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Icola - Diablerie ep (2017)

Le malin use de mille subterfuges pour détourner les humains du droit chemin. Parmi ceux-ci il y a ces "Diableries" d'Icola (aka I: Cu be ), 4 variations sur un même thème, pour mieux pervertir les âmes. De l'immersif ambient acid pour un enjôlement trippé, de la cérémonie vaudoue tribale pour l'envoûtement percussif,  de l'inquiétude menaçante et martelée pour la paranoïa hypnotique, enfin un track infernal mêlant un peu tous les éléments déjà évoqués. Le résultat un sabbat acide aliéné enfiévré qui mène aux confins de la folie, le l'abandon, de la perte ... Une ultime diablerie pour corrompre les robustes, mais pas de risque, l'Enfer n'existe pas en fait ... ICOLA.DIABLERIES.VER113 [vinyl only] by ICOLA

Public Image Limited - Death disco (1979)

C'est vendredi, c'est permis, c'est chaud, c'est disco ! Chouette ! Enfin il va toutefois mettre quelques bémols. On est très loin des gais lurons d'Ottawan et de leur DISCO insouciante. Place ici à de la "disco" tourmentée, déjà à cause du contexte, Johnny Lydon/Rotten y raconte l'agonie de sa mère mourant du cancer . D'entrée ça plombe lourdement l'ambiance ... Musicalement c'est loin des cotillons/coussins péteurs/chenille qui redémarre pour la tendance disco beauf ou de l’hédonisme torve et moite des clubs new yorkais pour la tendance plus "gaie". Au menu basse menaçante dub qui tourne, guitare acerbe, acide qui vrombit , rythme sec et cassant qui n’enjôle pas, voix nasillarde, braillarde et fielleuse qui crache sa tristesse. Pas de doute ça sent la mort ...

Goldie - Inner city life (1994)

Exploser ses neurones et ses enceintes dans un feu d'artifice sonore tout en nuances ...

Rhythm & Sound w/ Tikiman - Never tell you (1996-1998)

Traverser des contrées brumeuses, des étendues désertiques, s'y perdre avec délice, se laisser emporter par la chaleur de la basse, la répétition rythmique, les entrelacs mélodiques ...

Pépite - Hiéroglyphes (L'Impératrice remix) (2017)

Ce qui pourrait être une histoire parisienne. Elle débuterait, au cœur de l'hiver quand les journées sont courtes, grises et humides, au musée du Louvre dans le département des antiquités Égyptiennes, sur les traces de Champollion, à déchiffrer les hiéroglyphes, puis se poursuivrait dans un bar, puis dans un autre et un autre et encore un autre ... Une errance alcoolisée d'un couple qui se déferait, se déchirerait, ne saurait plus où il en est, mais ne saurait se résoudre à l'inévitable. Que chercheraient-ils, à se retrouver, à oublier le passé, à retrouver dans le regard de l'autre la flamme qui fut, à recoudre ce qui pourrait encore l'être pour faire fi de leurs trahisons réciproques du passé et envisager un peut-être. Mais reste l'usure ...

Meshuggah - I (2004/rééd2014)

Laissons éclater avec véhémence notre, légitime, colère et soyons également un peu nihilistes (mais avec méthode et détermination) ...

Four Tet - Love cry (2009)

Une histoire, insignifiante au début, qui d'un presque rien, doux et grésillant, se mue en cavalcade enfiévrée échevelée, à la pulsation métronomique; d'où une voix féminine, inattendue, susurre l'amour triste et désiré avant que le chaos cesse finalement et que ne revienne le calme précaire initial.

Maya - Lait de coco (Dub) (1987)

Moi aussi, un jour, je serai un playboy avec une veste bleue à franges en patchwork. Le truc imparable pour attirer les filles ! En plus pour parfaire mon charme, il y aura une musique langoureuse, disco lounge, détendue, invitant au farniente et dénudement qui accompagnera tous mes déplacements. Ainsi qu'une odeur de lait de coco. La classe absolue quoi !

