Accéder au contenu principal

Mono - Penguin Freud (1997)

Peut-on être anglais et réussir à faire de la bossa nova ?
Si l'on considère que Mono a su capturer l'essence de ce genre tout en y apportant son originalité alors oui, si l'on est puriste (et un peu obtus ou à cheval sur l'orthodoxie) non.
Mono reprend des codes de la bossa nova, la langueur et la tristesse de leur modèle brésilien mais en y ajoutant la brume et le spleen anglais.
Au final avec Penguin Freud c'est une rythmique hip-hop ralentie quelques scratchs, de subtiles percussions fleurant bon le Carlos Antonio Jobim, tout comme le piano d'ailleurs (mais pas tout le temps) des cordes, quelques espagnolades piquées à Gil Evans, un sample d'ambienteur et enfin cet aveu final qui fait le sel de ce morceau: "vivo pensando pensando por dias sem fim"


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Shackleton & Ernesto Tomasini - Rinse out all the contaminants (2016)

Psalmodie moderne pour liturgie contemporaine. Shackleton et ses ambiances solennelles post-apocalyptiques, lentes et profondes s'allie au fantasque chanteur italien, plutôt grave ici, Ernesto Tomasini. Il en ressort ce "Devotional songs" , rituel initiatique sonore aux teintes multiples, toujours envoutantes et immersives. Avec en guise d'introitus à cette messe pour le temps présent dégénéré "Rinse out all the contaminants" ...

No Suicide Act - No Suicide Act (2023)

Bru(i)t X Noir Une arrivée, un retour aussi inattendu que bruitiste et engagé. L'association de FranXoa la voix des Bérus et de Madsaxx le saxo, d'entre-autres, Ukandanz pour un Ep constitué de 2 nouveaux titres et de 3 reprises des Bérurier Noir. La voix de FranXoa n'a pas changé, toujours aussi écorchée, enragée posée et forte. Le sax de Madsaxx est lui maltraité, trituré, déformé pour devenir un soufflement électronique saturé menaçant. Forcement une boite à rythmes vient assurer les beats. Au programme 4 reprises des Bérus, ou plutôt 4 relectures avec actualisation des paroles afin de rester dans l'air du temps et un nouveau track.  Un Nada 2024 inaugural qui ne lâche rien aux préoccupations de l'instant les milichiens sont toujours là mais le contrôle est facial et social, la NSA n'est pas loin ...  Suit le peu connu En Pensant , plus posé musicalement mais très tourmenté dans ses thématiques.  Arrive l'inédit Death Life Blues sorte d'hommag...

Funky Sobrietas - Maria (2020)

 Pour faire simple ce track est encore plus bancal que la politique de Castex, c'est dire le niveau de l'exploit ! Rien ne va, tout est de travers, un peu pas à sa place, la mélodie réduite à un accord ressassé un nombre incommensurable de fois devenant hypnotique, la rythmique basique qui semble taper à coté avec tellement de persistance que ça doit être fait exprès, le gémissement sensuel (ringard depuis le French Kiss de Lil Louis) qui tente d'érotiser le morceau mais qui ressemble plus à un évier qui se débouche. Il manque cependant le meilleur, le duo de chanteur; vraisemblablement les 2 lascars ont eu l'idée de produire ce track après une journée passée à picoler, il y en a un qui tente de prendre une voix grave, martiale et menaçante - mais n'est pas The Horrorist qui veut - qui provoque plutôt des fous rire. Son comparse n'est pas mieux logé, entendre sa voix revient à se masser une hémorroïde avec un mélange de sel et de citron: c'est inutile et dou...