dilemme je l'ai résolu en éditant et assemblant (avec des imperfections) les deux dans un seul track, le voici. Lien: Dr Octagon - Blue flowe...

Soul Coughing - Is Chicago, is not Chicago (1994)

Du blanc bec, un peu branleur post-beat, tendance jazzeux bricolo Knitting factory décompléxé de surcroit , que l'on qualifierait de nos jours de hipster, au menu du jour. Je veux bien entendu parler de Soul Coughing , sympathique groupe des années 90 créateur d'une musique associant une base jazz, un fond de hip-hop, une poésie souvent absurde, des samples et claviers improbables et même une guitare décontractée. "Is Chicago, is not Chicago" débute par les pérégrinations incongrues d'un type pilotant un avion dans le Chrysler building à New York présente une vision naïve du pilotage en milieu urbain (vision mise en pratique quelques années plus tard par des gens qui n'auront pas saisi toute la subtilité onirique et poétique de cette vision et qui la faute à une écoute inattentive et à une grande maladresse se tromperont lamentablement de building) et se poursuit par une énumération improbable de villes qui "sont dans la place". Musicalement au...

Pavement - Recorder Grot (1990/1993)

Pavement ou l'amateurisme, bon marché, foutraque, spontané et jouissif érigé comme ligne directrice. S'il fallait résumer Pavement ce serait à peu près : Les guitaristes jouent à peu près de la guitare (plutôt minimaliste et bruitiste tendance Sonic Youth comme modèle), souvent sur une corde et avec deux doigts au plus. Le bassiste brille par son absence (à cette époque, 1990, il n'y en avait pas), donc son jeu est difficilement critiquable. Le batteur est à peu près batteur, parfois il est même dans le rythme, parfois il est trop bourré, parfois il est fantomatique. Les vocaux sont à peu près chantés (ou pas du tout ou mal) ou bien parlés. Les paroles ont rarement un sens compréhensible par quelqu'un d'autre que celui qui les a écrites. La production, euh ! Elle n'est même pas à peu près esquissée, plus minimal ce serait oublier d'enregistrer les sessions ... En résumé du grand n'importe quoi comme mode de fonctionnement, une haute maitrise ...

Lalo Schifrin - Theme from enter the dragon (1990?)

Récemment je me suis maté " L’Exécuteur défie l'empire du kung fu " un bon nanar des familles du coup pris d'une nostalgie certaine, j'ai eu envie de revoir un Bruce Lee et d'entendre sa BO. Du bon Lalo bien péchu pour ce thème principal du film, avec en bonus les p'tits cris orgasmiques du gars Bruce. Lien: Lalo Schifrin - Theme from enter the dragon

Cujo - Paris streatham (1996/réed2002)

Du bon usage du sample (et de l'inventivité qui va avec pour l'enrober). Ce titre c'est du western drum & bass, un sample de Ry Cooder et sa mise en abyme sonore par Cujo (qui est le premier alias d' Amon Tobin ). Donc une guitare, des nappes ambient et une rythmique, complexe par ailleurs (sortant totalement du carcan "amen break"), jungle au menu.

Dj Assault - Ass N Titties 2001 (2001)

Ce qui est bien avec Dj Assault c'est qu'on ne se prend pas la tête à comprendre les paroles, un niveau d'anglais rudimentaire est suffisant. Pas de métaphores recherchées, de sens cachés et autres allégories absconses. Simple et funky dirait l'autre, mais alors sacrément funky à en bouger son postérieur jusqu'au bout de la nuit cela grâce à un rythme simple mais diablement efficace, poussant au stupre et à la débauche forcenée.

Jalal - Mortal passage (1996)

Compile de l'excellent label On U Sound, une exploration du reggae/dub à la sauce anglaise. Pour le morceau du jour c'est Jalal (des Last Poets ) qui s'y colle. Lancinant sera le qualificatif pour la musique et pour les vocaux, une ode à la lenteur et à la profondeur. Cette lancinance hypnotise l'auditeur, par son rythme mêlant à fois simplicité (de prime abord) et complexité (si l'on prête une oreille plus attentive aux percussions), sans parler de la "mélodie", drone lysergique et la voix profonde qui ajoutent à l'effet. Pay It All Back Vol.6 by Jalal

The Gentle People - Journey (1997)

Les Gentle People c'est un peu de pop sucré, presque écœurante, naïve, pour ne pas dire niaise, comme pouvait en produire Tricatel (le label, pas le préfabriqueur de L'Aile ou la cuisse ) à ses débuts. Ici tout n'est qu'insouciance, journées ensoleillées, farniente, dégustation de cocktails au bord de la piscine, femmes sophistiquées, homme élégants, une ode au superficiel et à l'inutile quoi ... Avec parcimonie c'est supportable après soit il faut les considérer comme subversifs, soit il faut consulter.

