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U Mulateru - Grimoire musical (incantations joyeuses)

Venez ouvrir ce Grimoire musical, spécialement assemblé afin de  vous offrir un accompagnement sonore pour votre soirée d'Halloween. Une thématique et des musiques joyeuses ... Grimoire Musical (incantations joyeuses) by U Mulateru on Mixcloud

No One Is Innocent - Henry, serial killer (1994)

Ça aurait fait une chouette musique de générique pour le film de John McNaughton, légère et enjouée, incitant à la badinerie !

Mos Def - Know that (feat Talib Kweli) (1999)

Il était là sur une étagère, un peu poussiéreux, l'air triste, abandonné depuis trop longtemps lançant sa muette supplique à chaque fois que je passais non loin: " écoute moi ! " J'ai succombé, je l'ai pris, puis glissé dans la platine et enfin écouté. C'est vrai qu'il est bien cet album, varié et percutant. Know that c'est le genre de titre coup de poing dans ta gueule, un rythme bien fat qui frappe fort, des punchlines comme des directs, quelques respirations comme des esquives et nos deux pugilistes verbaux Mos Def et Talib Kweli; du noble et grand art.

Mammane Sani et son orgue - La musique électronique du Niger (1978/rééd2013)

Une mélodie minimaliste et répétitive néanmoins envoutante qui nous entraine dans ses volutes itératives, une boite à rythme asthmatique et asthénique mais pas simpliste pour autant qui déroule sa pulsation immuable, non il ne s'agit pas d'un nouveau Villalobos ou du dernier Dettmann. Non c'est la réédition d'une cassette sortie confidentiellement au Niger en 1978, trésor jusqu'aujourd'hui perdu ou du moins oublié composé par Mammane Sani (que bien entendu vous connaissez). Une pépite ! La Musique Electronique du Niger by Mammane Sani et son Orgue

Dj Spooky That Subliminal Kid - Peace in Zaïre mix (Dub Pistols inna NYC style) (1999)

Dj Spooky, le dj mental, remixé par les sautillants trublions du Dub Pistols. L’icône de l'illbient, Dj Spooky, peut, quand il part dans des délires philosophico-mystico-retro-futuristico-cyberpunko-crypto-afro-branletto-les pinguinos et tout le tintouin (rayer les mentions inutiles), être chiant. Avec l'original de ce titre il n'en rien cela oscille entre illbient péchu, limite hip-hop et drum & bass nerveuse. Les Dub Pistols viennent ajouter leur grain de sel en ne gardant rien de l'original (sauf peut-être un vague relent de ligne de basse); bilan du lifting une sorte de ska enjoué, comme du Madness sous amphètes, alternant ska pur, passages dub et breakbeats dévastateurs.

Brame - La nuit, les charrues ... (2013)

Brame est-il un groupe de blues ou fait-il dans l'industriel, voire est-il au delà de ça ? Difficile de trancher. Il y a indéniablement une trame blues, cette guitare, mais nimbée d'une lumière industrielle, la couleur sonore qui entoure cette guitare; c'est dire le coté joyeux des lascars. Donc une guitare poisseuse, rêche, couverte de boue séchée, incrustée de rouille, acerbe et affutée. Accompagnée de tapements réguliers et diffus (sur et avec tout ce qui passe sous la main ou le pied), les qualifier de rythme serait péremptoire, mais cela fait office de. Divers bruits inquiétants, dissonants  et incongrus viennent se greffer à ce substrat (cailloux, appeaux, tamis, tôles ... dixit le groupe). Ne manque que le chant, enfin le hurlement lointain - inintelligible, inarticulé, outrancier - effectué au travers d'un mégaphone. En conclusion il s'agit bien d'un blues décharné, plus que désespéré, agrémenté d'une couche de crasse industrielle, elle même...

Silver Apples - A pox on you (1969)

Un rythme primaire mais prenant, un synthé antédiluvien bricolé à la maison (véridique) menaçant, inquiétant et une voix habitée (hallucinée ?). Voila la base de Silver Apple. Minimaliste mais diablement efficace.