Visonia - Journey to humility (2014)

C'est l'histoire d'un oiseau qui s'est perdu. Il vole au dessus d'une vaste étendue de glace qu'irradie un pale soleil. Son vol fluide dans cet air glacial est majestueux, il plane sans but, semblant ne plus être soumis à la pesanteur, décrivant des arabesques aussi belles qu'irréelles. Puis d'un coup il a choisi, une dernière volte le met dans l'axe du soleil, qu'il semble vouloir rejoindre. Peu à peu il rapetisse et finalement il n'est plus qu'un point qui disparait à l'horizon, comme brulé d'un coup par le soleil. Un mirage aussi beau que fugace, un souvenir vague.

Skylab - The trip (Roni Size remix) (1996)

Le morceau original est quand même assez proche de la purge indigeste. Long, insipide et pourtant de mauvais goût, comme une sorte de digression inepte. Heureusement que Roni Size arrive et chamboule cela. De l'original il ne garde pas grand chose, un vague son d'introduction et quelques vocaux. Il réussit à créer une tension, une dynamique à partir du brouet sans saveur original, il insuffle du sexe potentiel, du mystère, de l'imprévu à base de breakbeat et de basse vrombissante. Rien que pour cela le morceau mérite une écoute.

Solid Space - Destination moon (Red Axes edit) (2017)

Aller sur la Lune, repousser les limites du connu, un des rêves de l'homme qui provoque excitation, empressement, frénésie. Enfin généralement, parce qu'avec Solid Space, rejoindre le satellite de la Terre semble aussi exaltant que manger du céleri rémoulade fade, un jour de pluie, avec comme convives un inspecteur du fisc et un proctologue. Ça respire l'enthousiasme, la joie de vivre et l’allégresse, c'est presque aussi  palpitant que rester coincé dans un ascenseur en panne avec un collègue pétomane qui a mangé un cassoulet ! Et pourtant de cette torpeur monotone nait un certain confort, peut-être dû à cette voix distanciée ou à cette musique minimale et fluette, un sentiment de bien être. Nyx Tapes by Red Axes

Detboi - Blood drops (2018)

Tout est propre, immaculé, rutilant, aseptisé et clinique. La paillasse est nettoyée, le carrelage mural blanc luit presque tant il a été briqué. Une odeur de frais envahissant l'atmosphère. L'homme derrière un masque de chirurgien et ses lunettes de protection termine de rincer ses outils, il enlève les dernières scories qui s'y nichent, passe un dernier coup de jet pour évacuer les rares traces de son activité tout juste finie. Heureux et décontracté, il sourit sous son masque, il s'apprête à s'en aller avec le sentiment et la satisfaction du travail bien fait. Un détail retient cependant son attention alors qu'il lève les yeux vers le plafond. Minuscules mais nombreuses, constellant le plafond d'une myriade de petites tâches, des gouttelettes de sang. La colère alors envahit l'homme qui fulmine. Ces gens-là n'ont aucun respect, aucun amour du bel ouvrage, de l'artisanat rumine-t-il; on les torture, on les découpe, on les éviscère, on ...

Mutha's Day Out - Locked (Tear me down) (1993)

Bon, c'est l'histoire de jeunes gens qui sont désœuvrés au fin fond de la campagne tourangelle, ils s'ennuient profondément et pour passer les temps boivent des bières bon marché et tiédasses et portent des bretelles jaunes. Histoire de passer le temps ils volent des pots de moutarde dans la supérette du coin, lancent des huitres en plastique sur des pigeons empaillés et se mettent des bigoudis et de la laque dans les cheveux. Un jour les plus futé du lot trouve un billet d'avion pour Nœux-les-Mines dans une pochette surprise, aussitôt la bande s'y rend espérant s'y amuser en faisant du hula hoop. En vain, un arrêté préfectoral local l'interdit. Les p'tits jeunes ont du coup la haine et pour se venger décident d'une part de s'épiler les sourcils pour faire peur aux vieilles dames et d'autre part de faire des bruits étranges avec leur bouche en mimant la grenouille. Ils enregistrent aussi un disque de musique de jeune avec de la guitare...

