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Articles

Nirvana - The man who sold the world (MTV unplugged) (1994)

Bon, si on excepte le gilet en poils de culs de Kurt et le tee-shirt a col roulé de Dave, on est proche de la perfection, non ?

Motörhead - Ace of spades (1980)

1974, Couilly Pont Aux Dames, Elsa Chubirier, 12 ans, entend le groupe Abba à la radio. C'est une révélation dans sa vie, elle entrevoit son futur, sa destinée. Dès lors elle n'a plus qu'un seul but écrire le titre Ace Of Spades du groupe Motörhead. Très vite elle se rend compte que la tâche va être ardue, car premièrement elle n'est pas Lemmy, deuxièmement elle n'y connait rien à la musique, elle ne sait même pas à quoi une basse ressemble et en plus il ne lui reste plus que 6 ans pour y arriver. Bref c'est mal barré ! Mais Elsa n'est pas du genre à baisser les bras, elle décide tout d'abord de se laisser pousser la barbe et la moustache, elle va ensuite consulter un dermatologue pour se faire rajouter une verrue géante sur la joue, tout cela en moins d'un an. Ensuite elle apprend la musique durant 2 ans et devient une compositrice aguerrie et jalousée de tous dans son petit village. Reste le problème principal devenir Lemmy, c'est là que...

Lieu Noir - P​.​R​.​O​.​F​.​I​.​T ฿ (2018)

Finalement ça a mal tourné, on s'est fait ratatiner, dézinguer, exterminer comme des grosses merdes par les Predators. Un désastre d'un point de vue humain. Mais on s'est vengé, on les a pervertis ... Regardez-les, ils sont pathétiques, défoncés au Purple drank et au Xanax, bedonnants à force de bouffer trop gras, trop sucré et trop salé, n'arrivant même plus à bander tellement leurs artères pleines de plaques d'athérome. Désœuvrés ils passent leurs soirée à glander dans des clubs de strip-tease glauques à mater des Predatrices à moitié obèses tenter d'aussi lascives que grotesques poses aguicheuses. Ils terminent leurs soirées déchirés, la gueule pleine de vomi, vautrés dans un tas de détritus. De ce club s'échappe une musique indolente, répétitive, un peu triste, un peu vaine, ils s'y complaisent. En pleine déliquescence et pathétiques ces bestioles belliqueuses ... CRAVE / LIEU NOIR by MIND Records

Jérôme Minière - Défilés clandestins (1998)

L'heure n'est plus au grandes manifestations publiques, plus personne n'y vient ! Non il faut faire ça de manière plus subreptice, plus insidieuse, saboter de l'intérieur, l'air de rien. Il faut montrer son désaccord, son refus plus radicalement et plus discrètement sans rien laisser paraitre. À titre personnel, je manifeste seul, sans banderole, ni slogan, je marche dans la rue, l'air renfrogné et déterminé. Bien entendu je ne demande aucune permission, je m'arroge le droit de protester, partout, tout le temps, contre tout. C'est ça un défilé clandestin ! La grande question est de savoir si c'est efficace ? Peut-être si ça se trouve nous sommes des millions chaque jour à montrer en toute discrétion, dans l'anonymat le plus total, notre opposition, ça finira par porter ses fruits ...

U Mulateru - Erik danse dans le brouillard (mixtape) (2018)

Erik aime danser, Erik aime le brouillard, Erik aime danser dans le brouillard. Voici sa bande son ...

Pessimist - Bloom (2017)

Ode à la lenteur, à la pesanteur, au poisseux, au morbide et au glauque. En même temps le gars s'appelle Pessimist ... Un bon week-end en perspective ... Pessimist by PESSIMIST

The Fall - Pay your rates (1980)

"Affreux, sale et méchant" , mais aussi atrabilaire et dipsomaniaque, Mark E Smith est néanmoins mort et c'est quand même dommage.

Shogun - Together (1996)

Un voyage inter-stellaire à la vitesse de la lumière, une exploration des galaxies lointaines, succomber à la beauté de la nébuleuse d'Orion, voir imploser une supernova, se perdre dans les confins de la voie lactée. Tous ces voyages semblent possibles à l'écoute de Together. Puis la rêverie impossible, s'estompe, le réel reprend ses droits, hélas ...