Sun Araw, M. Geddes Gengras & The Congos - Food clothing and shelter (2012)

Les voix célestes des Congos associées aux expérimentations psychédéliques de Sun Araw agrémentées des bizarreries de M. Geddes Gengras pour un reggae déviant allumé. Duke Bloggin Meets the Congos in Midtown by Duke Bloggin

Bomb The Bass - Bug powder dust (Dj Muggs remix) (1994)

Bomb The Bass (auteur de Beat dis en 1987) sort en 1994 un Bug powder dust assez rageur, dans l'air du temps big beat quoi ! Tonton Dj Muggs tout enfumé passe par là, ralenti le tempo, sort une contrebasse du grand père, une flute du petit dernier et en deux coup de cuillère à pot mitonne un remix à la Cypress Hill (bon c'est un peu ce qu'on attend de lui). Reste un point pas vraiment noir mais au moins gris: Justin Warefield qui vient rapper; pas rédhibitoire mais il vaut mieux lui refiler des aiguilles à tricoter, il fait de plus jolis pulls angora qu'il n'a un bon flow.

Manasseh Meets The Equaliser - Souljah (1995)

Une compile de la mort qui tue (quasiment pas de déchet), rien à voir avec "Mega fiesta 44 (feat Bézu mégamix)" et "Nrj les hits (de merde) only 244" voire "Tous les tubes vérolés de l'année ". Non ici c'est de la bonne sélection exigeante et raffinée comme on n'en fait plus. Pour une fois le speech derrière la compile n'était pas usurpé: "Les morceaux sélectionnés dans ce premier volume n'ont pas d'autres liens entre eux que la qualité et une certaine idée du groove." Ça ratissait large (hip-hop, dub, trip hop, soul, jungle, funk, house ...) mais c'était bon ! Manasseh Meets The Equaliser c'est du dub à la fois entrainant et profond, une rythmique imparable et une guitare mutine ou plénitude de la tranquillité en résumé.

Body Count - Body Count anthem (1992)

Pour les amateurs de musiques subtiles et de paroles chiadées, ce Body Count Anthem devrait les satisfaire. A faire impérativement tourner en boucle pour une plus grande efficacité de la lobotomie. C'est bon une petite régression de temps en temps.

Chaos Echœs - Duo experience/Spectral affinities (2013)

Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ça va l'faire ! Duo Experience /Spectral Affinities by CHAOS ECHŒS

Sonic Youth - Anti-Orgasm (2009)

Même un des derniers Sonic Youth, pas forcement des plus inspirés (il y a eu pire, au moins ils renvoient, à nouveau, un peu la gomme ici), reste bien meilleur que beaucoup d'autres groupes. Lien: Sonic Youth - Anti-Orgasm

Earl Sweatshirt - Doris 2013)

Attention ce disque est un objet magique ! Je m'explique, officiellement il dure environ 45 minutes, mais en réalité lorsque qu'on l'écoute une faille spatio-temporelle s'ouvre projetant l'auditeur dans une zone où l'écoulement du temps est plus long; du coup l'album dure 2 heures ! Comment expliquer cela ? Tout d'abord à cause du flow d'Earl, qui est si lent qu'à un moment j'ai cru qu'il faisait du mime et du mime pour un album de rap c'est pas génial. Du coup j'ai tenté de me concentrer sur les paroles. Hélas en vain, car s'il rappe lentement Earl rappe monotonement également; je pense que ce type mâche du chewing-gum en lisant l'annuaire plutôt que d'écrire de textes, ce qui est fort c'est que tout le monde n'y voit que du feu. Musicalement il y a une cohérence avec la partie rappée c'est la lenteur. Après ce sont des beats asthéniques et asthmatiques qui se disputent avec des mélodies faméliques...

Carter Tutti - Coolicon 10" (2013)

La paire vénéneuse sort 2 titres hypnotiques, sombres, inquiétants et magiques: Le premier avec ce pied sourd, immuable, mid tempo, avec sa mélodie minimaliste, ses nappes vaporeuses, ses brides de ce qui fut une guitare et ses vocaux lointains. Le second, c'est sa version ralentie, assourdie (hormis la guitare qui gagne parfois en définition, mais c'est relatif), tour à tour sub aquatique puis caverneuse et enfin désertique: impitoyable !