EYE - Le croquis de la femme (2016)

EYE c'est un peu la rencontre invraisemblable de la noirceur froide de Trisomie 21 et des rêveries éthérées de Mammane Sani , le point commun étant l'économie de moyens mis en œuvre, qui confine au minimalisme. Malgré l'utilisation d'un synthé rudimentaire il se dégage une grande expressivité de sa musique, un peu comme un court métrage, en noir et blanc, tourmenté et passionné dont la fin serait létale et poétique. Hypnotiquement addictif ... Le Croquis De La Femme by EYE

Helmet - Sinatra (1990)

Voici le temps des hésitations. Un homme qui voue un amour immodéré à une femme, qui est dévoré par cette passion même. Son problème étant que cette femme, ne le voit pas, en fait elle ignore jusqu'à son existence. Ce type est une sorte de psychopathe obsessionnel. Heureusement, pris d'un sursaut de lucidité il se rend compte que des alternatives à ce harcèlement, pour l'instant inoffensif, existent et sont peu onéreuses comme l'achat de magazine dont on subodore le genre. Malheureusement la certitude du gars n'est pas inébranlable et il hésite, se demandant ce qui est mieux pour lui. C'est quand même fou ce manque de discernement ...

Violent Quand On Aime - Les jardins du mépris (2017)

"Je me prélasse alors, dans les jardins du mépris. Tranquillement je me balade détestant chaque seconde." C'est l'histoire d'un mec qui n'aime rien ni personne, ni même sa vie, que tout débecte et qui se complait et se vautre dans cette situation. Ses uniques jouissances: honnir et se promener, de concert. Pas loin du dédain suprême ... s/t by VIOLENT QUAND ON AIME

Carl Craig - Sandstorms (VCO update) (2017)

La bataille fait rage, en plein désert. La belle mécanique moderne, rutilante, chromée et meurtrière fait des ravages, tuant, annihilant tout ce qui s'oppose à elle. Puis au milieu de ce tumulte se lève, d'abord au loin, puis se rapprochant, une furieuse tempête de sable. Sa violence est incommensurable, ses vents rageurs font s'insinuer partout des grains de sable, rien n'est épargné. Les fleurons de la technologie avancée de mort se grippent, se cassent sous l'effet insidieux du sable, les fiers combattants ne peuvent plus respirer sans remplir leurs poumons de sables, leurs yeux pleurent en vain et rougeoient, leurs corps les démangent, les piquent. Tous sont vaincus, anéantis; le combat cesse faute de protagonistes. Le sable à gagné ... Sandstorms by Carl Craig

Koudlam - Chinese gig (2014)

Chinese gig de Koudlam c'est Kim Jong-un gavé aux acides et shooté à l'hélium qui débarque dans ton salon, habillé d'un étincelant habit de papier aluminium et juché sur des sandales à talon compensé. Il est accompagné par un orchestre symphonique synthétique de pacotille, des percussionnistes rigides, pesants, un orgue essoufflé de fête foraine; lui-même joue mal du clavier basse. Il commence à improviser un karaoké géant d'une voix grandiloquente, mélancolique et pathétique. Bizarrement il déclame, dans un anglais atroce, La Tempête de Shakespeare. Des danseurs de flamenco s'occupent du divertissement visuel. C'est à la fois apocalyptique, grotesque et grandiose, un moment unique ... À la fin, extatique débout sur ton fauteuil, ruisselant de sueur et de bonheur, tu applaudis, hurles, tapes du pied et demande un rappel, en vain.  Intraitable et majestueux Kim Jong-un s'en va, auréolé d'une gloire très locale, te laissant pantois et esseulé dan...

