Accéder au contenu principal

Articles

U Mulateru - Hell(ectronics)

L'homme, la machine, un affrontement, une chute, une rébellion. Un vainqueur ? Un mix. Hell(ectronics): man vs machine by Umulateru on Mixcloud

Inspectah Deck - Movas & shakers (1999)

Ne pas s’arrêter à la pochette magnifiquement ratée. Movas & shakers aurait pu être sur un album du Wu Tang, avec son sample soul millésime 74 , son beat qui claque, bref sa prod RZA ©. Toujours est-il que c'est l' Inspectah Deck qui en a hérité, dommage !  Non pas qu'il soit mauvais dessus, son flow est excellent, avec des punch lines efficaces (encore que son refrain du won't stop can't stop ... ressemble assez à celui de KRS One au niveau des lyrics), mais avec les autres membres du clan cela aurait pu avoir une sacrée gueule. Et être un autre classique. Lien:  Inspectah Deck - Movas & shakers

Interpol - Obstacle 1 (2002)

Alors que les années 2000 avaient débuté depuis peu, que le hip-hop et la "techno-electronica"régnaient en maitres sur la musique, un groupe, Interpol , tenta (involontairement ?) un revival insensé. Véritable créature de Frankeinstein, à base de l'ADN de Television, des os de Joy Division et de quelques riffs de Sonic Youth. En gros des guitares mi cristallines mi folles (donc mi Television mi Sonic Youth), une batterie assourdie mais perceptible et un chant froid, triste et un peu maniéré (la Joy Division's touch). Après quelques réticences, le monstre se laisse apprivoiser.

Ride - Seagull (1990)

Un album que j'ai totalement loupé lors de sa sortie, pourtant c'était le genre de musique que j'écoutais alors, finalement quelques décennies plus tard sur la foi de quelques critiques je trouve Nowhere de Ride à un prix qui ne se refuse pas. La pochette est chouette, une vague laissant présager un déferlement sonore de guitares échevelées. Premier morceau, Seagull, celui qui nous intéresse: un mélange de bruits psychédéliques  mené tambour battant. Bonne mise en bouche. Le problème est le reste de l'album; ils ont mis toute la patate sur un titre et le reste de l'album est en demi teinte, tendance chiant neurasthénique sous benzo, mâtiné de "j'ai faim j'ai froid", je ne parle même pas du chanteur qui au delà de 2 titre devient insupportable. Douche froide, fin de ride pour moi. Je garde malgré tout Seagull.

Pan Sonic - Maa (1999)

Avec l'arrivée du printemps me viennent des envies de musiques légères et enjouées comme par exemple du Pan Sonic avec ce titre primesautier  et sautillant: Maa. De l'expérimentation électronique alliant minimalisme et aridité musicale; pile poil raccord avec l'idée de printemps.

U Mulateru - Devoirs de vacances: succession de morceaux

Perdu au fin fond d'une montagne bien enneigée,  avec un netbook poussif et audacity dessus, je meuble les chaudes soirées au coin du feu après l'apéro. Résultat une tentative de n'importe quoi ressemblant à du collage/assemblage d'une manière plus ou moins cohérente (à mes oreilles au moins) de morceaux disparates. Une forte dominante techno avec des variations toutefois. Devoirs de vacances: une succession de morceaux by Umulateru on Mixcloud

Porter Ricks - Biokinetics 2 (1996/rééd 2012)

Pour les plus accros à la télé Porter Ricks c'est le gars sympa qui s'occupe de Flipper le dauphin (et s'adonne en loucedé à des attouchements sur le pauvre delphinidé dès que la caméra cesse de tourner, encore qu'il se murmure dans certains milieux que des sextapes de Flipper existent), c'est le truc bien pensant gnangnan à souhait. Aujourd'hui Porter Ricks sera synonyme de sombre, souterrain et malsain. Et pour cause, Biokinetics 2 de Porter Ricks , nous transporte dans un monde cataclysmique où rode une indicible menace, malfaisante, sournoise et sourde, dépouillée, lente, vénéneuse, oppressante et addictive. Un espace intermédiaire entre techno, dub, ambient, expérimentation électronique. Flippant, non ?

