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Paradis - Hémisphère (2012)

2012, Alain Souchon en pleine montée d'acide se dit que son compagnonnage avec Laurent Voulzy sent sacrement le moisi, que la pop à papa ça commence à bien faire et décide de se lancer dans la musique électronique.
Son premier réflexe faire appel aux gens dont il a entendu le nom: Bob Sinclar, bizarrement le courant ne passe pas entre les deux hommes, Sinclar trouvant Souchon un peu mou et sans beaucoup d'avantage mammaire; Souchon trouvant pour sa part que Sinclar fait "de la merde pour les oreilles des débiles".
Souchon s'enferme alors chez lui avec un ordinateur, un clavier, un sampleur et une boite à rythmes. Il bidouille, malaxe, teste et expérimente.
Finalement il reprend ses habitudes mais les modernise: il crée de la house délicate et feutrée pour petits choses, dépressifs et mal dans leur peau.
Il vise un public particulier - et limité -: les gens qui vont en club pour ne rencontrer personne, ni danser car ils sont trop timides et inhibés.

N.B. après avoir écouté ce morceau, je me suis aperçu que ma théorie tenait la route, Paradis ayant repris un titre du sieur Souchon.
Sinon le clip vaut aussi le détour, un histoire qui tourne un poil en rond, avec une touche d'irréel.


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