Accéder au contenu principal

Jacqueline Taïeb - Le cœur au bout des doigts (1967/2008)

Le publicitaire a ce pouvoir surnaturel de pourrir tout ce qu'il approche ou touche cela afin de vendre du temps de cerveau disponible (encore faut-il qu'il y en ait du cerveau, parfois je pense que les annonceurs se font bien enfler ...).
Hormis tenter de vendre des trucs dont on n'a pas besoin et créer des envies que l'on n'a pas cette bande de parasites vilipende de la belle musique, lui imprimant le sceau de l’infamie "entendu à la télé dans une réclame de décérébration massive".
Jacqueline Taïeb a subi ce mauvais traitement avec son titre 7 heures du mat' dans une pub pour les fosses septiques à moins que ce ne soit pour les laxatifs ou bien pour les trucs qui font que tu choppes un cancer mais que tu ne pues pas de sous les bras, je ne sais pas trop.
J'espère que cela aura au moins amélioré son minimum vieillesse.
Son titre Le cœur au bout des doigts  n'est pas encore contaminé, au programme de la pop française classieuse et sautillante avec ce qu'il faut de morgue et de peps pour emmener l'auditeur dans son sillage avec une faribole amoureuse, teintée de niaiserie et de fulgurances.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Shackleton & Ernesto Tomasini - Rinse out all the contaminants (2016)

Psalmodie moderne pour liturgie contemporaine. Shackleton et ses ambiances solennelles post-apocalyptiques, lentes et profondes s'allie au fantasque chanteur italien, plutôt grave ici, Ernesto Tomasini. Il en ressort ce "Devotional songs" , rituel initiatique sonore aux teintes multiples, toujours envoutantes et immersives. Avec en guise d'introitus à cette messe pour le temps présent dégénéré "Rinse out all the contaminants" ...

No Suicide Act - No Suicide Act (2023)

Bru(i)t X Noir Une arrivée, un retour aussi inattendu que bruitiste et engagé. L'association de FranXoa la voix des Bérus et de Madsaxx le saxo, d'entre-autres, Ukandanz pour un Ep constitué de 2 nouveaux titres et de 3 reprises des Bérurier Noir. La voix de FranXoa n'a pas changé, toujours aussi écorchée, enragée posée et forte. Le sax de Madsaxx est lui maltraité, trituré, déformé pour devenir un soufflement électronique saturé menaçant. Forcement une boite à rythmes vient assurer les beats. Au programme 4 reprises des Bérus, ou plutôt 4 relectures avec actualisation des paroles afin de rester dans l'air du temps et un nouveau track.  Un Nada 2024 inaugural qui ne lâche rien aux préoccupations de l'instant les milichiens sont toujours là mais le contrôle est facial et social, la NSA n'est pas loin ...  Suit le peu connu En Pensant , plus posé musicalement mais très tourmenté dans ses thématiques.  Arrive l'inédit Death Life Blues sorte d'hommag...

Bufi - Brujerías (2019)

Hier ça m'a pris d'un coup, une envie subite d'un trip mexicain, vite fait bien fait j'achète des avocats et les condiments et herbes nécessaires à la confection d'un putain de guacamole. Mais également suffisamment de Corona, de tequila, de mescal et de peyotl, pour tenter de concurrencer Hunter S Thompson dans Fear & Loathing in Las Vegas ... Ça avait plutôt bien commencé, je me sentais détendu, planant dans un cocon de coton au milieu d'un orage psychédélique aux éclairs multicolores. Au loin, pas tant que ça en réalité, mais il y a eu une distorsion de mes perceptions une musique un peu étrange, une sorte de disco mexicaine bâtarde, chargée de percussions volatiles au rythme envoutant et d'une improbable mélodie presque incantatoire. Je n'y ai pas tout de suite prêté attention, mais il y était question de sorcellerie, de sorcières et vraisemblablement  d'un dérivé mexicain du sabbat, à moins qu'il ne fût question d'un rite chamani...