Stereolab - L'enfer des formes (1994)

Ayez confiance, votre gouvernement travaille pour votre bien-être, dormez tranquille. Bon parfois votre sommeil est un peu agité, les cauchemars se succèdent. Puis vous vous réveillez, ce n'était pas un cauchemar ... Mars Audiac Quintet by Stereolab

Dr John - I Walk On Guilded Splinters (1968)

Une marche, lancinante, hypnotique, peuplée de créatures étranges. Pourquoi cette errance, ce cheminement ? Une célébration religieuse, un pèlerinage dévotionnel, un rituel mystique. Peut-être un dessein plus macabre, l'ombre du vaudou, inquiétante ...

Rodolphe Burger - Je tourne (2008)

La chaleur bancale d'une sorte de blues philosophique et giratoire, teinté de délires mathématiques. Cela me fais au moins un point commun avec Rodolphe Burger: cette propension à vouloir faire des suites de nombre. Bon moi généralement c'est quand je suis malade, accablé par la fièvre et que je délire à moitié. J'en viens à tenter, inutilement et sans fin, de résoudre des opérations mathématiques qui bien entendu me semblent d'une importance vitale. Forcement, il y a toujours une erreur et je recommence mon labeur, tel un Sisyphe du nombre. À cela il faut ajouter l'impression de choir dans une sorte de spirale rougeoyante pleine de phosphènes, une sensation oppression et de chaleur et la certitude d'une fin imminente, bref moi aussi "je tourne, je perds le contact (...) je suis dans une suite de nombres. Heureusement, arrivé à ce point je me réveille, je bois de l'eau et prends un antipyrétique; puis cela va mieux. Enfin pour quelques temps ......

CoH - Red square (2011)

Une intro douce, une quasi espagnolade. Puis un riff métallique, désincarné, mutant, trafiqué, empli de violence et de rudesse, primal, nerveux et tendu, monolithique mais cependant évolutif car contre balancé d'électronique. En même temps très brut et très élaboré. Vif et acéré tel un félin, sinueux et serpentant tel un reptile, puissant et posé comme un ours, un véritable bestiaire à lui tout seul. La quintessence de la colère froide et de l'agression gratuite ...

Swell - Is that important ? (1994)

Une question primordiale, existentielle presque: is that important ? En fait surement pas et c'est même vraisemblablement futile, mais bon, peut-être sait-on jamais ...

Pépe - Lemon Fanta (2017)

Voilà qui me ferait presque aimer le Fanta citron (c'est quand même assez ignoble il faut l'admettre). Simple, entrainant et un peu triste, le cocktail parfait. Lemon Fanta by Pépe

Arthur H - La boxeuse amoureuse (2018)

Un piano étrangement calme égraine ses notes apaisées et se mêle à une stridence voilée d'un instrument à corde. S'ajoute la voix grave, profonde, légèrement éraillée et voilée, à la puissance contenue d'Arthur H, puis cette voix s'envole avec élégance dans les aigus, un peu par surprise mais avec douceur. Cette voix plane, survole, virevolte, gire, dessine des arabesques fantasques nimbée dans un écrin musical de grâce et de sérénité. Elle raconte avec émotion et sensibilité l'histoire d'une femme qui combat, qui lutte, qui résiste, qui aime, qui s'obstine, qui vit ...

Terekke - Tack (2017)

Planer entouré de nuages, se sentir enveloppé, en sécurité dans un cocon cotonneux et parfois pouvoir regarder défiler en bas le paysage miniature, distant. Juste cette impression de liberté, de détachement et de quiétude en apesanteur ... Plant Age by Terekke

Patricia - Josephine (2013)

Une berceuse viciée, qui au lieu de préparer à un sommeil apaisé, serait plutôt le prélude à une nuit tourmentée voire cauchemardesque. Un semblant de calme, s'installe puis des grains de sable parasites viennent gripper la machine à rêves et entrainent l'auditeur vers une léthargie plus incertaine et tumultueuse ...

Piero Umiliani - Open space (1970/1973)

De l'insouciance, de la légèreté, un brin de folie et une once de surprise. C'est quitter Rome à bord d'une Alfa Romeo Spider au milieu de la nuit, cheveux au vent, bien accompagné, des bouteilles de Champagne pour tenir la distance. Direction la mer, puis longer la côte, glisser jusqu'au petit matin. La musique à fond jusqu'à ce que ivre d'alcool, de vitesse, de liberté et de fatigue il faille s'arrêter, surtout à cause d'une panne d'essence. Une belle folie, qui en valait la peine ...

