Le titre initial de Gonjasufi est déjà bien barré, possédé, enfumé (produit par un Flying Lotus au mieux de sa forme), Mark Pritchard garde à peu près tout cela mais y rajoute une bonne couche de solennité qui emmène le titre pas loin d'une musique de péplum décadent dans lequel des rastas allumés combattraient à mains nues des huitres parées de cuirasses rutilantes et armées de glaives courts, dans lequel des romaines vêtues de toges en papier de verre oindraient d'huile de petit pois des boules de billard, dans lequel Clint Eastwood, Blondin quoi, ferait une brève apparition sur la fin déguisé en nain de jardin.
Psalmodie moderne pour liturgie contemporaine. Shackleton et ses ambiances solennelles post-apocalyptiques, lentes et profondes s'allie au fantasque chanteur italien, plutôt grave ici, Ernesto Tomasini. Il en ressort ce "Devotional songs" , rituel initiatique sonore aux teintes multiples, toujours envoutantes et immersives. Avec en guise d'introitus à cette messe pour le temps présent dégénéré "Rinse out all the contaminants" ...

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