Tony Harmony feat Triple M - My body RMX (2008)

Rap, ragga, modern highlife, une certaine perplexité m'envahit lorsque je cherche à qualifier ce morceau. Ghanéen et entêtant sont les seules certitudes. En effet difficile de ne pas avoir la patate et une furieuse envie de remuer son séant en écoutant Tony Harmony et Triple M, la surdité, le cul de jattisme et la dépression n'étant bien évidement pas des excuses valables.

PJ Harvey - Down by the water (1995)

D'abord la voix et un riff massif et répétitif qui emporte tout. Puis la rythmique entre en scène suivie insidieusement des cordes. 3 minutes 14 secondes de grand écart entre guitare rugueuse minimale quasi grunge et cordes classiques" à la sophistication quasi précieuse, sans oublier, histoire d'ajouter à la confusion des percussions qui ressemblent beaucoup à un kalimba.

Jad Wio - 3615 Mad sex (live) (1994)

Le charme désuet du minitel, de ses connexions lentes et monochromes, de son interactivité débridée, de ses amours tarifées à 3 francs la minute. Sinon il est aussi questions de perversités sexuelles diverses et variées du style SM rigolo, une des spécialités du méconnu et sous estimé Jad Wio , groupe ayant quand même une fâcheuse tendance à fuir le succès avec constance.

The Kills - At the back of the shell (2005)

Entre The Kills et The White Stripes, un parallèle saute aux yeux: duo homme/femme, rock minimaliste/guitare/batterie. Pas le même destin (stadier), pas de 7 nation army; The Kills pourrait passer pour le parent pauvre de l'affaire, une sorte de groupe de D2 du duo garage rock. Ce n'est qu'une impression, leur musique n'est pas moins intéressante. Plus difficile d'accès peut-être, plus vaste, le groupe explore dans une veine plus minimaliste qui frôle l'aride parfois. Ici guitare répétitive et saturée (mais sans excès), handclapping et boite à rythme anémique et même du chant, ambiance néo punk/new wave garantie.

Sukia - Vaseline and sand (1996)

Il y a des disques qui s’achètent au feeling, pour la pochette, le (les) titres(s), l'album de Sukia est l'un d'eux. Sukia , au départ une BD érotico vampiro (non lesbos) fantastique du siècle dernier à la Necron (mais en différents, plus réaliste dans le dessin), est un groupe californien de bon goût qui a l'art du titre: "Contacto espacial con el tercer sexo" pour l'album, "The dream machine" pour la référence cut-up beat à Brion Gysin , "Gary super macho man" pour la référence à la fois aux Village People et à Sukia (c'est son ami baltringue) et enfin ce qui nous amène ici "Vaseline and sand" . Vaseline and sand, voila un titre qui fleure bon le programme politique, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse, la grande question est musicalement ça vaut quoi ? C'est un peu Jean-Jacques Perrey qui jamme avec Ravi Shankar sur fond de surf music vaguement psychédélique avec chœurs érotico-cheap et paroles citro...

Nine Inch Nails - March of the pigs (1994)

Concis, brutal et efficace, que demander de plus ? Rien ! Juste écouter et subir.

The Clash - London calling (1979)

Parce que les Clash, la patate le dimanche et puis c'est bien ! Pas besoin de tortiller du cul ! Lien: The Clash - London calling

Buju Banton - Hills and valleys (1997)

Buju Banton est un artiste assez sulfureux, riche en couleurs, excès, controverses (dans les milieux biens informés il se raconte que s'il n'était en prison pour trafic de drogue il serait peut-être venu manifester à Paris dimanche) ... Néanmoins sur l'album Inna Heights et encore plus sur ce titre Hills and valleys , c'est un chant grave empli de spiritualité rastafarienne, de foi et de profondeur qui prédomine.

Yiannis Spanos & Afroditi Manou - San me kitas

Une BO (Ekeino to kalokairi) pour un dimanche. Avec un petit rien de Gainsbourg mais 100% grec. Tranquille la version grecque de la croisière s'amuse, pour peu on se croirait sur un yacht, forcement luxueux, quittant le port du Pirée, la cale chargée de richesses qu'il faut convoyer dans un paradis fiscal, sous le regard bienveillant des colonels.