Jimi Tenor - Atlantis (1997)

Une histoire d'ambiance ... Du swing, de la classe, une pointe de suavité et lenteur pour un résultat à la limite du grandiloquent mais flirtant surtout avec le grandiose et le classieux. Une douceur pour les oreilles à la recherche des cités englouties ...

Detboi - Secret venom (2017)

Detboi  ne pouvait pas faire de la musique joyeuse, pas après ce qu'il avait vécu. Une enfance chaotique passer à élever des morpions sur ses parties génitales. Des études de nettoyeur de lisier ratées après qu'il ait failli se noyer dans la cuve de décantation. Une première expérience professionnelle de testeur de thermomètres rectaux qui a mal tourné suite à une pénurie de lubrifiant. Bref une suite de ratages aussi risibles que pathétiques. Il trouvera finalement son salut dans une jungle sombre, sèche, martiale, digne héritière des Source Direct, J Majik, Dilinja et consorts. META054 - Secrets EP by Detboi

Sonic Youth - Shadow of a doubt (1986)

Pas de doute, elle plane l'ombre d'Alfred, une rencontre, un train, un échange ... Rêve, réalité, elle subsiste l'ombre du doute ... Un baiser sur un mal-entendu, a-t-il eu lieu, des dénégations, un fantasme, elle revient, l'ombre d'un doute ...

Dale Cooper Quartet & The Dictaphones - Pemp Ajour Imposte (2017)

Où il est question d'amour et d'élongation vaporeuse du temps sur fond de jazz alangui et de voix parcimonieuse de crooner, mais aussi de soupirs ... Toujours une musique de nuit par gens non pressés ...

Identified Patient & Sophie Du Palais - Peaceful panic (2017)

Une histoire de contraste, de tension et d'interdit à braver ... De l'électro froide, cinglante et mécanique derrière laquelle une voix féminine vénéneuse, voilée et presque irréelle se glisse ... Une invitation à un voyage initiatique vers de nouveaux mystères ... Aborting Your Dreams [PBD10] by Identified Patient & Sophie du Palais

Ganja Kru - Species (1999)

Le Ganja Kru groupe d'artificiers émérites de la jungle se laisse aller au ralentissement de tempo. Le rythme reste lourd, les basses vrombissantes mais en plus lent, l'impression de respirer dans un nuage de protoxyde d'azote et d'avoir ses perceptions modifiées. A cela il faut ajouter un discours fortement engagé sur les conséquence du darwinisme et la prédominance préjudiciable d'une espèce sur les autres ainsi qu'un fond sonore légèrement anxiogène. Agréable mais déroutant ...

Von Magnet - Light thread (2008)

Une hésitation, le temps d'un souffle, entre ombre et lumière. Entre calme et fureur. Un moment de doute durant lequel tout peu basculer. Une tension qui subtilement, s'installe, s'instille, se diffuse et finalement l'emporte, un peu, pas très longtemps. Puis le calme se réinstalle, momentanément, jusqu'à la prochaine tentative ... Ni Prédateur Ni Proie by VON MAGNET 2009

Soul Coughing - Screenwriter's blues (1994)

Chronique poétique bancale du désastre. Une ville anarchique, aux routes tentaculaires enchevêtrées, des studios de cinémas bâtis en réaction aux "femmes malédiction", la voix de Los Angeles qui parle. Une belle nuit, le rock and roll, des enfants sauvages, violents - Burrough qui rentre par effraction en quelque sorte (mais son cut-up était déjà présent). Baiser des mannequins paumées de l'Ohio à Reseda, y mourir comme tout le monde. Les espoirs de gloire écrits en grandes lettres, ceux de l'amour espérés; le voile trouble de la pollution englobant la ville dès le petit matin. Vision distanciée, fantasmée et tellement vraisemblable pourtant de Los Angeles cité aimant se nourrissant des appétits de gloire, de réussite, de reconnaissance de tout à chacun. Au cœur de la ville est tapie son âme, sa voix, celle qui lance des appels, celle qui contrôle tout, celle qui jouit sans entrave et tout le temps, cette voix qui se répand par les ondes attirant, telle une S...

Minnie Riperton - Inside my love (1975/2001)

Ça sent le sexe à plein nez ! Mais avec parfois une pointe de tristesse, voire de regret. Un délice ...

