Accéder au contenu principal

Katerine - Le jardin anglais (1996)

Il fut un temps, dans une vie antérieure, Katerine composait de petites pièces musicales ayant charme désuet de la jazz/pop des années 60, mâtinée d'un relent de Gainsbourg en plus easy listening.
Vibraphone, flute, trompette, contrebasse ponctuaient ses saynètes, formant un écrin où une guitare digne d'Elek Bacsik distillait une délicate et douce mélodie, soutenue par une batterie tempérée (bon parfois dans un élan frénétique le bougre se lançait dans des jerks psychédéliques et la tempérance et la douceur étaient moins perceptibles), sa voix susurrant ses textes.
Hélas un jour il dut être kidnappé par des robots ou des extra-terrestres et subit une métamorphose se déclarant Robot(s) après tout et produisant une musique où la délicatesse et la douceur furent remplacées par la facilité et la putasserie pompière (bien que une certaine folie subsistât dans ses textes).
Il eu ensuite un grave accident qui entraîna  une lobotomie qui se traduisit par l'atroce album Philippe Katerine  et par un physique tout comme un ego boursouflés. Il y prit son public pour un ramassis d'attardés hydrocéphales, son public n'eut qu'un souhait qu'il se carre sa banane, non pas dans son fondement, mais au fin fond de sa gorge pour qu'au moins on ne l'entende plus soliloquer d'une voix nasillarde des plus insupportables.
Un miracle ou un neurochirurgien doué lui permirent de retrouver quelque peu ses facultés pour son album Francis et ses peintres, 52 reprises dans l'espace, dont une bonne partie de bon aloi.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

No Suicide Act - No Suicide Act (2023)

Bru(i)t X Noir Une arrivée, un retour aussi inattendu que bruitiste et engagé. L'association de FranXoa la voix des Bérus et de Madsaxx le saxo, d'entre-autres, Ukandanz pour un Ep constitué de 2 nouveaux titres et de 3 reprises des Bérurier Noir. La voix de FranXoa n'a pas changé, toujours aussi écorchée, enragée posée et forte. Le sax de Madsaxx est lui maltraité, trituré, déformé pour devenir un soufflement électronique saturé menaçant. Forcement une boite à rythmes vient assurer les beats. Au programme 4 reprises des Bérus, ou plutôt 4 relectures avec actualisation des paroles afin de rester dans l'air du temps et un nouveau track.  Un Nada 2024 inaugural qui ne lâche rien aux préoccupations de l'instant les milichiens sont toujours là mais le contrôle est facial et social, la NSA n'est pas loin ...  Suit le peu connu En Pensant , plus posé musicalement mais très tourmenté dans ses thématiques.  Arrive l'inédit Death Life Blues sorte d'hommag...

Shackleton & Ernesto Tomasini - Rinse out all the contaminants (2016)

Psalmodie moderne pour liturgie contemporaine. Shackleton et ses ambiances solennelles post-apocalyptiques, lentes et profondes s'allie au fantasque chanteur italien, plutôt grave ici, Ernesto Tomasini. Il en ressort ce "Devotional songs" , rituel initiatique sonore aux teintes multiples, toujours envoutantes et immersives. Avec en guise d'introitus à cette messe pour le temps présent dégénéré "Rinse out all the contaminants" ...

Badder than evil - Hot wheels (the chase) (1973)

La disparition du vengeur masqué (mais qui est-il ?). Triste nouvelle, le mystérieux vengeur masqué est mort.  Enfin masqué, il ne l'a pas toujours été, vengeur non plus d'ailleurs. Par contre musicien il l'était. Avec au final une œuvre foisonnante et diverse (pour ne pas dire hétéroclite). Ici il s'implique à visage demi couvert. Sous le pseudonyme d'Andy Badale, soit pas très loin de sa véritable identité ... Au menu un titre qui déchire, du beat qui envoie du lourd, du groove poisseux, un classique des samples de breakbeat. Assez loin de ce qu'il fera par la suite, plus vaporeux. Hélas il est mort, David Lynch est inconsolable, Angelo Badalamenti est mort et c'est triste ...