Gérard Manset - Le paradis terrestre (1970/1990/réed 1996)

La Mort d'Orion , état de grâce de son auteur, alliant orchestration classique, envolées psychédéliques, expérimentation studio, paroles barrées.Sur ce morceau Manset enterre facilement une bonne majorité de ce qui a pu sortir en même temps (et pas qu'en France), bien halluciné mais en restant audible, expérimental mais abordable, avec ce petit plus de surréalisme qui fait la différence. Ne serait-ce que pour le récurrent "animal on est mal" . Dire que je l'avais oublié si longtemps sur une étagère.

Impulsion - Rock that house musiq (original edit) (1997)

Version edit du même titre paru sur l'album d'Impulsion, parue sur Trax et jamais vue ailleurs. Si le titre est plus court (+/- 3'30" contre 11'30") et un peu moins barré, il gagne en efficacité, direct et pêchu, impossible, a moins d’être sourd ou cul de jatte (et encore), de résister à ce rythme infernal. Lien: Impulsion - Rock that house musiq (original edit)

PM (feat Little J & Fresh Ali) - Les p'tits chefs (1999)

Parce qu'on en a tous eu au moins un et que celui-là c'était un beau prototype du genre à avoir servi de moule pour l'espèce. Cette déclaration d'amour, à leur art sans égale maitrise du casse-couillage, est dédicacée à tous les p'tits chefs !

Janko Nilovic - Black on a white ground (1974/réed 2000)

Janko Nilovic , connu comme musicien d'illustration, mais qui mérite largement mieux, non pas que ce soit déshonorant de faire de l'illustration musicale mais parce que son talent dépasse cette catégorie. Jazzy funky big band speedé et percussif (merci André Ceccarelli) avec chœurs diaphanes dignes de westerns et parties plus calmes pour mieux apprécier la subtilité de la composition. Qui a dit que la musique d'illustration était un genre mineur !

Peace Orchestra - Shining (1999)

Alors que très récemment , je vilipendais  une certaine mollesse de Dorfmeister au sein de Tosca, je vais aujourd'hui faire l'éloge de son compère Kruder au sein du Peace Orchestra et de la lenteur de ce Shining. Lenteur donc de ce morceau, à la rythmique paresseuse, mais aussi impression de quiétude et de sérénité. Se sentir dans un cocon ouaté où l'univers extérieur ne parvient qu'étouffé et flou, avec ce sentiment d'apesanteur réconfortant. Et puis la vidéo, sorte d’ersatz soft de porno/érotico suisse aseptisé des années 70,  vaut bien un visionnage. C'est pas tout ça mais l'acte copulatoire m'attend et il commence à s'impatienter ...

Les Rabbins Volants - Coin ! Coin !

Ami lecteur aux neurones fatigués, normalement aujourd'hui c'est tête dans le cul et gueule de bois pour tout le monde. Donc pas de chanson à texte, ni de musique sophistiquée. Place au basique joyeux ! Les Rabbins Volants avec Coin ! Coin ! Question paroles tout le monde comprendra, même les plus fatigués: "Bonjour c'est moi Coin Coin le gentil petit canard." , ça va vous suivez, puis "Coin coin coin coin ..." ad libitum, vous suivez toujours, tant mieux. Question musique: punk basique avec un accord et demi de gratte et un bontempi perdu dans un coin (oups désolé !). En bonus y a même une vidéo, au moins aussi conne et jouissive que le reste, chouette !!

Tosca - Fuck Dub Part 1 (33rpm to 45rpm) (1997)

Tosca, du dub viennois à la Dorfmeister sans Kruder, un peu mou du genou le plus souvent. Pourtant accéléré ce morceau révèle son groove caché et devient funky et dansant. Étonnant non ! Lien: Tosca - Fuck Dub Part 1 (33rpm to 45rpm)

Detroit Grand Pubahs - One hump or two (2001)

Detroit Grand Pubahs c'est du festif, de la fesse mouvante à tirelarigot, dans une ambiance tranquille, ça sent la bootybass du 31. Mais si vous y prêtez une attention (sur d'autres titres) le ton peu être plus sérieux pour ne pas dire grave (voir le titre After school special ). Ce soir c'est le côté joyeux qui prévaudra. Party time, on sort les strings à paillettes !!

