Accéder au contenu principal

Rhyton - Topkapi (2014)

Des fous furieux, un brin allumés, ont mélangé des envolées de guitare psychédélique turque des années 70, honteusement chapardée à Erkin Koray, avec de la mandoline grecque d'inspiration moyenâgeuse et sous acides, ils y ont collé un  batteur janséniste allemand et un bassiste cramé aux stéroïdes et pendant près de 8 minutes ils se sont cru à Istanbul défoncés au patchouli et au raki en train de danser furieusement dans le palais de Topkapi poursuivant des derviches !


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Shackleton & Ernesto Tomasini - Rinse out all the contaminants (2016)

Psalmodie moderne pour liturgie contemporaine. Shackleton et ses ambiances solennelles post-apocalyptiques, lentes et profondes s'allie au fantasque chanteur italien, plutôt grave ici, Ernesto Tomasini. Il en ressort ce "Devotional songs" , rituel initiatique sonore aux teintes multiples, toujours envoutantes et immersives. Avec en guise d'introitus à cette messe pour le temps présent dégénéré "Rinse out all the contaminants" ...

No Suicide Act - No Suicide Act (2023)

Bru(i)t X Noir Une arrivée, un retour aussi inattendu que bruitiste et engagé. L'association de FranXoa la voix des Bérus et de Madsaxx le saxo, d'entre-autres, Ukandanz pour un Ep constitué de 2 nouveaux titres et de 3 reprises des Bérurier Noir. La voix de FranXoa n'a pas changé, toujours aussi écorchée, enragée posée et forte. Le sax de Madsaxx est lui maltraité, trituré, déformé pour devenir un soufflement électronique saturé menaçant. Forcement une boite à rythmes vient assurer les beats. Au programme 4 reprises des Bérus, ou plutôt 4 relectures avec actualisation des paroles afin de rester dans l'air du temps et un nouveau track.  Un Nada 2024 inaugural qui ne lâche rien aux préoccupations de l'instant les milichiens sont toujours là mais le contrôle est facial et social, la NSA n'est pas loin ...  Suit le peu connu En Pensant , plus posé musicalement mais très tourmenté dans ses thématiques.  Arrive l'inédit Death Life Blues sorte d'hommag...

Bufi - Brujerías (2019)

Hier ça m'a pris d'un coup, une envie subite d'un trip mexicain, vite fait bien fait j'achète des avocats et les condiments et herbes nécessaires à la confection d'un putain de guacamole. Mais également suffisamment de Corona, de tequila, de mescal et de peyotl, pour tenter de concurrencer Hunter S Thompson dans Fear & Loathing in Las Vegas ... Ça avait plutôt bien commencé, je me sentais détendu, planant dans un cocon de coton au milieu d'un orage psychédélique aux éclairs multicolores. Au loin, pas tant que ça en réalité, mais il y a eu une distorsion de mes perceptions une musique un peu étrange, une sorte de disco mexicaine bâtarde, chargée de percussions volatiles au rythme envoutant et d'une improbable mélodie presque incantatoire. Je n'y ai pas tout de suite prêté attention, mais il y était question de sorcellerie, de sorcières et vraisemblablement  d'un dérivé mexicain du sabbat, à moins qu'il ne fût question d'un rite chamani...