Milo - Note to Mrs (2017)

"I remember my dreams" , ne pas oublier ses rêves lointains, enfantins peut-être. Puis en profiter pour écrire une lettre d'amour à celle qu'on aime. Concis et onirique ... who told you to think??!!?!?!?! by milo

The Micronaut - Oldnew (2018)

Dans la vraie vie The Micronaut s'occupe du rayon croquettes pour chats de l'Intermarché de Château Thierry. Sa vie est assez monotone, il se lève à 6h10, pisse un coup (parfois mal réveillé il vise mal), boit ensuite un bol de café, il écoute après Rire et Chansons en se lavant les dents. Il a une belle collection de slips multicolores et s'habille avec un goût douteux. Récemment il s'est acheté, à crédit, une voiture, une 308 grise, comme sa vie. Il arrive au boulot vers 7h30. Il réapprovisionne alors son rayon jusqu'à 9h. Parfois la partie la plus ingrate de son boulot consiste  à goûter les nouveautés qu'il vendra dans son rayon; son pire souvenir est la pâtée cassoulet/choucroute royale aromatisée au pastis, il a tout vomi sur son chef. Le soir quand il rentre chez lui il allume la télé mais ne la regarde pas, quand il a faim il ouvre une boite au hasard, en déverse le contenu dans une assiette qu'il met ensuite à réchauffer au micro-onde. Parf...

Nurse With Wound - Either open or unsound (1997/2018)

Éloge de la lenteur et du mystère. Un violon divague entouré de nappes sonores sourdes et de troubles et vibrantes percussions. Un envoutement ... Acts Of Senseless Beauty / Santoor Lena Bicycle by Nurse With Wound

Current 93 - Imperium I (1987)

David Tibet de sa voix possédée, envoutante et vénéneuse conte des légendes anciennes, emplies de sagesse. Celles de l'Imperium, l'Empire, celui à la gloire perdue, à la vaillance vacillante et vaincue, celui dorénavant dévasté et anéanti. Derrière lui des plaintes lentes, lugubres et graves viennent accentuer cette déchéance, une musique fluette tour à tour légère puis profonde fait un contrepoint. L'heure du bilan ... Imperium by Current 93

Musumeci - Harry Batasuna (An-i edit) (2015)

Minimal, crado, déglingué. Voici le portrait rapide d'Harry Batasuna. Qui est-il réellement ? Un indépendantiste Basque qui s'ignore, peut-être, à moins qu'il n'agisse sous pseudonyme ... MNQ 066 Musumeci - Harry Batasuna/Untitled 12'' EP (An-i Edit) by Mannequin Records

Sarin - God disease (2017)

"For me God is a disease." Simple et évident ... B.F.E.42 - SARIN "Psychic Stress" LP by Btx3R/F01101/Exe.

Microlith - Hello 307 (2015)

Sombrer, avec facilité et sans remord, dans une douce torpeur mélancolique. Un état hypnagogique où se complaire sans trop se préoccuper de ce qui se passe autours, une parenthèse égoïste de replis sur soi, de flânerie libre et sans but dans son subconscient/inconscient, juste pour le plaisir de s'y perdre et de profiter des délices qu'il recèle. L'espace d'une, longue, respiration abstractive et salutaire ...

Leila - Underwaters (one for Keni) (1998)

Alors qu'au dehors une neige fine mais drue tombe, que l'horizon des montagnes s'estompe et devient un ni près ni loin vague d'où seuls quelques points sombre surnagent, on apprécie ce spectacle assis dans un fauteuil, derrière une vitre, au coin d'un feu, un thé chaud fumant sur une table basse. Il faudra bien sortir à un moment, mais rien ne presse pour l'instant. Et puis il y a cette musique à peine mélancolique, un peu froide, la musique de la neige qui tombe lentement ...