Leon Parker - Ray of light (1996)

Un peu de douceur et de lumière pour un matin (mais ça le fait aussi bien le soir). Après un début caribéen, très vite, Leon nous plonge dans la frénésie d'une fête percussive africaine agrémentée d'une piano, qui souligne le rythme, et de cuivres qui ne font qu'amplifier la dynamique, le paroxysme est atteint avec une voix pas plaintive mais presque. Et puis retour au calme.

U Mulateru - Ta rage n'est pas perdue mix (2013)

Au départ un mix de punk new wave des années 80, fin 70's. Puis l'envie d'aérer un peu cela avec du dub version punk/new wave. Finalement des morceaux plus récents se sont greffés, toujours dans cette veine; une oscillation entre tension et relaxation. Ta rage n'est pas perdue by Umulateru on Mixcloud

Daniel Darc - La pluie qui tombe (2004)

On ne pourra pas dire que Daniel Darc aimait sa maison de disques. C'est vrai, quelle idée de mourir moins d'une semaine après les Victoires de la musique et éviter ainsi tout hommage ou récompense posthume, Bashung a eu la délicatesse de mourir avant, lui (enfin presque). Qui était Daniel Darc ? Daniel Darc est issu d'une famille renommée, sa mère Mireille Darc est loin d'être une inconnue, son aïeule Jeanne a sauvé la France, son grand père Cristal un fabriquant de verre reconnu. Daniel choisira lui la musique. Il étudie la cornemuse au conservatoire international de La Bourboule pendant 14 ans, il est vice champion du monde de Marche turque à la cornemuse. En 78 il se lance dans Taxi Girl et connaitra le succès avec Cherchez le garçon , ce que l'on sait moins c'est qu'il composa (sous pseudonyme) Nuit de folie de Début de Soirée. Hélas le succès aidant il tombe dans la dépendance à la drogue, à l'alcool et à la glace à la vanille. Un jo...

Original Rockers - Push Push (The underwater world of Jah Cousteau - Groove corporation remix) (1991)

Les Original Rockers férus de plongée sous marine et friands de mérou décident, alors qu'ils étaient en vacances à La Grande Motte et qu'ils avaient abusé du rosé local, de se lancer dans la musique. Ils composent leur premier titre: Push push . Un bide retentissant ! Vexés, ils appellent Les Groove Corporation , une bande de catcheurs russes, célèbre pour ses omelettes flambées, musiciens et remixeurs à leurs heures perdues. Ces derniers ne peuvent qu'embellir le titre original le transformant en hommage au célèbre océanographe  à bonnet rouge et en techno dub stepper aquatique et envoutant. Cette histoire n'est vraisemblablement pas véritable; qu'importe !

Fast Eddie - Acid Thunder

Un petit peu d'acid pour un dimanche en toute quiétude. L'invité du jour: Fast Eddie La folie de la TB303 et ses rafales acid, la frénésie programmée de la rythmique, contrebalancées par un soupçon de mélancolie dans la mélodie. Un juste milieu entre l'esprit et le cul finalement.

Funk 4 Sale - Ocean game (2000)

Le titre langoureux du déjà mardi, mais vendredi originellement, soir, downtempo certes mais pas mou du genou et ni insipide pour autant. Une voix qui si elle n'est pas des plus originales n'en possède pas moins suffisamment de personnalité pour capter notre attention. Une mélodie rehaussée par quelques parcimonieuses incursions de sax. Un morceau sans prise de tête bien agréable à écouter avec une frozen strawberry margarita .

Kid 606 - Yr inside the smallest rave on earth (2004)

Kid 606 au taquet pour un titre échevelé mêlant breakbeat, acid, rave, jungle, hook vocaux, avec comme seul mot d'ordre: toujours plus vite, sauf pour un petit break permettant à ses auditeurs asthmatiques de reprendre (un peu) leur souffle. Pas de doute nous sommes dans la plus petite rave du monde. Je vous laisse j'y retourne !

