Accéder au contenu principal

Etienne Jaumet - La visite (2014)

Etienne Jaumet a de curieuses sorties culturelles !
Le bougre (moitié des fantastiques Zombies Zombies) s'amuse durant ses loisirs à faire des visites guidées et groupées de son corps, enfin de l'intérieur de son corps pour être plus précis.
De surcroit il est en retard, est distancé par le groupe et se perd dans son corps; tout se termine bien pour lui il trouve refuge dans son pancréas et s'amuse pendant les 10 ans suivants à terroriser les groupes qui le visitent.
Cette belle histoire pose quelques problèmes insolubles:
  1. Comment un personne d'une taille moyenne en France d'un mètre soixante-dix centimètres fait-elle pour rentrer en elle-même sans auto-exploser ?
  2. Admettons qu'elle y arrive, soit en rentrant sans changer de taille, soit en rétrécissant, comment fait-elle pour se dédoubler et être elle et en elle ?
  3. Comment fait-on rentrer un groupe dans une personne ?
  4. Pourquoi ses anticorps n'essaient-ils pas d'annihiler ces intrus ?
  5. Comment fait-on pour respirer et manger au sein de son propre corps ?
  6. Qui contrôle ce corps pendant la visite et l'absence de son légitime propriétaire, qui le nourrit ... ?
  7. Il ne serait pas un petit peu schizophrène l'ami Jaumet ?
Reste les possibilités d'un monde parallèle s'affranchissant des contraintes physiques, du voyage surréaliste entre Breton et Burroughs, d'une expérience shamanique à base d'extra-corporalité due à un abus de substances diverses et variées ...


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Shackleton & Ernesto Tomasini - Rinse out all the contaminants (2016)

Psalmodie moderne pour liturgie contemporaine. Shackleton et ses ambiances solennelles post-apocalyptiques, lentes et profondes s'allie au fantasque chanteur italien, plutôt grave ici, Ernesto Tomasini. Il en ressort ce "Devotional songs" , rituel initiatique sonore aux teintes multiples, toujours envoutantes et immersives. Avec en guise d'introitus à cette messe pour le temps présent dégénéré "Rinse out all the contaminants" ...

No Suicide Act - No Suicide Act (2023)

Bru(i)t X Noir Une arrivée, un retour aussi inattendu que bruitiste et engagé. L'association de FranXoa la voix des Bérus et de Madsaxx le saxo, d'entre-autres, Ukandanz pour un Ep constitué de 2 nouveaux titres et de 3 reprises des Bérurier Noir. La voix de FranXoa n'a pas changé, toujours aussi écorchée, enragée posée et forte. Le sax de Madsaxx est lui maltraité, trituré, déformé pour devenir un soufflement électronique saturé menaçant. Forcement une boite à rythmes vient assurer les beats. Au programme 4 reprises des Bérus, ou plutôt 4 relectures avec actualisation des paroles afin de rester dans l'air du temps et un nouveau track.  Un Nada 2024 inaugural qui ne lâche rien aux préoccupations de l'instant les milichiens sont toujours là mais le contrôle est facial et social, la NSA n'est pas loin ...  Suit le peu connu En Pensant , plus posé musicalement mais très tourmenté dans ses thématiques.  Arrive l'inédit Death Life Blues sorte d'hommag...

Funky Sobrietas - Maria (2020)

 Pour faire simple ce track est encore plus bancal que la politique de Castex, c'est dire le niveau de l'exploit ! Rien ne va, tout est de travers, un peu pas à sa place, la mélodie réduite à un accord ressassé un nombre incommensurable de fois devenant hypnotique, la rythmique basique qui semble taper à coté avec tellement de persistance que ça doit être fait exprès, le gémissement sensuel (ringard depuis le French Kiss de Lil Louis) qui tente d'érotiser le morceau mais qui ressemble plus à un évier qui se débouche. Il manque cependant le meilleur, le duo de chanteur; vraisemblablement les 2 lascars ont eu l'idée de produire ce track après une journée passée à picoler, il y en a un qui tente de prendre une voix grave, martiale et menaçante - mais n'est pas The Horrorist qui veut - qui provoque plutôt des fous rire. Son comparse n'est pas mieux logé, entendre sa voix revient à se masser une hémorroïde avec un mélange de sel et de citron: c'est inutile et dou...