Sylphides - Last forever (2018)

Comment la répétition au lieu d'être ennuyeuse devient fascinante. C'est peut-être grâce aux voix susurrées, presque soufflées, à moins que ce ne soit la mélodie anémique, presque absente, ou encore la rythmique, presque entrainante ... Cinema by Sylphides

The Cramps - She said (1981)

Une certaine idée du rudimentaire, de l'approximatif et du basique. Une mélodie brute de décoffrage, un chanteur qui pourrait être un redneck échappé d'un asile, ou au moins un gars qui chante avec des pierre dans la bouche tel un Démosthène moderne du rock ... Que faut-il en attendre ? Pas grand chose si ce n'est un plaisir fruste, immédiat et jouissif. C'est déjà pas mal ...

Télépopmusik - Love can damage your health (2001)

Une vague réminiscence de "Summer time" (mais ce n'est peut-être qu'une vision de mon oreille), une voix légèrement éraillée et attachante. Une impression de douceur, d'été qui fini, de cocon en coton, chaleureux. Puis tout se calme, s'apaise. Et là démarre une sorte de bonus, une version dépouillée, jazzy et raccourcie de "Breathe"; enfin un pneumologue intime en anglais l'ordre de respirer, puis d'arrêter de respirer, puis de recommencer, puis d'arrêter à nouveau. Pas trop longtemps on espère ...

Anna Von Hausswolff - The mysterious vanishing of Electra (2018)

Répétitif, roboratif et plombé musicalement, expédié dans une autre dimension par les vocaux possédés et hantés d'Anna Von Hausswolff. Une sorte de transe dont elle serait la prêtresse, l'exécutrice, d'un culte à mystère réhabilité qui révèrerait les divinités chthoniennes primales et oubliées.

Kraftwerk - Les mannequins (1974/2004)

On leur passe devant en les ignorant encore plus que des SDF. On ne les méprise même pas. Ils nous indiffèrent, pourtant ils nous ressemblent, en un peu idéalisés, ne vieillissant pas, toujours sveltes, musclés, bien gaulés, à la fois très humains et totalement déshumanisés. Généralement ils sont vêtus de ce qui est sensé nous faire envie. Les mannequins, immobiles dans les vitrines des magasins. Enfin c'est ce que nous croyons. Car une fois la nuit tombée et les magasins fermés ils s'animent, se mettent à bouger, subrepticement, lentement, se révoltent, veulent leur indépendance. Puis en bons soldats de la société de consommation dont ils portent hauts et beau les atours, ils vont faire la fête en club pour oublier leur condition et s'enivrer de danse; Et si nous étions en fait eux ?

TG Gondard - Ecstasy (2018)

C'est l'histoire d'un couple à la vie particulière. Drogués ils se défoncent à l'ecstasy, avec les risques inhérents à cette drogue: rester québlo. C'est ce qui leur arrive. Bonne patte le lascar prend soin de sa compagne, l'accompagne chez le psy, lui refile son ecsta, la borde dans son lit; puis pris de flemme ou de lucidité envers la société qui l'entoure il décide lui aussi de rester québlo. Depuis ils coulent une existence paisible, hors du temps et des turpitudes dans leur lit ... Du hip-hop perché et un poil dépressif ! Le Syndicat des Scorpions by TG Gondard

Nou - Coco butta (2005)

Ça ne vole pas très haut, c'est basique mais terriblement efficace. Et puis on s'en fout c'est dimanche, donc c'est permis !

dEUS - Fell oof the floor, man (1996)

Un grand huit auditif, où l'on trouve une sorte de funk vaguement rappé à des explosions de riffs de guitare en passant pas des relents de sonorités électroniques cheap. Jubilatoire et entêtant ...

Massive Attack - Safe from harm (1991)

C'est l'histoire d'un jeudi qui fourbement s'est déguisé en vendredi. Et ce n'est pas sympa ! Bon pour se faire pardonner il a revêtu ses plus beaux atours chatoyants. Du coup on lui pardonne ...