Swans - Frankie M (2016)

Requiem en deux parties. Tout d'abord un premier mouvement lent, incantatoire, sépulcral, traversé par des spectres diaphanes, des fantômes vocaux. Inquiétant et paisible, il convoque les esprits défunts, invoque leur souvenir. Quand ces derniers arrivent ils sont fureur et bruit; impérieux et majestueux, comme pour accentuer la théâtralité de leur entrée en scène. Vient le second mouvement, le chant funèbre à proprement parler. La musique est un peu comme une succession de vagues, revenant à la charge sans cesse, inlassablement sans férir. La voix de Gira narre la fin de Frankie M, junkie envolé, transformé en papillon lors d'un ultime shoot. Cette ultime et fatale défonce se ressent musicalement. C'est une seringue qui se plante dans la peau, aspire un peu de sang, puis y propulse son héroïne. Elle provoque une euphorie puissante, puis une rage encore plus dévastatrice. Enfin dans un ultime soubresaut chaotique - durant lequel les neurones crament, les synapses...

Luomo - Tessio (2000)

Alors que gris, denses, opaques et nombreux ces salopards de nuages ne font rien qu'à encombrer le ciel, il fallait réagir. On ne peut pas laisser tout passer, il y a des limites ! Et bin dans ta face, Tessio de Luomo ! On fait moins les marioles les nuages d'un coup ... Si face à ce déluge de douceur, de chaleur et de sensualité presque estivale vous pouviez mettre les voiles et aller assombrir d'autres contrées ce serait pas mal. En vrai je sais que les nuages n'en ont rien à faire de Tessio, déjà parce qu'un nuage ça n'a pas d'oreille donc c'est plutôt sourd, de plus même si ça pouvait entendre, vu que ça n'a pas de cerveau ce n'est pas dit que ça puisse transcrire les sons et apprécier la musique. C'est con un nuage, ça ne sert pas à grand chose à part à pleuvoir, à cacher le soleil et à faire chier l'héliophile ... Je crois que je vais devoir prendre mon mal en patience et attendre que ces nuages décident d'aller voir si...

Aphex Twin - Jynweythek (2001)

Alors que vient l'heure de dormir, Aphex Twin arrive, subrepticement. Il s'insinue avec une berceuse jouée au piano, tout simplement. Enfin tout simplement, juste avec un piano cet homme est dangereux, il le traficote, ajoute des lames de rasoir aux marteaux, triture les cordes, rajoute une pédale d'effets, désaccorde ou plutôt réaccorde le piano à son goût ... Bref ce qui s'annonçait être une berceuse reste certes fondamentalement une berceuse, mais un peu déglinguée, légèrement faussée, avec ce soupçon indicible d'étrangeté ... Parfait pour une nuit paisible de cauchemars ...

Iggy Pop - Miss Argentina (1999)

Alors que je voulais écouter tout simplement une chanson pop récente sur you tube, naïvement dans le champs de recherche je tapais "pop 2017". Quelle déconvenue ! Ce fut un succession de top pop 2017 avec dedans, comment dire sans être trop cru, un résidu de transit intestinal trop rapide et trop volumineux et cherchant à s'évacuer intempestivement; dois-je faire un dessin ... Je ne prendrai que la première playlist. Pour commencer Luis Fonsi et sa nouvelle torture auditive (je pensais qu'après Despacito il avait été jeté dans une prison mexicaine et que des prisonniers condamnés à de longues peines avaient enfin trouvé une utilité à sa bouche et fait en sorte qu'il ne chante plus), ensuite le rondelet Ed Sheraan accompagné une fois de plus par de la guimauve, ensuite un truc insipide vaguement latino, à ce moment là j'ai vomi une première fois. Par précaution ayant encore l'estomac retourné j'ai zappé quelques chansons qui avaient l'air frela...

Unit Moebius - Pantha rhei (1992/2017)

17 minutes de chute. Abyssale, lentement vertigineuse, redondante et mouvante à la fois. Faut-il qu'elle cesse ? Ou bien faut-il se laisser absorber par ce vortex vorace ... Bunker 001 by Unit Moebius

Pip Williams - Outer limits (2017)

Pip Williams est d'une grande utilité, grâce à lui nous savons maintenant où se situent les limites extérieures, c'est beaucoup plus pratique comme cela. Alors les limites extérieures sont là, bien définies, perceptibles par tous. C'est mieux quand c'est précis ... Outer Limits by Pip Williams

Swans - She lives (1994)

Éloge de la folie vue comme possible une rédemption, une échappatoire au monde réel. A moins que cela ne soit qu'une vaste tromperie diabolique, un vol d'âme déguisé ...