Tiedye - Nothing else matters (2010)

Oui il s'agit bien du même Nothing else matters que celui de Metallica, enfin presque à quelques nuances près. Au jeu des 7 erreurs, les différences apparaissent vite. Ce n'est pas le même groupe. Pas compliqué c'est indiqué dès le départ; ici c'est Tiedye et non Metallica. Personne ne chante. Finement observé, cela transparait vite. Le guitariste est moins démonstratif. Ce n'est pas obligatoirement un mal ... C'est vachement plus dansant. C'est pas trop difficile. Ce n'est pas un slow de bucherons à moustaches. Non c'est plutôt de la musique de party freaks. Ce n'est donc pas du metal. Hé bien non, c'est plutôt de la disco baléarique. C'est italien ? Non c'est juste le label qui s'appelle Italian do it better , en fait c'est suédois !

The Underachievers - Herb shuttles (2013)

The Underachievers : un crew New Yorkais, exilé sur le label californien de Flying Lotus Brainfeeders, sort après une attente conséquente sa mixtape. Du beat qui claque bien, du flow désabusé lancinant, un bon compromis entre old school et sonorité plus moderne. Une perle: Herb Shuttles avec son atmosphère trouble, beat lent, nappes aquatiques, flow caractéristique du duo, quelques effets de voix biens maitrisés suffisamment discrets pour ne pas être redondants. La mixtape se trouve ici

David Holmes - 69 police (2000)

La police du 69, le titre peut surprendre les plus acrobates; qui aurait pensé qu'il existait une police du kama sutra ? Les plus cinéphiles d'entre-vous aurons reconnu un titre figurant dans la Bo de Ocean's Eleven (il n'y a pas de mal à recycler ses compos, vu que c'est David Holmes qui se charge d'une bonne partie de ces dernières), les plus musicofreaks aurons reconnus les samples. Question musique c'est plutôt dans le psychédélique à rythme marqué qu'il faut chercher, ça part dans tous les sens pour notre plus grand bonheur auditif.

Bobbi Humphrey - Harlem river drive

Le truc mid tempo jazz/funk des 70's, à écouter le dimanche en bagnole le long des quais de la Seine entre Ivry et le 13ème, histoire de se croire un peu dans l'ambiance New York, un peu délabré, un peu industriel, un peu métallique, un peu routier, un peu fluvial. Le reste de la compile est du même acabit, avec quelques titres biens connus pour avoir été samplés et très popularisés après (au hasard Sookie sookie).

Richard Hell and The Voidoids - Blank generation (1977)

J'écoute de la musique mais pas que, je lis aussi. Actuellement c'est Lester Bangs qui occupe (en partie) mon temps de lecture avec Psychotics Reactions et autres carburateurs flingués , paru chez les sympathiques éditions Tristram. Une plongée (principalement) dans l'univers rock des 70's. Les chapitres consacrés à Richard Hell m'ont redonné envie de réécouter ce Blank generation avec sa guitare au cordeau mais au son clair et son chant désinvolte un peu à coté de la plaque.

Ruby - Pine (1995)

Voici un album qui est beau. Beau bien entendu dans le même sens que les œuvres de Bosch (je parle du peintre Jérôme Bosch, pas le Bosch de l'outillage électro-portatif, encore que les outils du second puissent permettre de mettre en pratique les peintures du premier), un beau monstrueux, une perfection dans l'étrange, le malsain. Lors de sa sortie en 1995, quelques critiques avec de la merde dans les oreilles ou ayant trop hâtivement et mal écouté cet album, l'avaient rangé dans la catégorie trip-hop (??!!), mettant ainsi en évidence leur incompétence. Les plus ouverts ayant du mal à classifier l'objet et délimitant son périmètre entre le downtempo (les beats de Paraffin et Salt water fish peuvent le laisser croire mais une écoute un peu plus longue et/ou attentive le dément rapidement), l'industriel et le jazz. Y en a, mais pas que. Ruby dévoile un album subtil à la fois vénéneux, colérique, apaisé (un peu), morbide, malsain, tourmenté, intime, introspec...