Wallias Band - Muziqawi silt (1977/2002)

Un peu de groove Éthiopien languide, lancinant, envoutant, enfiévré, contenu, impatient, doux-amer, débridé. Une terre de contraste ... PS: ne pas oublier la présence d' Hailu Mergia

Lloyd Miller / The Press Key Quartet - Gözel Güzler (version II) (1968/2009)

Suivre la mélodie ensorcelante et chaloupée, se perdre dans ses arabesques orientales, puis se rendre compte que subtilement un motif jazz s'y intègre. Diaphane ... A Lifetime In Oriental Jazz by Press Keys Quartet

Pascal Comelade - Besame mucho (1994)

L'art du dépouillement avec un piano jouet ...

Holy Motors - Honeymooning (2018)

S'il y avait une musique dédiée à regarder la neige fondre au soleil, Honeymooning des Holy Motors serait assez idéale. Lent comme des gouttes qui ruissellent, alliant un chaud/froid contrasté, suintant un relent de Wicked game pour la musique et un soupçon de Sweet Jane version Cowboys Junkies pour la voix. Une ode à l'indispensable contemplation inutile du futile ... Slow Sundown by Holy Motors

Latyrx - Balcony beach (1997)

C'est un gars qui fait le point sur sa vie après ce qui semble être une rupture. Maussade, il se dirige vers un front de mer, s'accoude à une rambarde, se met à contempler les vagues, puis à gamberger, comme hypnotisé par leur ressac incessant. Il se prend la tête, s'introspecte, fait un bilan de sa vie, constate,  ... cela, toujours, sur fond de vagues (à l'âme ?). L'espoir persiste tenu, il entend une voix qui lui susurre que tout n'est pas perdu, que cela peut recommencer, qu'il faut de la patience, du temps, qu' "on a vu souvent rejaillir le feu de l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux" ....

Dopplereffekt - Pornoactress (1999)

C'est l'histoire d'un voyeur presque pudique, derrière son écran, qui "rencontre" une exhibitionniste rêvant de célébrité acquise à la force du poignet et chèrement payée ... 

Red Snapper - Crusoe takes a trip (1996)

Robinson Crusoé avait beau se la couler douce sur son île à siroter des piña colada en se faisant bronzer sur son hamac, à faire des choses sexuelles avec Vendredi et à trucider des poissons à coup de harpons, il se faisait quand même bien chier comme un rat mort. Alors un jour il en a eu marre. Il s'est gobé un peu d'ecsta maison à base d'huile essentielle de sassafras (heureusement qu'il avait son manuel du petit chimiste), il a mis de l'essence de coco dans son hydravion en bambou et il a pris le large, pour un long trip ...

The Limiñanas - Dimanche (feat Bertrand Belin) (Laurent Garnier remix) (2018)

C'est l'histoire d'un gars qui a une amie. Jusque là rien d'extraordinaire. Sauf que cette amie a deux noms, ce qui n'aide pas à l'appeler; en plus elle est un peu girouette parfois, inconstante même. Le pire c'est qu'elle a la fâcheuse tendance à oublier de venir prendre le train ... Un peu surréaliste mais totalement hypnotique, magnifié par le remix entêtant de Laurent Garnier. Une histoire de Dimanche presque Godotesque qu'il faut ,bien entendu, évoquer un Samedi ...

Ignatus - Un travail (2017)

Tout le monde en veut, ceux qui en ont veulent le garder, ceux qui n'en n'ont pas en veulent voire aimeraient prendre celui de ceux qui en ont ... Ce serait le Graal, l'accomplissement suprême. Ce bien devenant rare, précieux c'est le travail. Et si en fait ce n'était qu'une vaste fumisterie, une escroquerie sans nom. Non c'est vrai travailler c'est certes un salaire, éventuellement une reconnaissance sociale, mais c'est quand même une sorte de prison volontaire, une geôle plus ou moins choisie et essentiellement subie. Travailler c'est se priver de la liberté de flâner, de rêver, de penser, de ne rien faire hormis subvenir à ses besoins primaires et animal. Le travail c'est une sorte d'aliénation C'est un peu ce qu'Ignatus raconte, reprenant un peu les idées de Marx, hélas tombées en désuétude ...