Das Efx - Real hip hop (original version) (1995)

Du hip-hop à l'ancienne, avec des samples minimalistes, un beat qui tape dur (merci la prod de Dj Premier), un bon flow et de l'ego trippin'. Tout est dans le titre: Real hip hop. Lien: Das Efx - Real hip hop (original version)

Daphreephunkateerz - Psychotic phunk reaction (1996)

Daphreephunkateerz c'est en fait Erik Rug, le parrain de la house en France, infatigable Dj depuis 1978 (les Waxgroove du Rex et sur Radio Nova),c'est également un producteur. Un track assez lent mais plutôt massif: une rythmique monolithique,  agrémentée de quelques inserts vocaux, une basse oscillante quelques samples de cuivres synthétiques et voila le travail. Une réaction de funk psychotique et hypnotique.

Jacob's Optical Stairway - Solar feelings (1995)

Jacob's Optical Stairway: inconnu au bataillon pour une grande majorité. Jacob's Optical Stairway c'est une bonne partie des 4 Hero voilà  qui devrait parler à un peu plus de monde (3 à 4 personnes de plus) à condition d'avoir apprécié la jungle et la drum 'n' bass durant les années 90. Solar feelings c'est le genre de morceau qui met de bonne humeur, vocaux suaves, lignes de cuivres pétillantes, rythmique sautillante, clavier atmosphérique, pas de linéarité pour éviter la monotonie; un truc sympa quoi !

My Solid Ground - The executioner (1971)

Du krautrock qui envoie du bois malgré une pochette de compile des plus horribles. La pulsation kraut est là, certes lente mais là, la diction est nonchalante pour ne pas dire lymphatique, les accélérations aussi (relativement) brutales et courtes. Rien de révolutionnaire mais cela pourrait très bien se retrouver dans un album de Turzi .

Primus - Nature boy (1993)

Avec Primus il faudrait presque inventer une catégorie musicale à part: FOUTRAQUE (ok ils ne sont pas les seuls à entrer dedans). Comment un disque comme Pork Soda a-t-il pu se retrouver n°7 du Billboard 200 ? Imaginez les Ludwig Von 88 dans les 5 meilleures ventes du top 50 (je sais, ça demande un gros effort d'imagination) !!! Un bassiste qui se prend pour un guitariste, des réminiscences de banjo, des solos de n'importe quoi joués n'importe comment, ni queue ni tête, des paroles qui feraient passer l'intégrale des Monty Python pour un essai de Kant (ah ces histoire de pêche), percussions balinaises (enfin presque), des dissonances Sonique Youthiennes, du perché Residentesque, une louche de Zappa, ne manquent que de la cornemuse et un raton laveur pour compléter cet inventaire bigarré. Et Nature boy alors ? Barré bien évidement ! Un morceau qui doit être interdit de tout passage radio, intro de quasi 20" de batterie, branlette de chat lors de la déclaratio...

Leila - Something (1998)

Il est toujours de bien de sampler l'Histoire de Melody Nelson, cela pose tout de suite une ambiance. Sinon le reste de l'album est bien et plus inventif.

Nurse With Wound & Blind Cave Salamander - Cabbalism (2012)

Peu de mots suffisent parfois ... Deux (courts) aperçus:

Kode 9 & Space Ape - Sine of dub (2008)

Une compilation de reprises de Prince avec à boire et à manger dans le lot. Parmi ces reprises se distingue Sine of the dub, Sign O the time initialement, oublié le résidu de funk froid qui subsistait dans l'original, gardées les paroles "joyeuses". Musicalement c'est un "dub" dépouillé, sec, glacial, lent et malsain qui renforce les paroles de l'original accentuant leur portée. Un embellissement en quelque sorte.

Benge - Forms Series One (2013)

Minimalisme évolutif, expérimental et synthétique avec Benge et son Forms series one. FORMS Series One by Benge

Doppelgangaz - 2012 The New Beginning

Le Wu Tang vient de sortir un nouvel album; il est bien ! Non je déconne c'est certes un groupe venant de NY mais les flow sont un peu en deçà de ceux de leurs illustres prédécesseurs, par contre la prod, les beats, les boucles, samples ne devraient pas faire rougir de honte le RZA. Une évolution maitrisée du son hip-hop de NY avec préservations des acquis et ajouts de bon ton. 2012: The New Beginning by The Doppelgangaz

Diplomats Of Solid Sound - B-O-O-G-A-L-O-O (2010)