Cio D'Or - Zepto (2015)

Pénétrons dans le monde de l'infiniment petit. Cio D'Or sera notre guide. Alors qu'un monde confiné, restreint s'annonçait plutôt, c'est un univers ample et vaste qui s'offre à nous. Méditatif, en variations ténues, son étendue est à découvrir lentement, car l'absence de vitesse ou la lenteur semble être ici la norme. Cet univers ne se révèle qu'à ceux qui savent prendre le temps de le parcourir, d'en découvrir les secrets cachés, les recoins perdus, les chausse-trappes dissimulées. Il faut s'y abandonner, s'y perdre pour en saisir toute sa grandeur minuscule ... yocta to yotta. SEMANTICA 73B by Cio D'Or

Under Black Helmet - Impulsive behavior (2017)

La face sombre et martiale de la techno, celle qui fait oublier tout espoir de rédemption, celle qui se révèle au bout de la nuit, celle qui fait oublier les corps harassés. Mais cette extase n'est pas sans péril, il faut en payer le prix et laisser une partie de son âme en contrepartie ... I Was Laid-Back a Sinner Of Sorts EP by Under Black Helmet

BB Boogie - Tell him (2000)

Un peu de funk déluré mâtiné de broken beat quoi de mieux en ce jour ? Rien ! C'est luxuriant, dégingandé, explosif, frais, parfait pour éponger les excès de la veille. Un véritable cocktail détoxifiant ...

Flavien Berger & Gaspar Claus & Casper Clausen - The Machine (Contremachine Remix ) (2017)

Un peu de douceur et de chaleur au coin du feu alors que dehors il fait froid et il neige. Entre downtempo doucement house et broken beat qui ne se prend pas au sérieux et une voix évoquant un succédané de The Jungle . Alors on regarde le feu crépiter, les buches se consumer et la braise rougeoyer ... La mixtape du Festival Permanent by La Souterraine

Boy Harsher - Motion (2017)

Encore Boy Harsher ! D'un autre coté c'est de leur faute, ils ont encore sorti le track imparable. Toujours une errance nocturne en duo. Cette voix sensuelle, désabusée, nonchalante, séduisante, joueuse, mutine. Musicalement c'est un assemblage hétéroclite, une base de Chris & Cosey pour le sombre, sensuel et vénéneux, un rythme EBM ralenti pour le brutal et  le rigorisme, enfin surnagent parfois une basse désinvolte semblant sortie d'un morceau d'italo-disco et quelques glapissements/soupirs rauques et masculins. Au final, ça sent le stupre à plein nez et c'est addictif, un hit en puissance dans un monde parallèle ...

Dj Cam - Sang-lien (feat Ben) (1995)

Ambiance nocturne feutrée, poésie enfumée, relent de jazz, femme fatale Le noir domine, s'insinue partout, recouvre tout, étend son emprise. Des créatures nocturnes affamées se réveillent et se mettent en quête de ce qui leur semble indispensable. Chaud, visqueux, carmin, sanguin en un mot. Ce rouge foncé, touche de couleur contrastée dans ce noir omniprésent, les fascine au delà du raisonnable. Fétichisme ou nécessité vitale ?

Z'ev - Untitled (2017)

Surement un des derniers morceaux composé par le percussionniste et artiste expérimental Z'ev très récemment disparu. Une divagation sur fond de pluie. Tiré de la compilation au titre, en quelque sorte, prémonitoire: "Waves of redemption". Les vagues de la rédemption, sorte d'épitaphe pour ce mystique ... [Waves of Redemption] Contemporary sounds in solidarity with Mexico by Z'EV

Boy Harsher - Pain (2014)

Bienvenue dans le monde sombre, sexuel, sensuel de Boy Harsher. La musique est trouble, se complait dans le malaise. Et puis il y a la voix de la chanteuse. Une voix magnétique, chaude et pourtant impersonnelle, habitée, hantée presque. Une voix qui pourrait raconter toutes les horreurs imaginables et que l'on trouverait toujours attractive et captivante. Une voix qui chante l'amour, la rencontre, l'inconnu, la noirceur, la routine, la perte, l'abandon, la douleur. La douleur qui brise la routine et semble faire sentir à la chanteuse qu'elle vit encore ou bien qu'elle est totalement masochiste ...

