Pénultième track de l'album, Pooh Pah n'est pas une ode à la coprophilie ou un hommage caché à un chef indien inconnu et disparu, non c'est tout simplement une parenthèse aérienne à la douceur incommensurable, parsemée d’onomatopées au goût délicieusement naïf, qu'il semble nécessaire de prolonger indéfiniment tant elle procure une sensation d'intemporalité.
Psalmodie moderne pour liturgie contemporaine. Shackleton et ses ambiances solennelles post-apocalyptiques, lentes et profondes s'allie au fantasque chanteur italien, plutôt grave ici, Ernesto Tomasini. Il en ressort ce "Devotional songs" , rituel initiatique sonore aux teintes multiples, toujours envoutantes et immersives. Avec en guise d'introitus à cette messe pour le temps présent dégénéré "Rinse out all the contaminants" ...

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