Pourquoi les Diplomats Of Solid Sound n'ont-ils pas eu même succès que Sharon Jones & The Dapkings ? Cela à cause d'un terrible secret qui va vous être révélé ici. Ne croyez pas comme vous pouvez le trouvez sur internet que le "groupe" est originaire de l'Iowa ! La réalité est toute autre; les Diplomats of Solid Sound ne se résument qu'à une seule personne: Onasis Andropoulos un pope grec vivant dans un petit village reculé du Péloponnèse, ce petit homme débonnaire et rieur a toujours été fasciné par la soul US et avec son orgue Bontempi et quelque talent de ventriloque un jour il décida de créer les Diplomats of Solid Sound. Mais par timidité, par peur des on dit dans son village et craignant la réaction de sa hierarchie, il préféra inventer cette histoire de groupe américain. D'ailleurs durant les concert ce sont des acteurs qui font semblant de jouer pendant qu'Onasis derrière un rideau de velours rouge assure toutes les parties musicales...

I Monster - Heaven (2003)

Éthéré, aérien, enfantin mais un peu malsain en fait, un drôle de paradis surtout si on creuse un peu au niveau des paroles. De prime abord c'est une déclaration d'amour à sa bien aimée, à un autre niveau de lecture c'est de l'équitation acrobatique réservée à un public initié et amenant à l'extase paradisiaque enfin à un dernier niveau c'est un psychopathe bien branque qui est en train de faire un déclaration amoureuse à la poupée gonflable qu'il besogne  ... Malsains les I Monster sous leurs dehors bon enfant.

Mike Ladd - Planet 10 (1999)

Pour résumer cet album à la serpe c'est un peu comme si Sun Ra avait composé un album de hip-hop sombre et déprimé. Flow (souvent) codéiné, beats étouffés (étouffants), afro futurisme spatial post-apocalyptique pessimiste, envolées quasi free, sample "joyeux" (La symphonie n°3 de Gorecki) ... c'est certain on n'est pas chez le roi de la gaudriole et du coussin péteur ... et tant mieux !

U Mulateru - Juxtaposition estivale approximative

Mixtape estivale à forte tendance jungle, dubstep, dub et deep house. Juxtaposition estivale approximative by U Mulateru on Mixcloud

Ballistic Brothers - Blacker (4 the good time) (1997)

Le truc sympa à écouter quand il fait chaud et qu'on lézarde au bord d'une piscine ... Bon pour l'instant j'ai juste chaud ... Qui m'a piqué la piscine et le farniente ?

Kraftwerk - Tour de France (Kevorkian remix) (1983)

Les rois de la pédale la fin (?) Difficile de ne pas évoquer Kraftwerk et Tour de France dans cette "thématique" vélo. Potentiels vainqueurs, Kraftwerk le sont grâce à leur mannequin , robot et autre man machine dopés à la radioactivität et parcourant les pentes escarpées comme des autobahns rectilignes et planes. Difficile de lutter dans ces conditions.

Katerine - Jeannie Longo (?) (1996)

Petite entorse aux rois de la pédale avec une reine en l’occurrence. Jeannie Longo magnifiée par Katerine; titre fantôme niché au cœur d'un (très) court Ep. L'occasion de s'attarder sur le parcours de notre trésor national du cyclisme féminin. Jeannie Longo est la troisième d'une fratrie de deux et déjà c'est peu commun; très jeune elle veut faire du vélo mais ses parents refusent, la seule pédale qu'elle pourra pousser c'est celle de la machine à coudre. Effondrée par tant d'injustice Jeannie devient punk en 1955 et cycliste en 1956 et met des bigoudis en 1957 avec cette envie, qui ne la quittera plus, d'être première. La légende veut que James Cameron ait eu l'idée de Terminator après l'avoir vu grimper le Tourmalet sans suer, les mauvaises langues disent  que Lance Armstrong se dopait avec l'urine de Jeannie. Toujours est-il que malgré son palmarès impressionnant, Jeannie Longo a des verrues plantaires c'est bien dommage ! ...