Saul Williams - Twice the first time

Je suis retombé sur cette compile de Ninja Tune par hasard dans le grenier, la compile de leur 10 ans, en 2000. Ninja Tune, l'archétype  du label indépendant, un peu libertaire, pointu mais accessible, découvreur de talents, avec une palanquée d'artiste inoubliables, toujours en avance sur son temps. Ça c'est dans l'imaginaire, dans la perception subjective parce que à la réécoute les artiste inoubliables bourrés de talent il n'y en a pas tant que cela. Leurs têtes d'affiche c'est Coldcut, Amon Tobin, Cinematic Orchestra, Roots Manuva, Dj Vadim ? Coldcut c'est trois albums en 20 ans, avec beaucoup de déchets, même sur Let us play qui est de loin leur meilleur, leur Philosophy étant très dispensable. Roots Manuva , mouais, bof, ok il a une (petite) patate, mais à part Witness il n'a pas sorti beaucoup de trucs mémorables. Dj Vadim 3 bons albums puis il est devenu si chiant qu'il a disparu des radars (et même de Ninja Tune). Cinemati...

Aphex Twin - Polynomial C (1995)

Mini symphonie enfantine techno. Un gamin, légèrement farfelu et espiègle, compose une douce musique de rave hardcore. De l'onirique, du spatial, mais aussi du brutal, du qui tape dur. L'alliance subtile des antinomiques.

Blondie - Once I had love (aka the disco song) (1975 version)

Ce titre est sorti sur la réédition de 2001 du Plastic Letters de Blondie . C'est une démo, plutôt bien ficelée (j'ai déjà entendu des trucs qui n'étaient pas des démos et qui sonnaient largement moins bien), qui servira de base à Heart of glass. Et bien je préfère largement cette démo !

Abstract Rude - Coolin (2003)

Un son résumé par son titre: Coolin , pas de prise de tête, ça sent le prélassement, la glande, le farniente. A noter la présence d'une sorte d'intermède bien à propos mais surprenant en français vers les 2/3 du titres invitant à profiter de la vie, à ne pas stresser ... Un titre pas véritablement représentatif des Lyrics of fury généralement plus abruptes et tourmentées. En même temps sur un label qui s'appelle Battle Axe il ne fallait pas s'attendre à de la guimauve et à des fanfreluches.

Monks - Monk time (1966/rééd 1994)

Un jour au beau milieu des années 60, conscients que le rock était un média plébiscité par la jeunesse et que leur religion perdait en influence, 5 éveques du Vatican décidèrent de former un groupe de rock pour répandre la bonne parole du Christ; dans une fulgurance d'originalité ils décidèrent de se nommer Monks et jouèrent un rock brut et sauvage ! C'est ainsi que naquit la légende. En fait ce n'est pas du tout ça hormis le fait que les Monks étaient bien 5 et qu'ils jouaient du garage-rock. Voici en moins de 3 minutes leur présentation sonore. Lien:  Monks - Monk time

Koalition / Bustaflex - Eah koi ! (1997)

De la gouaille, des punchlines qui assurent avec humour publicitaire ( "je te refroidis comme Findus" , "comme de la vinaigrette mon style assaisonne la zicmu" , "il n'y a que le mic qui m'aille" (fallait oser !!), "on fait la paire comme le chocolat et la surprise dans ton Kinder" , "mon style fait kiffer ta face comme un vibromasseur" (ça sent le catalogue de la Redoute comme image !) ...), de la variété dans les flows,  un peu de vantardise assumée, un beat qui claque bien, quelques scratchs bien sentis, que demander de plus ?

Massive Attack - Angel (1998)

Communément les anges sont vus comme de joufflus et joviaux chérubins asexués plutôt bienveillants pourvus d'une paire d'ailes tentant pour les plus hardis de provoquer l'amour avec un pathétique arc et de ridicules flèches. En gros, pour peu qu'on croit en leur existence, ils sont de gros lourds niais qui font les marioles dans les airs. Massive Attack en donne, musicalement du moins, une autre version nos charmant angelots sont beaucoup plus sombres et ambigus. Ici il serait plutôt question de nains vieillissant, genre Passe Partout et Mimi Mathy , un peu lourds du cul, crasseux et libidineux que leurs ailes auraient du mal à garder en vol, légèrement incontinents, promettant des jours heureux aux teinturiers et autres pressings. Bien qu'ils nous promettent encore l'amour et la sécurité il semble raisonnable de se méfier des anges de Massive Attack. Lien: Massive Attack - Angel