Gérard Manset, Mark Lanegan - Cover Me With Flowers Of Mauve (Elégie Funèbre) (2014)

L'alliance de deux voix contrastées et complémentaires, celle éraillée, grave et cassée de Mark Lanegan et celle plus claire, vibrante légèrement chevrotante de Gérard Manset pour un chant poétique funèbre mi-blues mi-requiem. Profond, solennel sans jamais sombrer dans le pathos. Magnifique et définitif en deux mots ...

4E - Warm leatherette (1998)

Bienvenue dans le monde feutré, limite claustrophobe de 4E. Un dub décharné, paradoxalement froid, impersonnel, rigide et pourtant en évolution perpétuelle, qui cependant se révèle envoutant dès lors que l'on se laisse emporter dans le labyrinthe de ses circonvolutions. Le temps se distend, les perceptions se troublent, l'auditeur se perd avec délice et se complait dans cette débauche sonore.

Exhausted Modern - Attain ataraxia (2017)

Il est grand temps de lancer la rubrique techno et philo. La question du jour est: comment atteindre l'ataraxie, soit l'absence de trouble ou le calme de l'esprit ? Vaste question à laquelle des générations de philosophes ont tenté de répondre, en vain. Et pourtant la réponse était là, simple à base de boite à rythme, de synthé et de séquenceur. Un peu froide et distanciée mais cependant apaisante ... [EIDE01] Exhausted Modern - Hellenistic Thoughts by brokntoys

I:Cube - Le dub (1999)

Une certaine idée de la décontraction ne manque que du champagne, ah non en fait, tout va bien ...

Dj Spooky That Subliminal Kid - The Terran Invasion Of Alpha Cantauri Year 2794 (1996)

Alors pour faire simple c'est Erik Satie qui s'est perdu dans une jungle illbient touffue pleine de dub et de samples de breakbeat; il tente quelques préludes aux Gymnopédies pour se sortir de ce mauvais pas. Ses contorsions sont relativement vaines mais plaisantes à regarder, puis d'un coup un avion passe par là, par hasard. Erik se croit sauvé, puis il déchante, l'avion s'en va, suivant imperturbablement sa route, insensible à la détresse du musicien. Cela ne fait pas rire notre pianiste minimaliste, qui du coup plutôt que se gausser décide de se gnoser. La gnose sera son salut, car se connaissant mieux, il sauve son âme qui solidaire de son corps le sauve aussi. Tout est bien qui fini bien ...

Frédéric Galliano - Plis infinis No.3 (1997)

Une respiration de l'esprit, le moment salutaire pour mettre le cerveau sur pause; entre méditation zen électronique et free jazz ambiant. Finalement, des plis infinis à peine plus longs qu'une vague hésitation ...

Noir Boy Georges - Messin plutôt que français (2014)

Dans la série des explorations joyeuses des villes de province de l'Est de la France, il y avait eu Saint-Dizier la rieuse et Sedan la joviale. Metz être semble aussi une destination de premier choix question ambiance festive. Les godelureaux de Scorpion Violente en sont originaires tout comme les accueillants Plastobéton , voilà qui pose un peu le cadre et qui provoque l'envie ... Alors que propose Noir Boy Georges ? Du bonheur, bien entendu ! Au programme: une boite à rythme détraquée, un synthé maison qui sonne comme un klaxon mal accordé et un gars qui déverse son optimisme, parfois il y a un solo qui vient égayer le tout. Selon Noir Boy Georges l'avenir à Metz c'est devenir un clochard drogué survivant sous les ponts de la ville et buvant de la 8.6. C'est fout l'optimisme qui se dégage de cette chanson, personnellement ça m'a donné une folle envie d'aller passer mes prochaines vacances à Metz, si en plus il pouvait faire moche et froid ...

Filastine - Juniper (remix of Y la Bamba) (2012)

Une ritournelle semblant surgir du passé qui serait passée à la moulinette d'un filtre moderne, la broyant, la concassant, la relisant. Mais préservant sa substantifique moelle, son esprit originel. L'essence même de l’œuvre de Filastine, cette juxtaposition de quelque chose de simple et d'ancien vu au travers du prisme destructeur/créateur de la modernité débridée. L'émotion préservée dans la frénésie ...