Ludwig Von 88 - Louison Bobet for ever (1987)

Les rois de la pédale volume 2. Les héros oubliés de la petite reine. Au menu du jour Louison Bobet. Louison Bobet avait une tête à chapeau, mais cela ne lui suffit pas, il fallut qu'il fasse le guignol à vélo pour se faire remarquer. Malheureusement la suite de sa carrière fut moins glorieuse; en effet après avoir arrêté le vélo à 27 ans, il ne trouve pas d'emploi et s'exile à Brie Comte Robert en Seine et Marne. C'est le début d'une longue agonie qui le voit enchainer les boulots ridicules pour survivre: trieur de noyaux de pêches, enrouleur d'anchois, remplisseur de tube de dentifrice ... Dépressif, il se réfugie dans la consommation frénétique d'oignons et devient pétomane professionnel et connait un sursaut de gloire en 1968. Son histoire est joyeusement mise en musique par les Ludwig Von 88 qui ont su mettre en relief son coté écorché vif. Lien: Ludwig Von 88 - Louison Bobet for ever

Fred Poulet - Walking Indurain (1996)

Hommage aux héros oubliés du tour de France. Pour commencer un détour espagnol avec l'homme qui avait un moteur de 103 Peugeot dans chaque mollet et qui n'a pu faire carrière dans la tauromachie à cause d'une phobie gênante qui entrainait un relâchement de son muscle sphinctéro-anal  le couvrant de ridicule et de merde en public: Miguel Indurain. Du coup il s'est lancé avec succès dans le vélo ! Donc un hommage en forme de blues déglingué !

Savvas Ysatis - Mar's bar (2000)

Tresor de nuit, sous titre laissant présager de l'envoutant languide pour fin de nuit apaisée. Pas de déception avec Savvas Ysatis qui nous sort un titre techno mâtiné de relents funk pour un titre un peu linéaire mais néanmoins hypnotique.

Black Sabbath - N.I.B (1970)

L'été est officiellement arrivé, saluons-le avec cette rengaine joyeuse, légère et enlevée. Tout commence par une basse sautillante et funky, se poursuit par une guitare chatoyante et aérienne, supplémentée par une batterie virevoltante et sensible, appuyée par une voix suave et enjouée. Ne parlons pas des paroles, futile déclaration de tendresse enamourée. Ne manque que la pochette présentant un chaleureux havre de quiétude et un hôte plein de mansuétude.

Wormrot - Compulsive disposition (2011)

Que celui qui n'a jamais rêvé d'avoir de la musique Singapourienne dans sa discothèque se dénonce ! Voici le moyen d'y remédier avec ce jovial trio de boute-en-train. Note pour ceux qui n'apprécient que modérément le grindcore, l'avantage certain de ce genre musical est la brièveté des morceaux (souvent aux alentours de la minute), leur calvaire sera bref (mais intense).

Cachao - Bemba 'e cuchara/ Spoon lips (descarga/jam session) (1995)

Pimpant, sautillant, frais et enjoué notre contrebassiste du soir - tout comme ses amis - s'amuse. Chœurs, percussions et cuivres de sortie.

Aerial M - Skrag theme (1997)

Ode à la lenteur et au dépouillement.

A Tribe Called Quest - Find a way (1998)

Y a pas à dire, ça le fait toujours un p'tit ATCQ. Un fond de R'n'B de bon aloi (pas une merde insipide produite au kilo genre insulaire caribéen ayant migré aux USA), une touche de soul, un beat tranquille, qui le fait bien, une boucle mélodique qui aurait pu être piquée à Roy Ayers; on laisse le barman de service (J Dilla) shaker tout ça. Ne manque que la touche finale, à savoir les voix, un peu trainant et nasillardes, de nos lascars sus nommés et voilà le travail !

Mötley Crüe - Live wire (1981)

Mötley Crüe le groupe de l'entre deux. Moitié bad boy motard moitié pute baltringue. Du hard rock maniéré, un peu sauvage dans les guitares, qui sonnent relativement sales et un peu précieux dans le chant, qui sonne comme du Joan Jet efféminé. Tout l'art du mauvais goût non pas assumé mais revendiqué. Le groupe connait rapidement le succès, mais hélas une malédiction le poursuit depuis qu'ivres après un concert ils ont arraché les poils d'une diseuse de bonne aventure. Celle-ci les condamna à connaitre des péripéties ridicules. Cela se traduisit différemment en fonction des membres. Tommy Lee fut le plus durement touché ( c'est lui qui avait la pince à épiler) il épousa Pamela Anderson. Mick Mars ressembla à sa grand mère (voir sa photo sur sa page wikipédia). Vince Neil se pris de passion  pour les sac publicitaires Wallmart, il les collectionne et se déplace où qu'il aille et quoi qu'il fasse avec la totalité de sa collection (3m3) Nikki Sixx f...