Jay Jay Johanson - So tell the girls that I am back in town (1996)

Faut-il accorder le moindre crédit à un type qui se prend pour un crooner échappé des années 50/60 cela sur un fond de jazz à cordes mâtiné de hip-hop dépressif ? Dans l'absolu non, jamais, surtout pas ! Dans le cas présent oui, finalement malgré les craintes, justifiées à l'énoncé des conditions, Jay Jay s'en tire bien, il est crédible dans le rôle du crooner décalé, ses apports jazz ne sont pas grossiers, ceux du hip-hop ne sont pas vulgaires, tout est finement ciselé. De plus tout sera pardonné à quelqu'un qui intitule son morceau "So tell the girls that i am back in town"   mélange de fanfaronnade, de présomption et de second degré réaliste.

Plone - Plock (1998)

Plone , Plock quasi onomatopées enfantines pour désigner un groupe et un titre qui font dans la musique électronique "naïve" avec une forte tendance à la régression. Une mélodie simple et tranquille, des percus faussement bossa, une voix vocodée qui rajoute à l'ambiance ouatée et feutrée. Un paquet de chamallow, une peluche de Casimir et un épisode de Chapi Chapo viendront parfaitement compléter la panoplie.

Dr Octagon - Blue flowers + Automator remix (U Mulateru blend)

Blue Flowers de Dr. Octagon (aka Kool Keith) est quand même un sacré morceau de hip-hop, flow déjanté, prod impeccable, samples classieux ... que du bon ! Le problème c'est qu'il en existe plusieurs version: l'originale, le remix par The Automator, leurs versions instrumentales et diverses versions jungles (Dj Crystl, Photek, Dj Hype). J'évacue ces dernières et les versions instrumentales, non pas qu'elles soient mauvaise mais juste parce que c'est un putain de morceau de hip-hop donc avec un beat hip-hop et un gars qui rappe. Problème il est reste deux, l'originale avec les scratches déments de QBert et le remix de The Automator qui est plus trippant (avec l'ajout flutistique et un sample "stop confusing me" qui ressemble à du bon Bjork de Play dead) encore que l'original. Confronté à ce dilemme je l'ai résolu en éditant et assemblant (avec des imperfections) les deux dans un seul track, le voici. Lien: Dr Octagon - Blue flowe...

Soul Coughing - Is Chicago, is not Chicago (1994)

Du blanc bec, un peu branleur post-beat, tendance jazzeux bricolo Knitting factory décompléxé de surcroit , que l'on qualifierait de nos jours de hipster, au menu du jour. Je veux bien entendu parler de Soul Coughing , sympathique groupe des années 90 créateur d'une musique associant une base jazz, un fond de hip-hop, une poésie souvent absurde, des samples et claviers improbables et même une guitare décontractée. "Is Chicago, is not Chicago" débute par les pérégrinations incongrues d'un type pilotant un avion dans le Chrysler building à New York présente une vision naïve du pilotage en milieu urbain (vision mise en pratique quelques années plus tard par des gens qui n'auront pas saisi toute la subtilité onirique et poétique de cette vision et qui la faute à une écoute inattentive et à une grande maladresse se tromperont lamentablement de building) et se poursuit par une énumération improbable de villes qui "sont dans la place". Musicalement au...

Pavement - Recorder Grot (1990/1993)

Pavement ou l'amateurisme, bon marché, foutraque, spontané et jouissif érigé comme ligne directrice. S'il fallait résumer Pavement ce serait à peu près : Les guitaristes jouent à peu près de la guitare (plutôt minimaliste et bruitiste tendance Sonic Youth comme modèle), souvent sur une corde et avec deux doigts au plus. Le bassiste brille par son absence (à cette époque, 1990, il n'y en avait pas), donc son jeu est difficilement critiquable. Le batteur est à peu près batteur, parfois il est même dans le rythme, parfois il est trop bourré, parfois il est fantomatique. Les vocaux sont à peu près chantés (ou pas du tout ou mal) ou bien parlés. Les paroles ont rarement un sens compréhensible par quelqu'un d'autre que celui qui les a écrites. La production, euh ! Elle n'est même pas à peu près esquissée, plus minimal ce serait oublier d'enregistrer les sessions ... En résumé du grand n'importe quoi comme mode de fonctionnement, une haute maitrise ...