Smoke City - Underwater love (1997)

Et puis d'un coup ce fut bien ! Aérien et aquatique en même temps ... Sans compter cette odeur de forêt sauvage, enivrante. La rencontre entre une guitare répétitive, un rythme quasi hip-hop submergé par un déluge de percussions, ce clavier discret mais hypnotique et puis cette voix tour à tour frêle, enjôleuse, suave, puissante, affirmée mais toujours majestueuse. Un voyage au pays fantasmagorique des sirènes d'un autre Brésil ...

Nirvana - The man who sold the world (MTV unplugged) (1994)

Bon, si on excepte le gilet en poils de culs de Kurt et le tee-shirt a col roulé de Dave, on est proche de la perfection, non ?

Motörhead - Ace of spades (1980)

1974, Couilly Pont Aux Dames, Elsa Chubirier, 12 ans, entend le groupe Abba à la radio. C'est une révélation dans sa vie, elle entrevoit son futur, sa destinée. Dès lors elle n'a plus qu'un seul but écrire le titre Ace Of Spades du groupe Motörhead. Très vite elle se rend compte que la tâche va être ardue, car premièrement elle n'est pas Lemmy, deuxièmement elle n'y connait rien à la musique, elle ne sait même pas à quoi une basse ressemble et en plus il ne lui reste plus que 6 ans pour y arriver. Bref c'est mal barré ! Mais Elsa n'est pas du genre à baisser les bras, elle décide tout d'abord de se laisser pousser la barbe et la moustache, elle va ensuite consulter un dermatologue pour se faire rajouter une verrue géante sur la joue, tout cela en moins d'un an. Ensuite elle apprend la musique durant 2 ans et devient une compositrice aguerrie et jalousée de tous dans son petit village. Reste le problème principal devenir Lemmy, c'est là que...

Lieu Noir - P​.​R​.​O​.​F​.​I​.​T ฿ (2018)

Finalement ça a mal tourné, on s'est fait ratatiner, dézinguer, exterminer comme des grosses merdes par les Predators. Un désastre d'un point de vue humain. Mais on s'est vengé, on les a pervertis ... Regardez-les, ils sont pathétiques, défoncés au Purple drank et au Xanax, bedonnants à force de bouffer trop gras, trop sucré et trop salé, n'arrivant même plus à bander tellement leurs artères pleines de plaques d'athérome. Désœuvrés ils passent leurs soirée à glander dans des clubs de strip-tease glauques à mater des Predatrices à moitié obèses tenter d'aussi lascives que grotesques poses aguicheuses. Ils terminent leurs soirées déchirés, la gueule pleine de vomi, vautrés dans un tas de détritus. De ce club s'échappe une musique indolente, répétitive, un peu triste, un peu vaine, ils s'y complaisent. En pleine déliquescence et pathétiques ces bestioles belliqueuses ... CRAVE / LIEU NOIR by MIND Records

Jérôme Minière - Défilés clandestins (1998)

L'heure n'est plus au grandes manifestations publiques, plus personne n'y vient ! Non il faut faire ça de manière plus subreptice, plus insidieuse, saboter de l'intérieur, l'air de rien. Il faut montrer son désaccord, son refus plus radicalement et plus discrètement sans rien laisser paraitre. À titre personnel, je manifeste seul, sans banderole, ni slogan, je marche dans la rue, l'air renfrogné et déterminé. Bien entendu je ne demande aucune permission, je m'arroge le droit de protester, partout, tout le temps, contre tout. C'est ça un défilé clandestin ! La grande question est de savoir si c'est efficace ? Peut-être si ça se trouve nous sommes des millions chaque jour à montrer en toute discrétion, dans l'anonymat le plus total, notre opposition, ça finira par porter ses fruits ...

U Mulateru - Erik danse dans le brouillard (mixtape) (2018)

Erik aime danser, Erik aime le brouillard, Erik aime danser dans le brouillard. Voici sa bande son ...