Dead Prez - Hip-Hop (1999)

Revenons en aux classiques ! "It's bigger than Hip-Hop, Hip-Hop, Hip-Hop ..." Brut de fonderie, puissant, dépouillé et ultime; surtout un peu seul ces derniers temps face aux bouses actuelles. Ouais je fais mon vieux con ! N’empêche que: "DP's got that crazy shit we keep it crunk up" ...

U Mulateru - The Mystery Machine

Un truc court mais funky spécial Galette . C'est parti ! The Mystery Machine by U Mulateru on Mixcloud

X-Press 2 feat David Byrne - Lazy

Avec un titre pareil fallait-il s'attendre à ce que le morceau démarre sur les chapeaux de roue ? Non ! Et puis cette apparente indolence sied bien à l'ambiance générale, invitation à la paresse (qui peut aussi avoir des vertus pédagogiques comme celle de se (re)plonger dans Le droit à la paresse de Paul Lafargue ). Dire qu'il y a encore des cuistres qui trouvent que la techno, la house ne mènent pas à la culture !

Slum Village - Player (1996)

La prod classieuse de Jay Dee entre hip-hop et soul, le rap laid back des Slum Village, le gimmick récurant du "player", tout concourt à faire de ce titre une parfaite introduction de soirée.

Common - Heat (2000)

Pourquoi ce titre ? Parce qu'il est bien, pour la prod de Jay Dee (à la fois tranquille et nerveuse: le contraste entre la basse et le beat), pour le titre, parce que c'est dimanche, parce que la voix de Common me plait, pour sa durée optimale ...

Sub Dub - Monuments on earth (live) (1994)

Sombre, lent, trouble, urbain, lysergique, envoutant, circulaire, le dub de Sub Dub n'est pas échappé de la Jamaïque mais provient de New York downtown. Le puriste geindra, fulminera que les canons ne sont pas respectés ... On l’emmerde !

Miossec - La vieille (1995)

Peut-on faire de la chanson française, du minimalisme et du punk ensemble ? Oui. Miossec le prouve avec cet album ramassé (+/- 1/2h) avec un guitare sèche comme instrument principal, une vivacité mélodique et rythmique, et des textes éthylo-dépressifs (tout en évitant l'écueil du chiant). Une déception néanmoins sur ce titre vers 1 minute 15  avec une sorte de loupé, un mauvais raccord, un coupé/loupé qui sent le montage protool (la voix et la guitare s'arrêtent de manière un peu abrupte et la reprise n'est pas raccord). Miossec enchainera avec un second album de la même trempe, toujours ramassé au titre évocateur et bref: Baiser, une sorte de continuité. Hélas d'autres albums suivrons, amenant Christophe Miossec toujours plus proche de la déchéance finale (Pagny, Nolwenn, Eicher, Hallyday). Les affres de l'alcool.

The Soul Sisters - Wreck a buddy (1969)

C'est l'heure du "kinky jamaican tune", la p'tite chanson qui invite à la sieste crapuleuse. Ce n'est pas pour rien que c'est tiré d'une compile nommée Adults Only . Alors ok l'enregistrement n'est pas des plus "Haute fidélité", on a parfois l'impression que la zic est un peu à coté du rythme, mais c'est ce qui fait le charme du titre.

Squarepusher - Song: our underwater torch (1999)

Souvent déroutant Squarepusher ne déroge pas à la règle sur ce titre. Ambiance subaquatique avec chute de gouttes et delay, rythme minimal (mais plus recherché qu'il n'y parait) et puis près de 1,30 minutes après le début des réjouissances orgue crépusculaire qui n'aurait pas dépareillée un dimanche matin chez les fous de la messe et autres bigots adeptes du bleu marine, d'autres joyeusetés et trouvailles viennent enrichir l'existant . Il en résulte un calme angoissant pour ne pas dire malsain. Une sorte de "messe pour le temps présent" revue et corrigée.