dimanche 8 février 2015

E40 - U and dat (feat Kandi Girl and T Pain) (2006)

Certains rappeur doivent avoir un problème de bégaiement à moins que ce ne soit un souci de vocabulaire, ou qu'ils ne veuillent faire du remplissage à moindre frais, voire que ce soit un peu de tout cela.
Passons sur le minimalisme musical, un rythme simpliste et 3 notes anémiques de synthé, sur les paroles qui n'ont pour but qu'une production supplémentaire d'endorphine, mais en galante compagnie, afin de poursuivre une défonce déjà bien entamée au sizzurp et/ou au 3,4-méthylène-dioxy-méthylamphétamine également très prisé.
Une manière un peu chimique de se reposer les neurones qui n'auraient pas encore cramé auparavant.
J'écrivais donc, avant d'être interrompu par une digression dont je suis l'auteur, passons sur le minimalisme musical et sur la pauvreté thématique trop attendue mais restons intransigeants sur ces insupportables répétitions de mots ou de phrases qui n'apportent qu'une lourdeur pataude à quelque chose qui manquait déjà de finesse.
Le visionnage de la vidéo amène également:
  •  à rire de T-Pain qui non seulement a une voix auto-tunée à peine moins pathétique que celle de Daffy Duck (lequel rappe surement mieux que lui) mais arbore également une coupe qui laisse penser que son coiffeur est une farceur et une dentition montrant que son orthodontiste est vraisemblablement un ancien soudeur reconverti sur le tard, ne parlons pas de son opticien, un escroc, qui lui a refilé les modèles de lunettes refusés par Gilbert Montagné.
  • à trouver que le ridicule est allègrement franchi. C'est vrai vous en connaissez-vous des nanas qui se frottent langoureusement les seins et le postérieur contre des roues, des ailes et des enjoliveurs de voitures ? J'ai beau chercher dans mes connaissances, même les plus saoules et les plus lubriques ne sont jamais tombées aussi bas dans le pathétique.