Freestylers - Ruffneck (feat Navigator) (1998)

Les plus grincheux diront que les Freestylers n'ont rien inventé, qu'ils ne font que reprendre de vieilles recettes en les modernisant un peu ... Ils ont raison ! Rien de neuf chez les Freestylers , des samples usés jusqu'à la corde, des vétérans (Soul Sonic Force), des vieilles recettes ragga/break ! Ouaip, mais quelle efficacité, quelle art de faire bouger son popotin en cadence, de faire sautiller de joie simple (et funky) et malgré tout quelle fraicheur. Alors ne boudons pas notre plaisir et profitons ! PS: ceci n'est valable que pour cet album, après ça se gâte vraiment et ça devient indigeste.

Sonic Youth - Tunic (a song for Karen) (1990)

Il y a quelque chose de vain, de l'ordre de la fuite en avant sans retour possible dans ce titre de Sonic Youth. Une sorte de course vers une disparition nécessaire connaissant son apogée dans un déluge de guitares saturées, maltraitées et cathartiques, moment d'apesanteur et respiration salutaire et indispensable, avant une reprise féroce et acérée de la course forcenée vers le néant, seule échappatoire possible.

Public Enemy - Louder than a bomb (1988)

De bruit et de fureur et de rage, un glaviot et un gros doigt en pleine face, mais aussi un discours politique construit derrière, sans oublier une terrible machine à groove: Public Enemy . Bon (assez longtemps) après Chuck D est devenu une sorte de sage du rap donnant conférences et tout le tralala, Flavor Flav se compromettant dans la télé réalité (ça sent les impôts), bref leur énergie et leur rage initiale c'est un peu estompée (je ne parlerai pas des 2 autres acolytes du groupe). Il n'empêche ils arrachaient tout à cette époque: plus bruyant qu'une bombe.

Bérurier Noir - La mère Noël (1985)

Une p'tite chanson de Noël pour le p'tit keupon qui sommeille en chacun. Chanson douce et pleine d'espoir comme seuls les Bérus avaient le chic pour en faire, totalement raccord avec la thématique du moment.

Un conte sonore de Noël d'U Mulateru

Les soirées de Noël étant parfois longues, l'attente des présents fastidieuse, les conversations dinatoires rébarbatives, la musique insipide ... J'ai décidé dans un élan de bonté de tenter de remédier à cela en allégeant vos peines et en redonnant de la gaîté à ce jour. Une heure de musiques calmes et enchainées, ou presque, pour les petits et les grands ... Lien: Un conte sonore de Noël d'U Mulateru Un aperçu: Un conte sonore de Noël d'U Mulateru by Umulateru on Mixcloud

Fabe - Le soir (1998)

Prod sombre et minimaliste de Mehdi (aka Dj Medhi des fois qu'un doute subsiste), ambiance intimiste/distanciée crée par le flow de Fabe , un regard pertinent mi amusé mi atterré sur sa condition de rappeur. Un bon son à l'ancienne avec des lyrics dignes de ce nom.

freq - Xirtam (1997)

Pourquoi faire dans la surenchère d'effets, de sons, de production quand une boite à rythme bien programmée, quelques nappes et quelques variations suffisent. Donc techno en provenance de Detroit par freq , basique, introspective, hypnotique et sombre comme il se doit.

Shoulders - The fun never stops (1993)

Alors que semble poindre la fin du monde, avec une date assez approximative (comprise entre aujourd'hui, demain et dans plusieurs milliards d'années, faudrait voir à affiner un peu les cocos, ça fait pas très sérieux!) et que les plus grandes sommités scientifiques mondiales en la matière, telles Paco Rabanne et Elisabeth Tessier, restent étonnement muettes, des questions primordiales se posent: Faut-il prévoir quelque chose pour le réveillon ? Puis-je envoyer chier mon patron sans craindre de représailles sur ma carrière dans la boite ? Y a-t-il un intérêt à envoyer, pour les plus précoces, des cartes de vœux ? Faut-il payer sa prime d'assurance ?  Comment mon assurance remboursera les dégâts après la fin du monde ? Est-ce que la fin du monde va accélérer le réchauffement  climatique ? Ai-je bien fait d'envoyer les arrhes pour ma location estivale ? Faut-il faire des provisions de PQ des fois qu'on survive ? Car on serait bien emmerdé, au sens littéral d...