Lalo Schifrin - Theme from enter the dragon (1990?)

Récemment je me suis maté " L’Exécuteur défie l'empire du kung fu " un bon nanar des familles du coup pris d'une nostalgie certaine, j'ai eu envie de revoir un Bruce Lee et d'entendre sa BO. Du bon Lalo bien péchu pour ce thème principal du film, avec en bonus les p'tits cris orgasmiques du gars Bruce. Lien: Lalo Schifrin - Theme from enter the dragon

Cujo - Paris streatham (1996/réed2002)

Du bon usage du sample (et de l'inventivité qui va avec pour l'enrober). Ce titre c'est du western drum & bass, un sample de Ry Cooder et sa mise en abyme sonore par Cujo (qui est le premier alias d' Amon Tobin ). Donc une guitare, des nappes ambient et une rythmique, complexe par ailleurs (sortant totalement du carcan "amen break"), jungle au menu.

Dj Assault - Ass N Titties 2001 (2001)

Ce qui est bien avec Dj Assault c'est qu'on ne se prend pas la tête à comprendre les paroles, un niveau d'anglais rudimentaire est suffisant. Pas de métaphores recherchées, de sens cachés et autres allégories absconses. Simple et funky dirait l'autre, mais alors sacrément funky à en bouger son postérieur jusqu'au bout de la nuit cela grâce à un rythme simple mais diablement efficace, poussant au stupre et à la débauche forcenée.

Jalal - Mortal passage (1996)

Compile de l'excellent label On U Sound, une exploration du reggae/dub à la sauce anglaise. Pour le morceau du jour c'est Jalal (des Last Poets ) qui s'y colle. Lancinant sera le qualificatif pour la musique et pour les vocaux, une ode à la lenteur et à la profondeur. Cette lancinance hypnotise l'auditeur, par son rythme mêlant à fois simplicité (de prime abord) et complexité (si l'on prête une oreille plus attentive aux percussions), sans parler de la "mélodie", drone lysergique et la voix profonde qui ajoutent à l'effet. Pay It All Back Vol.6 by Jalal

The Gentle People - Journey (1997)

Les Gentle People c'est un peu de pop sucré, presque écœurante, naïve, pour ne pas dire niaise, comme pouvait en produire Tricatel (le label, pas le préfabriqueur de L'Aile ou la cuisse ) à ses débuts. Ici tout n'est qu'insouciance, journées ensoleillées, farniente, dégustation de cocktails au bord de la piscine, femmes sophistiquées, homme élégants, une ode au superficiel et à l'inutile quoi ... Avec parcimonie c'est supportable après soit il faut les considérer comme subversifs, soit il faut consulter.

Tony Harmony feat Triple M - My body RMX (2008)

Rap, ragga, modern highlife, une certaine perplexité m'envahit lorsque je cherche à qualifier ce morceau. Ghanéen et entêtant sont les seules certitudes. En effet difficile de ne pas avoir la patate et une furieuse envie de remuer son séant en écoutant Tony Harmony et Triple M, la surdité, le cul de jattisme et la dépression n'étant bien évidement pas des excuses valables.

PJ Harvey - Down by the water (1995)

D'abord la voix et un riff massif et répétitif qui emporte tout. Puis la rythmique entre en scène suivie insidieusement des cordes. 3 minutes 14 secondes de grand écart entre guitare rugueuse minimale quasi grunge et cordes classiques" à la sophistication quasi précieuse, sans oublier, histoire d'ajouter à la confusion des percussions qui ressemblent beaucoup à un kalimba.

Jad Wio - 3615 Mad sex (live) (1994)

Le charme désuet du minitel, de ses connexions lentes et monochromes, de son interactivité débridée, de ses amours tarifées à 3 francs la minute. Sinon il est aussi questions de perversités sexuelles diverses et variées du style SM rigolo, une des spécialités du méconnu et sous estimé Jad Wio , groupe ayant quand même une fâcheuse tendance à fuir le succès avec constance.