Too $hort - I need a freak (1997)

Libidineux et sombre un résumé de ce morceau. Une version à la fois plus sombre et plus sexe de ce classique d'Egyptian Lover, par Too $hort , producteur et Mc de seconde envergure (même s'il a réussi à placer quelques hits). Toujours est-il que sur ce morceau il écrase la concurrence et de loin, pas tant que ses performances verbales soient exceptionnelles, ni que la prod soit fantastique (elle l'est un peu), mais grâce à une subtile alchimie des 2, un équilibre entre le graveleux et le rugueux allié à un fond de sensibilité (homéopathique hein !)

Martyn - Seventy four (2009)

Après le proto dubstep, place au post dubstep de Martyn . Un squelette dubstep sur lequel se greffent des relents de techno minimaliste. Ce n'est pas aussi austère que ça en a l'air, même s'il est certain qu'aucun dj ne réussira à garder un clampin, tout perché qu'il soit, sur un dancefloor avec ce titre. Quoique ... Pour tout avouer cela fait sait au moins un an que j'avais cet album et qu'il prenait  la poussière sur une étagère, cela à cause d'une première écoute un peu hâtive. Heureusement une seconde et bienvenue écoute me permit de me rendre compte de mon erreur. Mea culpa !

Dabrye - No child of god (2002)

La paternité d'un genre musical est souvent (toujours ?) prétexte à polémique. Les savants les plus éminents de cette planète s'accordent sur l'année de naissance du genre: 2003. Ils sont plus réservés sur les origines: variations du 2-step/uk garage, dérivé du grime (lui même provenant des 2 genres sus-nommés), influence du couple reggae/dub, variations électroniques, apports indirects du hip-hop ... la génétique et la datation au carbone 14 ayant leurs limites et étant inopérantes ici, le doute subsiste. Je viens ajouter à la confusion générale avec cette hypothèse: si c'était Dabrye le géniteur malgré lui ? Et qu'il avait "inventé" le genre en 2002 ? Et si le dubstep était une énième émanation musicale américaine ? Besoin de preuves. Écoutez No child of god , basse quasi wooble, caractéristique du genre, rythme lent syncopé, mélodie fantomatique.

High Tone - Dub invaders vol 2 (2012)

Tout frais paru, le dernier "High Tone", même si techniquement ce n'est pas un album du groupe mais de ses membres. Toujours au top, grosses basses, vocaux habités, rythmiques lourdes et profondes. Faites un effort citoyen écoutez du dub made in France ! Vous pouvez même en acheter moyennant une quinzaine d'euros et deux vinyles en contrepartie. Pour les écouter ça passe ici et ici

Peshay - The real thing (1996)

J'avais déjà évoqué les compiles Headz de Mo Wax. J'y reviens toujours avec de la drum & bass et Peshay ce coup-ci. Titre évanescent de Peshay, ambiance diaphane et aérienne qui nous rappelle ce que sont les choses vraies: simples et belles.

Sharon Jones & The Dap-Kings - Ain't no chimneys in the projects (2009)

Petit Papa Noël est une des rares chansons (relativement) récente à avoir été écrite spécifiquement pour cette fête en France. Nonobstant une musique manquant de groove flagrant et des paroles plus que mièvres, il faut de surcroit supporter la voix, surannée et mielleuse à en faire crever un diabétique dans l'instant, du santon corse, le désormais desséché Tino Rossi. Pas d'autre choix que de se tourner vers les USA où les chansons de Noël sont tradition. Le choix étant varié (voire avarié vu certains titres) c'est Sharon Jones et les Dap-Kings qui l'emportent avec Ain't no chimneys in the projects.  Lien: Sharon Jones & The Dap-Kings - Ain't no chimneys in the projects

The Wiseguys - The Gemini IV incident (1996)

Au Panthéon des musiciens sous-estimés les Wiseguys doivent figurer en bonne place (bien qu'ayant connu leur heure de gloire avec Ooh la la ). Pourtant leur premier album est une merveille de hip-hop largement instrumental, inventif dans l'utilisation des (nombreux) samples, gai, sautillant, varié. Ici ce n'est pas le morceau le plus gai mais le plus spatial avec fin sous forme de "psychedelic hip-hop" et comptine enfantine, après un début avec le cap'tain' Kirk ...

R.E.M - First we take Manhattan (1991)

R.E.M c'est le groupe de 3 chansons: Losing my religion et sa mandoline et ses répétitions chiantes entre autres. Shinny happy people qui parait totalement volée aux B52's (eux aussi venant d'Athens, ils ont pu subir un chapardage intempestif, oups !!! on m'informe que la chanteuse des B52's figure sur ce titre c'est donc pour ça qu'il y a cette similitude). Everybody hurts , hymne officiel de L’Internationale neurasthénique à ne pas faire écouter à vos amis sous Prozac ou autre antidépresseur sous peine de le voir attenter à leurs jours durant les 3 premiers accords pour les plus robustes. Avant et après ces 3 titres un succès d'estime mais pas trop de tapage. Tant mieux ! Reste une pépite passée au travers des mailles du filet (parue sur une compile et en 3ème titre d'un single): First we take Manhattan . Ok, R.E.M n'est pas totalement responsable du titre, Léonard Cohen y est pour beaucoup. Mais l'original souffrait (à mes yeu...

Van Halen - Sunday afternoon in the park (1981)

Chez Van Halen les dimanches après-midi ne sont pas joyeux, c'est peu dire ! Court morceau (moins de 2 minutes) sans le moindre artifice pyrotechnique guitaristique, une rythmique et une basse lourdes, pas de chant exacerbé de David Lee Roth, une ambiance quasi électronique. Un ovni chez chez Van Halen. Envie de sortir des chemins balisés de la virtuosité tape-à-l’œil, descente de bad trip à l'acid ? Pas de réponse. Lien: Van Halen - Sunday afternoon in the park

Daddy Lord C feat La Cliqua - Freaky flow (1995 remix)

Un bon sample et un bon beat appuient le flow malicieux ( "Cette meuf parmi les autres elle fait office d'insecticide" ou "Foncer, se dépenser, s'enfoncer, s'élancer. Lancer en français du sensé bien pensé. Voici l'odyssée, le Calypso de mes pensées" ) de Daddy Lord C épaulé par la Cliqua. Un titre efficace, sans prise de tête, qui met de bonne humeur. On s'fait un p'tit caprice ?

La Squadra - Là d'où l'on vient (1996)

Arsenal Records re-présente "le vrai hip hop" , compile du label éponyme et véritable bombe. Des prods qui déchirent et qui font bouger la tête, des flows qui envoient du bois et qui arrachent les oreilles. Avec La Squadra (soit une bonne partie de La Cliqua ), c'est ambiance sombre, beat qui tabasse"à l'ancienne", lyrics bien sentis (avec l'improbable mais délicieux: "les bruits anodins, les rondes de police sans cesse, de bon matin au petit déjeuner se mêlent aux corn flakes" ).

Filastine - Colony collapse (w/ Nova) (2012)

£OOT est le dernier album de Filastine . Filastine est un artiste intéressant car il réussit à intégrer dans ses compositions des éléments de musiques traditionnelles du monde (plutôt d'origine moyenne orientale) sans que cela ne sonne ni frelaté, ni nostalgique, ni soupe et c'est déjà pas mal ! Il incorpore des sonorités modernes (hip-hop, reggae, (post) dubstep, glitch, noise ...) avec bonheur et maitrise, cherchant toujours à évoluer, c'est encore mieux ! Il y ajoute de surcroit  un fond d'idées conscientes.

Bost & Bim/ John & Paul - Because (feat Ras Pidow) (2009)

John et Paul dans une version reggae comme vous ne l'avez jamais entendue, paisible et spirituelle, secondés par la voix roots de Ras Pidow. Habilement (et subtilement) mis en musique par le duo Bost & Bim .

Skanna - Find me ( 1996)

Une compilation hétéroclite mêlant drum & bass, trip hop, musique africaine, breakbeat ... sans que cela ressemble à un foutoir sans nom. Pas grand chose à jeter dedans, pour ne pas dire tout à garder (cela va de Francis Bebey à Cujo (aka Amon Tobin) en passant par Trankilou (Ark + Pépé Bradock ). Étant dans une humeur drum & bass, c'est Skanna qui emporte la mise avec Find me , titre élégant tanguant entre douceur vocale et percussion rythmique de bon aloi, ce qui compte tenu du pedigree du bonhomme (John Graham, œuvrant dans le collectif Tilt qui produit de la grosse progressive trance qui tache) est surprenant. Aussi ne boudons pas notre plaisir ! Find Me (Remixes) Remastered by Skanna

Happy Mondays - God's cop (1990)

Véritable ode, encore, vivante (mais parfois dans un état de délabrement avancé) à la défonce et aux excès les Happy Monday avec God's cop sortent le grand jeu. Un mélange de psychédélisme, de rock branleur, d'hymnes à danser, boire et se défoncer, de voix éraillées, de foutraque attendrissant, d'énergie débridée, de hip-hop abâtardi, de sexe, de joie, un condensé de Madchester à la fin des 80's.