The Kills - At the back of the shell (2005)

Entre The Kills et The White Stripes, un parallèle saute aux yeux: duo homme/femme, rock minimaliste/guitare/batterie. Pas le même destin (stadier), pas de 7 nation army; The Kills pourrait passer pour le parent pauvre de l'affaire, une sorte de groupe de D2 du duo garage rock. Ce n'est qu'une impression, leur musique n'est pas moins intéressante. Plus difficile d'accès peut-être, plus vaste, le groupe explore dans une veine plus minimaliste qui frôle l'aride parfois. Ici guitare répétitive et saturée (mais sans excès), handclapping et boite à rythme anémique et même du chant, ambiance néo punk/new wave garantie.

Sukia - Vaseline and sand (1996)

Il y a des disques qui s’achètent au feeling, pour la pochette, le (les) titres(s), l'album de Sukia est l'un d'eux. Sukia , au départ une BD érotico vampiro (non lesbos) fantastique du siècle dernier à la Necron (mais en différents, plus réaliste dans le dessin), est un groupe californien de bon goût qui a l'art du titre: "Contacto espacial con el tercer sexo" pour l'album, "The dream machine" pour la référence cut-up beat à Brion Gysin , "Gary super macho man" pour la référence à la fois aux Village People et à Sukia (c'est son ami baltringue) et enfin ce qui nous amène ici "Vaseline and sand" . Vaseline and sand, voila un titre qui fleure bon le programme politique, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse, la grande question est musicalement ça vaut quoi ? C'est un peu Jean-Jacques Perrey qui jamme avec Ravi Shankar sur fond de surf music vaguement psychédélique avec chœurs érotico-cheap et paroles citro...

Nine Inch Nails - March of the pigs (1994)

Concis, brutal et efficace, que demander de plus ? Rien ! Juste écouter et subir.

The Clash - London calling (1979)

Parce que les Clash, la patate le dimanche et puis c'est bien ! Pas besoin de tortiller du cul ! Lien: The Clash - London calling

Buju Banton - Hills and valleys (1997)

Buju Banton est un artiste assez sulfureux, riche en couleurs, excès, controverses (dans les milieux biens informés il se raconte que s'il n'était en prison pour trafic de drogue il serait peut-être venu manifester à Paris dimanche) ... Néanmoins sur l'album Inna Heights et encore plus sur ce titre Hills and valleys , c'est un chant grave empli de spiritualité rastafarienne, de foi et de profondeur qui prédomine.

Yiannis Spanos & Afroditi Manou - San me kitas

Une BO (Ekeino to kalokairi) pour un dimanche. Avec un petit rien de Gainsbourg mais 100% grec. Tranquille la version grecque de la croisière s'amuse, pour peu on se croirait sur un yacht, forcement luxueux, quittant le port du Pirée, la cale chargée de richesses qu'il faut convoyer dans un paradis fiscal, sous le regard bienveillant des colonels.

Gérard Manset - Le paradis terrestre (1970/1990/réed 1996)

La Mort d'Orion , état de grâce de son auteur, alliant orchestration classique, envolées psychédéliques, expérimentation studio, paroles barrées.Sur ce morceau Manset enterre facilement une bonne majorité de ce qui a pu sortir en même temps (et pas qu'en France), bien halluciné mais en restant audible, expérimental mais abordable, avec ce petit plus de surréalisme qui fait la différence. Ne serait-ce que pour le récurrent "animal on est mal" . Dire que je l'avais oublié si longtemps sur une étagère.

Impulsion - Rock that house musiq (original edit) (1997)

Version edit du même titre paru sur l'album d'Impulsion, parue sur Trax et jamais vue ailleurs. Si le titre est plus court (+/- 3'30" contre 11'30") et un peu moins barré, il gagne en efficacité, direct et pêchu, impossible, a moins d’être sourd ou cul de jatte (et encore), de résister à ce rythme infernal. Lien: Impulsion - Rock that house musiq (original edit)

PM (feat Little J & Fresh Ali) - Les p'tits chefs (1999)

Parce qu'on en a tous eu au moins un et que celui-là c'était un beau prototype du genre à avoir servi de moule pour l'espèce. Cette déclaration d'amour, à leur art sans égale maitrise du casse-couillage, est dédicacée à tous les p'tits chefs !